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Héros de Plutarque. Les grandes figures de la Corse : histoire, mémoires et récits
Talamoni Jean-Guy
ALAIN PIAZZOLA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782364791459
Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre du projet scientifique et de valorisation "Paoli-Napoléon" , consacré à ces deux figures de l'histoire, ainsi qu'à la Révolution de Corse. Les communications ici présentées ont été prononcées à l'occasion de séminaires et colloques internationaux. Elles relèvent de différentes disciplines académiques, permettant de mieux cerner la période et les personnages étudiés (histoire, droit, littérature, science politique...), mais sont également orientées dans une perspective de valorisation-développement. La première partie du livre en atteste, le rôle de l'expérience corse dans l'histoire des XVIIIe et XIXe siècles européens et dans celle des idées politiques mérite d'être considérablement réévalué. En particulier, l'influence de l'aventure intellectuelle et institutionnelle paolienne sur l'action publique de Napoléon Bonaparte s'impose comme une évidence, alors que, longtemps, le rapport de l'empereur à la Corse était, dans l'historiographie traditionnelle, réduit à un lieu de naissance et à quelques développements de nature anecdotique. La seconde partie de l'ouvrage relève du développement culturel et économique. Les experts qui ont participé aux travaux ont dit leur confiance dans les potentialités de ce projet. Peu de pays bénéficient de leviers aussi puissants que ceux dont dispose la Corse : Paoli, un homme considérable du siècle des Lumières ; Napoléon, dont la force propulsive ne s'est jamais atténuée, et ce à l'échelle planétaire... Il s'agit ici de valoriser les mythes et de les revisiter par la littérature, le cinéma, l'art pictural... Cet imaginaire, allié à la connaissance historique, représente sans conteste une richesse pour la Corse.
PrologueLe serpent, assis dans l'herbe de la clairière, semble absorbé par la contemplation de ses petites mains calleuses et griffues. Enfin il lève la tête et jette un regard oblique sur l'homme qui, non loin de lui, est agenouillé dans une attitude de prière.- As-tu remarqué comme nous nous ressemblons, toi et moi? siffle-t-il doucement.L'homme, plongé dans sa méditation, ne répond pas.- Nos mains sont également habiles, continue le serpent; ta peau, comme la mienne, est dénuée de poils ou de plumes. Et nous sommes bien plus intelligents que les autres animaux. Tu n'es pas d'accord? ajoute-t-il, dans l'espoir d'obtenir une réponse.Mais l'homme reste silencieux, ce qui agace le serpent.- Te rends-tu compte que j'ai bien plus de conversation que tes autres amis? C'est étonnant comme le lion est rustaud et la chèvre têtue!- Arrête de parler, serpent! Tu vois bien que je prie l'Éternel, dit alors l'homme d'une voix ferme, sans lever la tête.Le serpent est vexé et ses yeux jaunes se dilatent. L'homme pourrait au moins le regarder pour lui parler! N'est-il pas l'animal le plus remarquable du jardin?! Et puis, il en a assez, l'Éternel par-ci, l'Éternel par-là, il n'y a que ce mot, dans la bouche de l'homme! Comme si ce n'était pas lui, le serpent, qui lui tenait compagnie dans le jardin et faisait des efforts incessants pour le distraire de sa morosité!- Pourquoi ce Dieu t'occupe-t-il autant? Tu perds ton temps avec lui... marmonne-t-il. Allez, viens te promener avec moi, reprend-il à voix haute.Pour attirer l'attention de l'homme, il attrape une noix et le vise. Celui-ci, atteint à la tête, se tourne vers l'animal avec un air de reproche:- Pour avoir des amis, cela ne suffit pas d'être un beau parleur: il faut aussi savoir se faire oublier!Il claque des doigts et un lion surgit d'un bond puissant du feuillage derrière lequel il était tapi. De sa tête, il vient soulever la main de l'homme pour que celui-ci le caresse.- Partons, mon ami, dit l'homme, le serpent a besoin de réfléchir!Ils s'éloignent tous deux d'un pas rapide sous le regard jaloux du serpent.
Après son "Dictionnaire commenté des expressions corses", qui lui a valu le Prix du livre corse 2005, Jean-Guy Talamoni nous présente un second volume consacré aux proverbes. Comme la précédente, cette étude s'enracine dans son village familial de A Petra, dans la pieve de Verde. L'objectif demeure le même: à travers des sentences - venues du fond des âges et toujours actuelles - dévoiler un peu de cette âme corse, qui se livre si difficilement. Au fil des pages et des commentaires, des comparaisons, rapprochements et oppositions, le lecteur apprendra à connaître la spécificité d'une culture. Aller à la rencontre du peuple corse par la voie de ses maximes ancestrales est une démarche d'autant plus prometteuse que, dans l'île, les proverbes bénéficient d'une grande autorité: "I pruverbii venenu appressu à u Vangelu." (Les proverbes viennent immédiatement après l'Évangile.)
Encadrée par la loi Sapin 2, la protection du Lanceur d'alerte va bientôt évoluer pour se conformer à de nouvelles règlementations européennes. C'est un sujet majeur de notre société, avide de transparence et de justice. A travers 9 exemples, les auteurs soulignent les règles à respecter pour réussir l'alerte et se protéger. Avec un conseil ultime : tout faire pour préserver son anonymat...
Le 1er novembre 1954, commence la guerre d'Algérie. Elle se termine huit années plus tard par l'indépendance de ce pays. L'auteur, comme officier appelé, va y participer. Il commande dans les Aurès une section de combat du 7e régiment de tirailleurs composé essentiellement de combattants musulmans. Avant de rejoindre son régiment, l'auteur épouse le 16 août 1960 sa femme Claude. Ils vont être séparés par la guerre pendant dix-huit mois. Celle-ci va lui écrire presque tous les jours des lettres d'une grande puissance poétique qui furent comme de grands oiseaux blancs, traversant la Méditerranée pour se poser dans le djebel Cet ouvrage singulier comme composé à quatre mains est une chronique littéraire de ce que l'auteur a vécu sur le terrain avec ses combats et ses réflexions, irriguée par de nombreux extraits des lettres d'amour de sa femme. Tout en participant au devoir de mémoire, ce récit est aussi une histoire d'amour où la séparation comme fécondée dépasse la présence.
Une terre exotique aux moeurs archaïques, peuplée de bandits et marquée par la vendetta : c'est ainsi qu'a principalement été représentée la Sardaigne, pendant de nombreuses années, par un cinéma dit "sarde" s'inspirant des classiques de la littérature deleddienne et de certains faits divers, et le plus souvent réalisé par des non Sardes. L'image de l'île et de ses habitants a été forgée par le recours à un grand nombre de stéréotypes, parfois perçus comme outranciers par les spectateurs sardes. A la fin des années 80 apparaissent les premiers signes significatifs d'une "réappropriation" du cinéma sarde par les Sardes eux-mêmes. Progressivement (et surtout dans les années 2000), plusieurs réalisateurs proposent de nouvelles approches des représentations filmées de leur île, jusqu'à la constitution plus ou moins consciente d'un mouvement non officiel appelé "nouveau cinéma sarde" : G. Cabiddu, G. Columbu, P. Sanna, S. Mereu et E. Pau en sont les représentants. Cette étude se propose d'analyser, par le traitement des oeuvres significatives et une approche sociologique du mouvement, le phénomène collectif du "nouveau cinéma sarde" et les démarches individuelles des auteurs qui le composent, plaçant l'identité au coeur de la question.
La Corse dans ses rapports avec Gênes est un sujet historiographique particulièrement fouillé depuis près de deux-cents ans. Michel Vergé-Franceschi, directeur scientifique des Journées universitaires de Bonifacio a donc entrepris depuis plus de dix ans une série de travaux qui étudient - au sein de cette collection - les rapports de l'île avec d'autres partenaires : la Corse et l'Angleterre, la Corse et l'Ecosse, la Corse et Venise, la Corse et le monde musulman. Cet ouvrage est consacré à la Corse dans ses rapports avec les Espagnes. Pour cela, une dizaine d'auteurs se sont réunis pour donner des éclairages précis à travers les siècles : Philippe Colombani, professeur d'histoire à Ajaccio et Antoine Franzini, auteur d'une thèse de doctorat qui fait autorité, ont consacré leurs travaux à la Corse à l'époque du siège de Bonifacio par Alphonse d'Aragon qui a laissé son nom à l'Escalier du roi d'Aragon. Michel Vergé-Franceschi, Professeur à l'Université de Tours, ancien Directeur du Laboratoire d'Histoire et d'Archéologie maritime du CNRS/Paris-IV-Sorbonne/Musée national de la Marine, aujourd'hui membre de l'Equipe de recherches EMAM (Monde arabe et méditerranéen), s'est intéressé aux Bonaparte dans leurs relations avec l'Espagne depuis l'époque où l'aïeul bonifacien de Napoléon (Cataccioli) recevait l'aïeul hashourgeois de Marie-Louise (Charles Quint) jusqu'à celle où l'aïeul d'Eugénie de Montijo (Fernando Cortés) débarquait à Bonifacio (1541). Luigi Migliorini, Professeur à l'Université de Naples, Dominique Taddei, Président d'université honoraire, donnent de leur côté un éclairage novateur sur les rapports de la Corse avec Naples - cité paoline - et sur la politique espagnole des premiers révolutionnaires corses lors des débuts de la Révolution corse. François Moureau, Professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, Directeur du CRLV, Directeur des Presses universitaires de Paris IV-Sorbonne, Jacques-Olivier Houdon, Professeur à l'Université de Paris 1V-Sorbonne, éminent spécialiste de Napoléon, David Chanteranne, à travers L'intervention de Napoléon après les événements de Madrid de mai 1808 peints par Gova contribuent à faire de cet ouvrage novateur un livre de référence qui n'aurait pas été complet sans la contribution de Philippe Lucchetti, historien cap corsin dont le travail Le drapeau à tête de maure : une origine autre qu'aragonaise, a eu les honneurs récents de la presse régionale. Cette recherche est enrichie d'une chronologie, La Corse et les Espagnes, due à Michel Vergé-Franceschi, qui va de Sénèque (natif de Cordoue), prisonnier à Luri, jusqu'à la mort d'Eugénie de Montijo (native de Grenade) et veuve de Napoléon III.