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Histoire et sociologie des religions au Sénégal
Tamba Moustapha
L'HARMATTAN
44,50 €
Épuisé
EAN :9782343104249
Le Sénégal reste une exception dans le domaine religieux au monde, comme la France l'est dans le domaine de la culture et de l'art. Il y a 90% de musulmans, 5% de chrétiens et 5% d'adeptes de l'animisme. C'est le pays où le premier président de la République, Léopold Sédar Senghor, était catholique, où les concessions comptent à la fois des ménages musulmans et chrétiens, où les musulmans et les catholiques partagent le même cimetière (Joal-Fadhiout et Ziguinchor), où les conjoints partagent des religions différentes, où les écoles privées catholiques comptent 60 à 70% d'élèves de confession musulmane, etc. Ce phénomène n'est pas dû au hasard. En fait, l'histoire et la sociologie des religions permettent de l'expliquer amplement. Nous nous sommes permis de mettre en exergue cette exception sénégalaise en recourant à ces deux disciplines qui se complètent pour la connaissance des sociétés. Au moment où notre monde actuel est en proie au fanatisme, à l'intolérance et au terrorisme religieux, le Sénégal, lui, propose un autre "modèle".
L'histoire du mouvement syndical sénégalais dans l'enseignement en général est ancienne (depuis 1937), mais relativement récente dans le secteur de l'enseignement supérieur (depuis la décennie 70). Né le 27 avril 1985, à l'Université de Dakar, le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) est le fruit de la vision de quelques enseignants du Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES) qui ont estimé, d'une part, que leurs préoccupations n'étaient pas prises en compte dans les plateformes revendicatives , d'autre part, que le SUDES était traversé par des querelles internes et de leadership. Son irruption dans l'espace universitaire est donc venue changer le peu d'intérêt que les dirigeants sénégalais eurent, de l'indépendance survenue en 1960 jusqu'au milieu de la décennie 80, pour la question de l'enseignement supérieur. Le SAES est présent aujourd'hui dans les cinq universités du Sénégal où il totalise 60,5 % des enseignants-chercheurs. Cette monographie basée sur des données historiques et sociologiques permet d'avoir d'amples informations sur l'un des syndicats les mieux structurés de l'enseignement supérieur en Afrique.
Louis-Vincent Thomas (1922-1994) a activement contribué à la création des premières institutions de recherches africaines en sciences sociales en Afrique, notamment en Afrique de l'Ouest. Ses travaux de recherche ont aidé à la connaissance des sociétés africaines, du point de vue de leurs réalités et des démarches scientifiques nécessaires à leur appréhension. C'est en Casamance que le fondateur de l'Institut Français de Thanatologie, est frappé par la place qu'occupent, dans l'univers africain, les rites funéraires et le culte des ancêtres, mais aussi le vitalisme dans la pensée. C'est à cet homme multidimensionnel, partisan de la connaissance totale, que la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) et le Département de sociologie de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont voulu rendre hommage à travers cet ouvrage.
Le quartier Point E a été créé en 1943 par les militaires français sous le maire Joseph Goux (1943-1945), préoccupé par l'exiguïté de Dakar. En plus des familles des militaires, Point E a accueilli d'autres familles européennes, mais aussi une minorité de familles sénégalaises. Après l'indépendance du Sénégal, beaucoup de familles françaises devient majoritaire. La décennie 1980-1990 est l'ère des ajustements structurels sur l'économie sénégalaise sous le diktat de la Banque Mondiale et du FMI. A l'image de tous les quartiers de Dakar, Point E se paupérisa. Sous le président Abdoulaye Wade, Point E subit un déclassement et on assista ainsi à des constructions verticales, c'est-à-dire en hauteur, ce qui changea le visage du quartier. Aujourd'hui, Point E accueille plusieurs structures de l'Etat, des organismes, des institutions, des ambassades, mais surtout des écoles et instituts de formation privés. De même, l'installation des PME renforce l'économie du Point E. Des immeubles poussent comme des champignons, au point que le quartier s'est transformé en "cité d'affaires" .
Cet ouvrage retrace l'histoire de la famille sénégalaise dans un contexte de pénétration des cultures et du poids de la mondialisation sur le quotidien de vie des peuples : bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels. A partir d'une analyse des dynamiques sociales nées des structures et des configurations familiales, il présente l'évolution de la famille, du mariage, des politiques familiales et des changements en cours au sein de la société sénégalaise. Il constitue une contribution significative à la réflexion sur la problématique de la famille sénégalaise dans un contexte de mondialisation.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.