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Ernesto Guevara, connu aussi comme le Che
Taibo II Paco Ignacio ; Bourgade Florence ; Chavag
PAYOT
29,73 €
Épuisé
EAN :9782228891035
Trente ans après sa mort, au-delà des affiches et des T-shirts, le mythe et l'image du Che fascinent et hantent les imaginaires, symbole de l'utopie pour les jeunes mal informés ou héros d'une révolution impossible mais nécessaire pour leurs parents. A partir d'un important matériel en partie inédit - archives cubaines, journaux intimes, témoignages et photos - P.I. Taibo II construit une biographie complète et détaillée qui révèle un personnage complexe et surprenant. Le guérillero insolent, moqueur et dur, surtout avec lui-même, laisse place à un homme différent de celui qu'on croyait connaître. P.I. Taibo II nous fait rencontrer Ernesto Guevara au-delà du mythe du Che et écrit " la " grande biographie latino-américaine d'un héro latino-américain. Cette fresque historique extraordinairement documentée devient sous la plume de l'écrivain un roman d'aventures unique.
Enlèvements, pollution extrême, circulation infernale, narcotrafic, corruption généralisée: Mexico est un véritable monstre urbain, une mégalopole où règne la violence ordinaire. Les douze nouvelles inédites rassemblées dans cette anthologie explorent la géographie de cette forêt de béton et les angoisses de ses habitants. Au coeur du noir mexicain, un voyage sombre et désespéré... car il n'y a que dans les telenovelas que les histoires finissent bien. Avec des nouvelles de Paco Ignacio Taibo II, Eugenio Aguirre, Eduardo Antonia Parra, Bernardo Fernández Bef, Óscar de la Borbolla, Rolo Díez, Victor Luiz González, F.G. Haghenbeck, Juan Hernández Luna, Myriam Laurini, Eduardo Monteverde et Julia Rodríguez.
Nestor Roca fait partie des vaincus du Mouvement de 68 de Mexico , cloué sur un lit d'hôpital, il prépare sa vengeance et une grande révolution populaire. Bien sûr, il est seul, mais il a des alliés fidèles et il leur donne rendez-vous. Pas un ne manquera à l'appel : Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan, Sherlock Holmes (sans Watson), la Brigade légère, Winetou, les Tigres de Malaisie avec Sandokan, Wyatt Earp, les Mau-Mau, Doc Holliday... tous les héros de ses lectures. Avec la même efficacité et le même talent que dans ses romans policiers, Paco Ignacio Taibo Il écrit ici un roman sur la nostalgie, la colère, le désenchantement, la gloire et la fidélité à la lecture.
Les anecdotes, les souvenirs personnels, sont la matière première des mythes dont la littérature taibienne se veut le vecteur. "Les mythes ne se souviennent pas toujours de la meilleure partie des histoires, souvent ils n'en gardent que la plus sotte ou la plus niaise" (Ces foutus tropiques). (...) S'il s'agit de sauvegarder le souvenir du mouvement [ouvrier] et de ses protagonistes anonymes contre l'oubli institutionnel, il est aussi question d'en bâtir l'épopée.
En bon Mexicain, Héctor Belascoaràn Shayne n'était pas du genre à s'effrayer devant l'absurde. Il était mexicain et borgne, de sorte qu'il voyait la moitié de ce que voyaient les autres, mais de façon plus nette... Le pays était un vaste centre commercial pillé par des cavaliers de l'Apocalypse bidons et plus ou moins narcos, un supermarché dirigé par un Friedrich Nietzsche plus que bourré où tout n'était qu'apparence." Tout commence le jour où Monteverde, fonctionnaire de la ville de Mexico, vient trouver le détective Héctor Belascoaràn Shayne pour résoudre un problème déconcertant: il reçoit sur son répondeur des messages émanant d'un ami défunt nommé Jesùs Maria Alvarado! C'est peu de dire que voilà un mort qui dérange. Non seulement il téléphone alors qu'il a été assassiné, mais il fait des révélations qui mettent en cause un certain Morales, éminence grise des mouvements d'extrême droite, et auteur de diverses exactions tant à Mexico qu'au Chiapas. Les méfaits de Morales étant revenus aux oreilles du sous-commandant Marcos grâce à des documents laissés par l'écrivain Manuel Vàzquez Montalbàn, le "Sup" dépêche son enquêteur Elias Contrarios dans le "Monstre" (alias Mexico) où il est chargé de prendre contact avec son collègue Belascoaràn. Elias et Héctor ne seront pas trop de deux pour traquer l'insaisissable Morales. Cette quête sera pour eux l'occasion de déambulations surréalistes entre Mexico et le Chiapas. Ils croiseront au passage un transsexuel nommé Magdalena, un quatuor de personnages qui s'appellent Mai, Juin, Juillet et Août, une agente secrète de onze ans armée de chewing-gums laxatifs et apprendront, parmi bien d'autres choses, la vérité sur Oussama Ben Laden. Paco Taibo et le sous-commandant Marcos jouent avec tous les codes du feuilleton pour le plus grand plaisir du lecteur. Mais derrière la fantaisie pointe en permanence la dénonciation. Corruption, injustice, malversations, emprisonnements arbitraires, assassinats, la litanie des maux qui gangrènent le Mexique semble interminable... Ce roman a vu le jour dans le quotidien mexicain, La Jornada, et a fait l'objet d'une parution en feuilleton dans Libération en août 2005. Il est publié ici dans sa version intégrale.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.