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Borges. Une restitution du monde
Taillandier François
MERCURE DE FRAN
14,20 €
Épuisé
EAN :9782715222922
Raconter la vie de Borges? Ce serait une entreprise hasardeuse, s'agissant d'un écrivain qui a toujours fui la confidence, et qui d'ailleurs n'a guère de biographie, si l'on entend par là une existence chargée d'événements intimes ou publics « romanesques ». En revanche, on peut faire le portrait d'un écrivain, et autour de lui d'un milieu intellectuel et culturel en pleine effervescence, dans l'Argentine de l'entre-deux-guerres prise entre son enrichissement rapide et ses crises économiques et politiques récurrentes. On peut montrer en Borges le personnage le plus emblématique de ce mouvement qui, en reliant le continent sud-américain à l'Amérique du Nord et à l'Europe, va être un des vecteurs les plus forts d'une certaine « mondialisation » de la littérature au XXe siècle. On peut définir l'unité et la dynamique de son oeuvre, tout en re-parcourant les diverses étapes de sa vie: l'éducation à la fois argentine et cosmopolite, la rencontre avec Victoria Ocampo et sa célèbre revue Sur, les aléas du péronisme, la cécité, la longue vieillesse du poète qui se souvient des livres et dicte ses compositions. On peut enfin et surtout définir l'offre de Borges: nous arracher aux incarcérations de l'Origine, de l'Histoire, de la Technique, pour nous restituer les domaines oubliés de la pensée et du rêve, le sens de l'énigme, l'interrogation métaphysique, la présence poétique du monde: le « Grand » temporel et universel. - F. T.
« N'est-ce pas un martyre pour un homme qui ne vit que par l'épanchement des sentiments, qui ne respire que tendresse, et qui a besoin de trouver sans cesse près de lui une âme pour asile, de méditer, de comparer, d'inventer, de chercher sans cesse, de voyager dans les espaces de la pensée, quand il aime à aimer? » En trente ans de travail acharné, harassé par les soucis d'argent, Honoré de Balzac (1799-18,50) édite un monument romanesque sans égal, donnant vie à des dizaines de personnages devenus mythiques - Eugénie Grandet, le père Goriot, le colonel Chabert, Rastignac, la cousine Bette, etc. -, tout en rêvant à l'amour de sa vie, une aristocrate polonaise qu'il n'épousera qu'à la veille de sa mort. Balzac, ou le destin d'un génie foudroyé. François Taillandier est romancier. Il a publié une quinzaine de livres, parmi lesquels Les Nuits Racine (Fallois, prix Roger-Nimier 1992), Anielka (Stock, Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et Option Paradis (Stock, 21005). Il a également consacré des essais à Borges et à Aragon.
VIe siècle de notre ère. L'empire romain d'Occident s'est effondré, laissant place aux instables royaumes "barbares". Constantinople cependant ne renonce pas à l'espoir de reprendre les territoires perdus. Au coeur de cette époque troublée, déchirée par les dissensions religieuses, deux figures historiques vont tenter de frayer les voies d'une société nouvelle : Cassiodore et Théolinda. C'est aussi une période inventive et foisonnante. Justinien à Constantinople fait édifier Sainte-Sophie, Clovis implante dans les Gaules la dynastie franque, Benoît de Nursie organise la vie monastique occidentale. Un moine nommé Denys établit le calendrier à partir de la naissance du Christ... Ces temps obscurs et pourtant fondateurs sont retracés dans un tableau romanesque passionnant qui vient éclairer ce que nous apprend l'histoire.
Nouvelles incursions parmi les lieux, les personnages, les thèmes qui peuplaient Option Paradis et Telling; nouvelles révélations sur un monde. Louise et Nicolas, les cousins amants, poursuivent l'aventure d'un couple improbable. Christophe Herdoin, le frère de Louise, perd son ombre sur une plage vietnamienne durant l'été 2005. A sa mort en 1976, on découvre ce qu'a été la vie risquée de Pauline, la mal-mariée de Vernery-sur-Arre. Enfin, à l'automne 2009, Athanase, rescapé d'une guerre africaine, abandonne sa thèse sur les Bantamas, son ethnie d'origine, pour écrire un roman. Il n'y a personne dans les tombes s'intègre à une suite romanesque foisonnante où les vies se succèdent et s'entrecroisent. Dans ce récit multiple et mordant, François Taillandier poursuit sa réflexion sur les mystères intimes et les mutations d'une société de plus en plus normative. Il dévoile les impostures des jargons et des codes institutionnels, pour créer une langue pleine d'invention et de saveur. Biographie de l'auteur Né en 1955, François Taillandier est romancier et essayiste. Il a notamment publié Les Nuits Racine (1992, prix Roger-Nimier), Aragon 1897-1982, quel est celui qu'on prend pour moi? (1997, prix de la Critique de l'Académie française), et Anielka (1999, Grand Prix du roman de l'Académie française). Il collabore au Figaro littéraire, à L'Humanité, à Centre France et à la revue L'Atelier du roman. En 2005, il publie Option Paradis, premier tome d'une suite romanesque en cinq volumes intitulée La grande intrigue.
L'avenir, c'est remettre mes pas aujourd'hui dans ce jardin public où voilà plus de vingt ans, je me promenais en implorant le monde de me donner ses clefs. L'avenir, c'est apercevoir, au-delà du portail de l'école, la cour où j'ai tellement rêvé. Il y a maintenant des filles mêlées aux garçons. L'avenir, c'est un printemps sur lequel il a plu. C'est avoir atteint l'été de la vie. Il est parfois si beau, l'été, si profond, si lourd de saveurs et de musiques, que l'on prend peur. La mort y est cachée comme une bête noire. C'est pour cela, sans doute, qu'on étreint ses enfants, le soir, et qu'on boit un peu plus qu'il ne serait de raison. " François Taillandier est né à Clermont-Ferrand en 1955. Il a publié six romans dont Les Clandestins (Prix Jean-Freustié 1990), Les Nuite Racine (Prix Roger-Nimier 1992) et Mémoires de Monte-Cristo (Editions de Fallois).
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.