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Aragon 1897-1982. "Quel est celui qu'on prend pour moi ?"
Taillandier François
FAYARD
22,45 €
Épuisé
EAN :9782213598352
Interrogé en mai 1981 lors de la victoire électorale de François Mitterrand, Aragon raconta longuement, tout émerveillé, qu'il avait vu ce matin-là, dans le ciel de Paris, au-dessus des toits, un homme nu en deltaplane. La France regarda s'en aller Aragon un peu comme les amnésiques, dans les films, regardent un objet ou un visage qui éveille quelque chose en eux _ du moins on le croit un instant, on l'espère _ et puis non : le regard de nouveau se lasse et retourne à l'indifférence. Trêve d'images. Ou bien, s'il en faut une, je choisis celle-ci : Aragon siégeant au Comité central du PCF écrit des vers. Tandis que se succèdent les interventions qu'il n'écoute pas, il note d'abord à droite de la feuille une liste de rimes possibles, puis il compose. Voilà. Le mieux que puisse faire un écrivain, c'est encore d'écrire. Et moi, j'ai envie de lire par-dessus son épaule. " François Taillandier est né à Clermont-Ferrand en 1955. Il a publié six romans dont Les Clandestins (Prix Jean-Freustié 1990), Les Nuits Racine (Prix Roger-Nimier 1992), Mémoires de Monte-Cristo (1994) et un récit Tous les secrets de l'avenir (1996).
Nouvelles incursions parmi les lieux, les personnages, les thèmes qui peuplaient Option Paradis et Telling; nouvelles révélations sur un monde. Louise et Nicolas, les cousins amants, poursuivent l'aventure d'un couple improbable. Christophe Herdoin, le frère de Louise, perd son ombre sur une plage vietnamienne durant l'été 2005. A sa mort en 1976, on découvre ce qu'a été la vie risquée de Pauline, la mal-mariée de Vernery-sur-Arre. Enfin, à l'automne 2009, Athanase, rescapé d'une guerre africaine, abandonne sa thèse sur les Bantamas, son ethnie d'origine, pour écrire un roman. Il n'y a personne dans les tombes s'intègre à une suite romanesque foisonnante où les vies se succèdent et s'entrecroisent. Dans ce récit multiple et mordant, François Taillandier poursuit sa réflexion sur les mystères intimes et les mutations d'une société de plus en plus normative. Il dévoile les impostures des jargons et des codes institutionnels, pour créer une langue pleine d'invention et de saveur. Biographie de l'auteur Né en 1955, François Taillandier est romancier et essayiste. Il a notamment publié Les Nuits Racine (1992, prix Roger-Nimier), Aragon 1897-1982, quel est celui qu'on prend pour moi? (1997, prix de la Critique de l'Académie française), et Anielka (1999, Grand Prix du roman de l'Académie française). Il collabore au Figaro littéraire, à L'Humanité, à Centre France et à la revue L'Atelier du roman. En 2005, il publie Option Paradis, premier tome d'une suite romanesque en cinq volumes intitulée La grande intrigue.
Raconter la vie de Borges? Ce serait une entreprise hasardeuse, s'agissant d'un écrivain qui a toujours fui la confidence, et qui d'ailleurs n'a guère de biographie, si l'on entend par là une existence chargée d'événements intimes ou publics « romanesques ». En revanche, on peut faire le portrait d'un écrivain, et autour de lui d'un milieu intellectuel et culturel en pleine effervescence, dans l'Argentine de l'entre-deux-guerres prise entre son enrichissement rapide et ses crises économiques et politiques récurrentes. On peut montrer en Borges le personnage le plus emblématique de ce mouvement qui, en reliant le continent sud-américain à l'Amérique du Nord et à l'Europe, va être un des vecteurs les plus forts d'une certaine « mondialisation » de la littérature au XXe siècle. On peut définir l'unité et la dynamique de son oeuvre, tout en re-parcourant les diverses étapes de sa vie: l'éducation à la fois argentine et cosmopolite, la rencontre avec Victoria Ocampo et sa célèbre revue Sur, les aléas du péronisme, la cécité, la longue vieillesse du poète qui se souvient des livres et dicte ses compositions. On peut enfin et surtout définir l'offre de Borges: nous arracher aux incarcérations de l'Origine, de l'Histoire, de la Technique, pour nous restituer les domaines oubliés de la pensée et du rêve, le sens de l'énigme, l'interrogation métaphysique, la présence poétique du monde: le « Grand » temporel et universel. - F. T.
Avec Option Paradis, premier tome d'une suite romanesque en cinq volumes, François Taillandier renouvelle le roman familial et sociologique. . . Né en 1955, François Taillandier est romancier et essayiste. Il a notamment publié Les Nuits Racine (1992, prix Roger-Nimier), Aragon 1897-1982, quel est celui qu'on prend pour moi ? (1997, prix de la Critique de l'Académie française) et Anielka (1999, Grand Prix du roman à l'Académie française). Il collabore au Figaro littéraire, à l'Humanité, à Centre France et à la revue L'Atelier du roman.
Résumé : Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il vraiment ? Depuis quelques temps, la question revenait, légère mais insistante. Qui sommes-nous ? Que sommes-nous en train de faire ? Les gens vivaient comme si tout allait de soi. Ils s'adaptaient à tout ce qui changeait autour d'eux. Ils changeaient eux-mêmes ; ils ne s'en apercevaient pas. Ainsi Xeni. Comment et pourquoi s'est-il éloigné ? Seuls ses proches sont témoins de la dérive d'un homme qu'ils savaient généreux et loyal, un homme suradapté à la vie sociale moderne, un homme qui n'a pas toujours été ce qu'il devient sous leurs yeux. Xeni dénonce une à une, rageusement, comme on dénonce un contrat, les m?urs, les idées, les valeurs communes. Comme il serait facile de voir en lui soit un fasciste, soit un fou. Comme il serait facile de simplifier ce qui ne peut pas l'être. Xeni n'aimait-il pas la vie ?
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine