Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les papyrus de la mer Rouge. Tome 3, Les documents comptables du "grand dépôt" (papyrus G-U)
Tallet Pierre
IFAO
40,00 €
Épuisé
EAN :9782724710571
Ce troisième volume des "papyrus de la mer Rouge" consacré au lot de papyrus découverts en 2013 dans le "grand dépit" laissé à l'avant du galeries G1 et G2 du site du Ouadi el-Jarf, s'attache à la publication des documents comptable les mieux préservés qui faisaient partie de cet ensemble. Quatorze des documents présentés ici (du papyrus G au papyrus T) correspondent ainsi, suivant différentes modalités, l'enregistrement de denrées alimentaires, de matériel et d'outils mis à la disposition des équipes qui travaillaient dans ce port intermittent de la mer Rouge à la fin du règne de Chéops. Ces grilles comptables enregistrent la livraison de pains, de céréales, de poissons séchés, de différentes sortes de bières et d'aliments variés qui montrent bien que ce personnel hautement spécialisé, employé à plein temps par la monarchie pour la réalisation de projets monumentaux comme la construction de la Grande Pyramide de Glu, e très bien te par l'administration,avait parfois m me accès à des produits relativement rares à cette période comme le miel, les dattes et les onguents. Un dernier document (le papyrus U) - malheureusement très fragmentaire - est probablement l'un der plus anciens "guide" géographique connus.
Cette publication, qui fait suite à celle des papyrus A et B du Ouadi el-Jarf parue en 2017 (Les papyrus de la mer Rouge I) regroupe l'ensemble des autres fragments de journaux de bord découverts sur ce site portuaire de la côte du golfe de Suez, et qui enregistrent, sur une période d'un peu plus d'une année, l'activité d'une équipe d'ouvriers au service du roi Chéops. Bien que très morcelés, ces documents nous informent sur la probable construction d'une structure portuaire sur la côte méditerranéenne, et sur le fonctionnement au jour le jour du temple de la Vallée de ce souverain à Giza.
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, Pierre Tallet est agrégé d'histoire et docteur en égyptologie. Il est actuellement maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne, et dirige plusieurs programmes archéologiques en Egypte sur la côte de la mer Rouge et au Sinai. Il est notamment l'auteur de Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie (Pygmalion, 2005).
Un ouvrage sur la plus ancienne installation maritime actuellement connue au monde. Le port pharaonique du Ouadi el-Jarf est constitué d'un ensemble d'installations (galeries magasins, campements, installations maritimes) qui se répartissent sur une distance d'environ 5 km, entre le piémont du Gebel Galala el-Qibliya et la côte du golfe de Suez. Ce premier volume, résultat de fouilles menées entre 2012 et 2021, a pour objectif de présenter les aménagements qui se trouvent sur le littoral de la mer Rouge où l'on observe encore les vestiges d'une jetée de grande taille en forme de "L" destinée à fournir un abri aux embarcations qui fréquentaient le port, ainsi que ceux d'une série de campements installés à quelque 200 m du littoral. Cette zone était particulièrement fréquentée par les équipes d'ouvriers qui étaient chargées du montage et du démontage des bateaux utilisés sur le site. Le riche matériel recueilli lors de la fouille de cette zone du site comprend notamment de nombreuses empreintes de sceaux aux noms des rois Snéfrou et Chéops - qui permettent de dater l'occupation du site du tout début de la IVe dynastie - ainsi qu'un dépôt exceptionnel d'une centaine d'ancres de bateaux qui avaient été abritées dans ces bâtiments au terme de la dernière grande expédition maritime organisée à cet endroit. Celles-ci sont régulièrement inscrites au nom des embarcations auxquelles elles appartenaient, et nous renvoient une image de la dernière flotte qui a fréquenté les lieux vers 2600 av. J. -C.
Ce troisième volume consacré à la zone minière du Sud-Sinaï a pour objectif l'étude des expéditions envoyées par l'Etat pharaonique vers la Péninsule, des origines de l'histoire égyptienne à la fin du Nouvel Empire, en utilisant l'ensemble de la documentation qui est actuellement à notre disposition. Celle-ci s'est largement renouvelée ces dernières années, à la fois grâce à des missions de prospection effectuées au Sinaï, et grâce à l'abondant matériel obtenu lors de la fouille des sites portuaires récemment identifiés sur la côte de la mer Rouge, à Ayn Soukhna et au ouadi el-Jarf, qui ont servi de points d'embarquement à certaines de ces expéditions. La première partie de cette étude s'intéresse de façon générale à l'organisation de ces opérations, en examinant tour à tour les lieux qu'elles parcouraient, les différentes catégories de main d'oeuvre qu'elles incorporaient et les produits qu'elles étaient susceptibles de rapporter dans la vallée du Nil. Un catalogue de l'ensemble des missions attestées - plus d'une centaine au total - est ensuite établi période par période, en regroupant à chaque fois l'ensemble des sources connues.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.