Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La tente
Tahawy Miral
PARIS MEDITERRA
14,70 €
Épuisé
EAN :9782842721169
Une maison sans homme est comme une oasis sans puits... C'est une terre stérile ", insiste la vieille Hakima qui peste constamment contre sa bru et ses petites-filles. " Une tente peut être plantée avec un seul pieu et ce pieu a besoin d'une terre pour l'accueillir... " Chez ces Bédouins sédentarisés que décrit le roman de Miral Tahawy, ni l'homme ni la femme ne jouent plus les rôles qui leur sont dévolus, et le petit monde de Fatima, devenu essentiellement féminin, sombre dans la tristesse et connaît une chute irrémédiable. La petite Bédouine, que son père appelle Fatim, était pourtant promise à un destin de princesse digne de son ascendance noble. Elle se trouve plongée dans le malheur qui frappe la famille déchirée entre le père toujours vaguant dans des lieux lointains et une mère incapable d'accoucher d'un garçon. Elle ne vit pas sous une tente plantée dans les grands espaces ouverts du désert ; elle reste recluse derrière de hauts murs et un lourd portail en bois, et elle construit un univers où se mêlent gens de son entourage et personnages fictifs. Miral Tahawy nous livre le récit poignant d'une petite fille découvrant un monde comme suspendu entre ciel et terre, un monde riche des légendes d'un passé enchanteur.
Abokhnegar Ahmed ; Al-Tahawy Miral ; Ezzedine Mans
Dans l'imaginaire arabe, l'Egypte est le pays des écrivains par excellence. Un proverbe, répandu en Orient, précise : "Le Caire écrit, Beyrouth imprime et Bagdad lit". C'est en Egypte que la littérature arabe contemporaine est née et s'est développée, dès la fin du XIXe siècle. C'est la patrie de Naguib Mahfouz, le seul Arabe ayant obtenu le prix Nobel de littérature, en 1988. Celle aussi de Alaa al-Aswany avec son roman mondialement connu L'Immeuble Yacoubian (2002). La nouvelle étant un genre très prisé, la plupart des romanciers s'y sont essayés, et certains auteurs s'y sont consacrés de manière quasi exclusive. Ce recueil n'a pas la prétention d'offrir un panorama exhaustif de la nouvelle égyptienne, mais plutôt de l'aborder par petites touches, à travers la plume de six écrivains, issus de générations différentes, de régions et de milieux distincts, constituant autant de facettes de la société. Ils représentent aussi des instantanés du pays à diverses périodes de son histoire, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'au "printemps arabe".
Qui ne connaît ta ville la Porte du Vent, passage obligé pour tous les égarés, les paumés ? Ouverte aux vents marins, aux vents de pluie, aujourd'hui fermée à l'avenir. Accueillante aux brises, elle l'était jadis également aux hommes. Au voyageur arrivé par l'Ouest, elle offrait en prélude un lacis de ruelles étourdissantes ; en titubant, le nouveau venu se mettait sous la protection de son marabout ; il pouvait se désaltérer à la fontaine de la cour intérieure de sa vieille mosquée et y reprendre son souffle. Neuf siècles inscrits dans la chaux et la pierre. Tant d'étrangers sont entrés par là, qui ne sont plus jamais repartis. " Du regard croisé de deux femmes à la fois différentes et très proches, l'une, Selma, rivée à sa ville, à l'emprise de laquelle elle rêve d'échapper, l'autre, Hélène, revenue recoller les " morceaux de sa vie " dans son pays natal dévasté par une guerre sournoise, et d'un narrateur qui prend leur relais pour s'adresser à elles, émerge l'histoire de Bab-Errih - dont on ne saura jamais si elle réelle et transfigurée ou lieu métaphorique - et des destins chaotiques de ceux qui la peuplent...
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.
Cela commence à la manière d'un journal de guerre intestine. Des voix se relaient, elles évoquent, elles s'incarnent, elles assaillent leur héros - l'homme, l'écrivain, l'amant, l'époux, le fils, l'ami, le père, le militant et même, qui sait, l'inconnu. Procès réel ou possible, il ne cesse de hanter Aïn. Comme ne le lâche pas d'une ombre un certain Hdiddane, aussi inventif que futé, caricaturiste impénitent, prompt à la réplique : faisant d'Aïn un personnage de son cru, il récrit des scènes, apostrophe, se prétend l'avocat obstiné de la fiction, cette grande tentatrice. Son " Epître sur la luxure " n'est pas la moindre de ses provocations. L'homme du journal, lui, a décidé, coûte que coûte, de mettre sa vie à l'épreuve de la vérité. Un pays peut-il en cacher un autre ? Un homme peut-il en cacher un autre ? De Paris à Rabat, sans oublier Fès, la ville natale, cette traversée des miroirs brise les images trop vite figées. Un bel exemple de littérature vécue comme aventure, une aventure dont la poésie est le diapason essentiel, relié aux convulsions du monde.
Revue de presse Rabee Jaber est né en 1972 à Beyrouth. Aux Éditions Gallimard ont paru Berythus, une ville sous terre (2009) et Amerika (2013). Les Druzes de Belgrade a remporté le prix littéraire le plus prestigieux du monde arabe, l'International Prize for Arabic Fiction.
Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour échapper à notre vie ? Anita vit dans le plus grand bidonville de Karachi. Sa mère est une maalish wali, payée pour masser les vieux os fatigués des femmes riches. Anita fait bientôt la connaissance de son voisin, un homme âgé dont les étagères regorgeant de livres promettent une échappée vers l'ailleurs... De l'autre côté de Karachi habite Monty, fils d'un père exigeant et richissime qui possède la moitié de la ville. Mais Monty, troublé par l'arrivée d'une fille rebelle dans son école, s'écarte de la voie qui lui était toute tracée. Le père de Sunny a quitté l'Inde pour l'Angleterre et donner à son fils les opportunités qu'il n'a jamais eues. Pourtant, Sunny ne s'intègre pas. Lorsque son cousin fondamentaliste le rejoint, Sunny réalise peu à peu que la vie a peut-être plus à lui offrir. Alors que leurs existences se croisent dans le désert, là où la vie et la mort s'entremêlent étroitement, tous trois seront confrontés à des choix terribles. " Vous ne pourrez qu'être émus par la profonde sagesse qui se dégage du nouveau roman de Fatima Bhutto et par sa capacité à saisir notre époque tourmentée. " Elif Shafak, autrice de La Bâtarde d'Istanbul
En 1913, la jeune couturière Marta Haddad quitte Beyrouth pour rejoindre son mari Khalil, parti travailler aux États-Unis peu de temps après leur mariage. La traversée est une épreuve, tout comme le séjour en quarantaine à Ellis Island, mais Marta a confiance en l'avenir et en cette terre d?accueil. Le choc est pourtant immense quand elle découvre que son mari vit avec une Américaine en Louisiane et qu'il ne l?attend déjà plus? Marta se ressaisit, devient d?abord vendeuse itinérante avant d?ouvrir un magasin à Philadelphie. Khalil perd la vie au milieu des troupes américaines pendant la Première Guerre mondiale, elle peut donc se remarier et épouse Ali Jaber, lui aussi d?origine syrienne. Mais la crise de 1929 frappe de plein fouet, et pour échapper à la misère Marta n?a d?autre choix que de s?installer sur des terres agricoles achetées avant la crise en Californie, avec Ali et leurs quatre enfants. Un nouveau départ - un de plus, dans la vie de Marta, héroïne attachante de cette vaste fresque de l?immigration que constitue Amerika.
Faysal, Palestinien trentenaire, reçoit un mystérieux faire-part de décès. Mais qui est donc cette tante Rita ? Intrigué, il abandonne son amant et sa vie en Europe pour retourner à Jabalayn, son village natal. Dans le palais déserté de son enfance, il erre. Le passé resurgit, fastueux et lourd de secrets. Alors que plane la menace d'une annexion imminente, qu'une famille et un pays sont au crépuscule, l'esprit de Faysal bascule. Karim Kattan nous donne à lire un premier roman troublant, à la fois tendre et violent, qui explore les contradictions de l'engagement politique et de la mémoire. A l'ombre des amandiers en fleurs, se dévoile une Palestine devenue lieu de l'imaginaire, intime et insoumise.