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Circulations linguistiques dans les noms propres. Onomastique occitane
Tamine Michel ; Lejeune Sylvie
L'HARMATTAN
45,50 €
Épuisé
EAN :9782343201467
Cet ouvrage examine les fondements scientifiques des catégories qui permettent de classer les noms propres. Des questions se posent, en particulier, lorsque des noms communs deviennent noms propres, lorsque des noms de métiers deviennent noms de personnes, lorsque des noms de personnes se fixent dans les noms de lieux, lorsque des noms de saints deviennent noms de villages, lorsque des noms de montagnes (oronymcs) deviennent noms de rivières (hydronymes), etc. Autrement dit, les noms propres sont animés de mouvements permanents, d'évolutions constantes, d'agitations qui constituent autant de "circulations linguistiques" et qui tiennent tout simplement au fait qu'ils sont vivants... L'observation de ces phénomènes est enrichie par une approche comparatiste, conduite dans différentes variétés de l'occitan, qui permet de mettre en lumière de nombreuses facettes de ses richesses dénominatives, depuis la reconstitution de paysages catalans à la lueur de toponymes médiévaux, jusqu'à la compréhension du territoire d'une commune gasconne grâce l'analyse de ses noms de lieux-dits, sans oublier la dimension narrative, poétique ou socioculturelle qu'assignent aux noms propres qu'ils évoquent quelques grands représentants de la littérature occitane. Cet ouvrage est le fruit d'un colloque international organisé à Toulouse par la Société française d'onomastique et soutenu par deux institutions orientées vers l'étude et la valorisation des faits de langue.
Sous la plume de Renada Portet, les noms des villages, hameaux et lieux-dits prennent vie et chair. L'auteure est remontée à la plus haute mémoire _ basque _ pour déstuquer, gratter, raviver, l'entrecroisement vibrant des langues enfouies : le basque, donc, puis le roman, avec des apports wisigothiques et francs, marqueurs de l'organisation féodale, parfois des diphtongues occitanes, souvenirs de la langue autrefois commune. Un petit livre essentiel pour qui veut traverser les apparences ; pour qui veut retrouver, vivante, la mémoire de cette terre, encore battant sous l'apparente opacité des siècles ; et pour lire au fil des noms une histoire bien différente de celle que nous enseignent les poncifs des livres d'histoire. L'ouvrage invite le lecteur à partager une enquête palpitante et constitue aussi une mine indispensable pour les toponymistes et les linguistes, et au-delà, un encouragement lancé aux générations futures soucieuses d'approfondir la richesse d'une langue qui n'a pas livré encore tous ses secrets.
A la source d'une prestigieuse tradition littéraire qui affirme son originalité dès le Moyen Age, la Champagne a su conserver pendant des siècles, à l'ombre même de cette tradition, de nombreux parlers locaux dont on peut encore recueillir bien des témoignages lexicaux en ce début de XXIe siècle. Si le caractère régional de la langue y apparaît de prime abord moins marqué que dans d'autres provinces, c'est que la proximité de Paris, l'absence d'obstacles ont assuré au français une pénétration rapide, mais non une victoire totale.Tantôt réfugié dans les départements moins exposés comme l'Aube et la Haute-Marne, tantôt attachés à des traditions artisanales ou agricoles au premier rang desquelles la culture de la vigne, le français régional de la Champagne offre au témoin attentif nombre de tournures, d'expressions, tout un vocabulaire de mots techniques ou malicieux, mais toujours expressifs, qui constituent une composante authentique de sa culture.
Un essai inclassable. Est-ce un ouvrage d'épistémologie comme l'auteur le prétend ou un traité de morale pour notre vingt et unième siècle comme il le prétend aussi ? Fournit-il une vulgarisation de la science que nous développons maintenant et en profite-t-il pour en marquer les dérives technologiques ? Plus simplement veut-il luire partager au lecteur un plaisir d'écrire, soignant son style et rappelant à notre mémoire des mots ou des expressions qui ne méritent pas d'être oubliés, ciselant des aphorismes ? Peut-être veut-il en nous provoquant, nous réveiller de ce ronron confortable que le discours écologique peine à couvrir de ses appels ? Est-il en recherche ésotérique ou pense-t-il qu'il n'est pas utile que nous compliquions à plaisir une vie qui nous tire déjà à hue et à dia ? Enfin n'est-il pas plus simplement encore un conteur d'histoires ou un fabuliste ?
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.