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1300 prénoms et surnoms traditionnels des mandingues de Casamance. Cas de la région de Sédhiou
Tamba Moustapha ; Sambou Pierre
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782343194981
Ancien département (1960-1983) de la région naturelle de Casamance sous le président Léopold Sédar Senghor puis de la région de Kolda (1984-2007) sous son successeur Abdou Diouf, le département de Sédhiou, qui correspond à la Moyenne Casamance, est érigé (depuis 2008) en région administrative sous le président Abdoulaye Wade. La région couvre une superficie de 7300 km2 et est peuplée à 40% par l'ethnie mandingue, la composante majoritaire devant les Peulhs, les Balantes, les Diolas et autres. Ainsi, elle est présente dans les anciennes provinces du Boudhié, du Diassing, du Pakao, du Sonkodou, du Balantacounda et du Souna. Les Mandingues de la région de Sédhiou pratiquent pour la plupart la religion musulmane et s'identifient par des prénoms essentiellement empruntés à l'islam. Mais à côté de ces prénoms musulmans, ils portent aussi des prénoms et des surnoms traditionnels tirés de leur fonds culturel et de la cohabitation avec d'autres ethnies (Baïnounks, Balantes, Diolas, Mancagnes, Mandjacques, Peulhs, Sarakholés, etc.). Ces prénoms et surnoms ne sont pas neutres, ils sont porteurs d'une tradition familiale, sociale, religieuse, politique et historique et dépassent de simples appellations. L'étude s'est focalisée sur un échantillon de 1300 éléments et a révélé des résultats pertinents. En effet, si 70 % des prénoms sont constitués d'hommes, en revanche, 60 % des surnoms concernent les femmes. Parmi ces dernières, il y a le groupe des Dinba Jaasa qui est à l'origine de nombreuses créations de surnoms traditionnels.
L'Africanisme (écrits sur l'Afrique) n'est pas aussi récent que sa vogue actuelle ne laisse supposer. Durant l'Antiquité, l'Egypte fut une terre de destination obligée pour de nombreux Grecs et Romains. Dans le premier millénaire, l'Afrique a donné à la latinité des écrivains. Avec la conquête arabe de 640 après J. -C. , les musulmans débarquent en Egypte et en Afrique du Nord, implantant l'islam. L'arrivée des musulmans au VIIe siècle de notre ère vit resurgir les écrits, cette fois-ci en langue arabe, rédigés par des voyageurs étrangers venus du monde asiatique. Avec les littératures des XVIe et XVIIe siècles respectivement, on eut de nombreux écrits soit sur l'Afrique, soit sur les Noirs d'Afrique, dus à la traite des esclaves. Avec les temps modernes (XVIIIe et XIXe siècles), apparurent des écrits produits par des raciologues, des idéologues de la colonisation, des missionnaires, des militaires, des commerçants, des voyageurs, des explorateurs, des chercheurs et des administrateurs. La période contemporaine marque le début du nouvel Africanisme après des rapprochements internes entre l'Europe et l'Afrique dus aux guerres mondiales, à la colonisation et enfin à l'indépendance des pays africains.
Cet ouvrage retrace l'histoire de la famille sénégalaise dans un contexte de pénétration des cultures et du poids de la mondialisation sur le quotidien de vie des peuples : bouleversements politiques, économiques, sociaux et culturels. A partir d'une analyse des dynamiques sociales nées des structures et des configurations familiales, il présente l'évolution de la famille, du mariage, des politiques familiales et des changements en cours au sein de la société sénégalaise. Il constitue une contribution significative à la réflexion sur la problématique de la famille sénégalaise dans un contexte de mondialisation.
Après les indépendances africaines, les autorités politiques considéraient la sociologie comme une discipline bourgeoise, inutile et incapable d'apporter des solutions à leurs urgences. Elle est alors considérée comme une discipline de subversion ou un produit du marxisme-léninisme. Cependant, depuis les années 90, elle vit une phase nouvelle de son histoire caractérisée par l'organisation de colloques et de création de départements de Sociologie dans les universités sénégalaises. Voici l'évolution de cette discipline dans le contexte sénégalais.
Georges Balandier est un grand anthropologue et sociologue français auquel de nombreux hommages solennels ont été rendus un peu partout sauf, à notre connaissance, en Afrique et par des Africains, malgré tout ce qu'il a fait pour ce continent en tant qu'africaniste. L'Afrique doit beaucoup à Georges Balandier. Il convient de signaler, pour commencer, qu'il a largement participé en son temps au mouvement anticolonialiste aux côtés de grands intellectuels d'alors gravitant autour de la revue "Présence africaine". Outre le fait qu'il a participé à la création de cette revue, il y a publié des articles antiracistes et anticolonialistes alors remarqués. Durant cette période et par la suite, il a contribué à faire connaître les cultures africaines, en particulier leurs littératures et leurs arts. Les plus grands apports de Georges Balandier ne se trouvent cependant pas là mais ailleurs, à savoir la recherche scientifique. En effet, il a fait partie des premiers africanistes français avant d'en devenir la figure de proue. Pour commencer, disons qu'il a contribué à la création des premières institutions de recherche africaines en sciences sociales tant en Afrique de l'Ouest qu'en Afrique centrale. Ce qu'il faut cependant retenir, ce sont surtout ses propres travaux de recherche. Ceux-ci constituent le principal domaine de son apport dans la mesure où il a contribué à la connaissance des sociétés africaines aux points de vue de leurs réalités et des démarches scientifiques nécessaires à leur appréhension.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.