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Syrie
Taha Zakaria
DE BOECK SUP
13,50 €
Épuisé
EAN :9782804181475
Extrait Introduction La Syrie était considérée comme l'un des régimes les plus stables de la région. Cette stabilité dont le mérite revient à Hafez al-Assad s'est faite au prix d'un immobilisme à tous les niveaux, politique, économique, social et culturel. Si l'arrivée de Bachar al-Assad au pouvoir, alors âgé de 34 ans, est interprétée comme un signe de renouveau et d'ouverture dans une Syrie longtemps fermée et un monde arabe gouverné par des autocrates vieillissants, Bachar al-Assad mise sur les réformes économiques qu'il croit suffisantes et à même de pallier une réforme politique ou une transition vers un modèle démocratique. Lors de son entretien avec le Wall Street journal le 31 janvier 2011, quarante-cinq jours avant le déclenchement du soulèvement syrien, Bachar al-Assad déclarait que les vagues de contestation qui submergeaient la région n'atteindraient pas la Syrie. Son régime jouit selon lui d'une large popularité, en raison de son opposition à l'impérialisme américain et sioniste et du soutien aux mouvements de la résistance palestinienne et libanaise du Hamas et du Hezbollah. Si cette position confère au régime syrien une certaine aura auprès de sa population, son aspect familial, sa violation systématique des droits de l'homme, son caractère ultra sécuritaire et répressif sont autant d'éléments qui le placent parmi les régimes dont la pérennité est menacée par le printemps arabe. Celui-ci a été une surprise, y compris pour les dirigeants eux-mêmes. Pourtant la situation des pays arabes depuis des décennies, qu'elle soit économique ou politique, ne pouvait qu'annoncer ces révolutions. Dans ses discours adressés au peuple syrien, Bachar al-Assad refuse de considérer les protestations populaires contre son régime comme un retentissement du «printemps arabe». Au lendemain des premiers soulèvements pacifiques, Bachar al-Assad utilise l'épouvantail islamiste pour apeurer et diviser les Occidentaux, en accusant les manifestants de vouloir instaurer des Émirats salafistes soutenus par l'étranger, notamment par les monarchies du Golfe comme le Qatar et l'Arabie Saoudite. L'État syrien, assimilé au régime Assad, serait confronté selon lui à une agression extérieure, «un complot planétaire» ourdi par des pays occidentaux comme les États-Unis et dont le but serait la déstabilisation du régime et la partition du pays. Au lieu d'annihiler les aspirations légitimes d'une population bafouée, la violence impitoyable des forces loyales au régime a non seulement renforcé la détermination de la population, mais a aussi contribué à la militarisation d'une révolution qui se voulait pacifique. La révolution syrienne est rattrapée par les appétits voraces dans une région dont les espoirs se trouvent historiquement confisqués. À la différence des régimes égyptien ou tunisien qui tombent relativement vite à la suite des soulèvements populaires déclenchés dans le contexte du «printemps arabe», le régime syrien résiste. Il parvient à une capacité de nuisance inédite, monopolisant l'État, modulant la société et tirant profit des divisions des grandes puissances. Les événements ont montré que la situation politique de la Syrie se forge à la faveur de ses alliances régionales et internationales qui contribuent à brouiller les pistes et à compromettre l'issue du conflit. La singularité du pays est saisie ici à travers l'analyse synthétique de thèmes aussi divers et inextricablement liés que l'histoire, la géographie ou la structure d'une société plurielle. C'est dans ce creuset d'identités multiples que la Syrie, caractérisée par une diversité originelle et constitutive, fonde l'État moderne. La question de l'appartenance identitaire, prégnante aujourd'hui plus encore, est présente dès la naissance de cet État, construction humaine susceptible de mutations profondes dans la crise actuelle. Ainsi les dynamiques identitaires se multiplient tandis que le Baath, le parti qui exerce son monopole depuis 1963, érigeait l'arabisme en culture et identité nationales, tout en menant une politique ambiguë à l'égard des communautés ethniques et confessionnelles ; s'il accepte la pluralité religieuse, il rejette toute reconnaissance officielle des minorités ethniques. Enfin, il convient d'appréhender la nature communautaire et autoritaire du régime syrien tout en considérant le poids de l'islam, le rôle de l'économie et la place de la société civile, ainsi que celle du contexte géopolitique dans le maintien du pouvoir qui s'adapte en fonction de ses besoins de légitimation propre Un facteur essentiel de sa légitimité à l'extérieur est tire de sa lutte contre les islamistes : après quarante années de règne, le régime Assad continue de manipuler les références tantôt religieuses tantôt laïques dans une région où le poids des communautés reste fort.
Résumé : Dans cette "traversée intérieure", suite et fin de son autobiographie, Le Livre des jours, Taha Hussein nous apparaît tel qu'en lui-même, avec ses faiblesses, son ironie, ses angoisses, sa verve, son sens de l'humour et sa sensibilité surtout. Romancier, humaniste, critique et grand voyageur, il entendait rattacher l'Egypte à ses racines antiques et à son héritage méditerranéen. C'est à Paris, pendant la Première Guerre mondiale, qu'il apprit le grec et le latin et qu'il se familiarisa avec la culture classique. Il y parvint avec l'aide d'une jeune Française qui devint sa femme. Ce livre est plein de sa lumineuse présence.
L'ouvrage de Mahmoud Mohamed Taha, penseur musulman soudanais, exécuté en 1985 pour ses idées religieuses et ses positions politiques, représente ce que Samir Amin appelle une ouverture vers " une théologie islamique de la libération ". Relisant le message religieux de l'Islam à la lumière d'une analyse historique et sociale de ses deux périodes historiques, celle de la Mecque et celle de Médine, l'auteur formule une hypothèse. Les écrits de la première seraient plus proches des principes fondateurs de l'Islam que ceux qui suivirent, au moment où il fallait adapter l'organisation d'une communauté dans un contexte social précis. Pour M.M. Taha, la vie des individus est une lutte permanente qui n'a de sens que lue dans la perspective d'un combat pour se rapprocher de la condition divine. La vie des sociétés n'a de sens que dans leur combat pour progresser dans le sens de la perfection. D'où le concept d'une société juste et égalitaire, où ni la guerre sainte, ni l'esclavage, ni le capitalisme, ni les inégalités entre les hommes et les femmes, ni la polygamie, ni le voile ne sont des principes fondateurs en Islam.
Devenu l'icône de pop stars comme Steve Hillage, Brian Eno, Patti Smith, Mick Jones ou Robert Plant, de la Russie au Moyen-Orient, de l'Asie à l'Afrique du Sud, Rachid Taha - avec la complicité de Dominique Lacout - a choisi de tout dire sur son enfance et son adolescence, sur les coulisses du show-business et sur celles de la politique, comme sur ses innombrables amitiés, avouables ou non. Biographie de l'auteur Dominique Lacout a signé de nombreux ouvrages dont Léo Ferré, la chanson du bien-aimé (1993), Bernard Lavilliers, itinéraire d'un aventurier (1997), Mai 68, le journal (1998), Le Livre noir de la cuisine (2001), Léo Ferré, je parle pour dans dix siècles (2003) et La Bible des gourmets (2005).
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire. Résumant vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres, cette histoire des mathématiques ne demande aucune connaissance préalable. Le lecteur y retrouvera l'intérêt qu'ont porté aux mathématiques des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal. Il y verra aussi comment elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.
La profession d'ergothérapeute dispose d'un langage international, hautement spécialisé et largement débattu. Les ergothérapeutes francophones y accèdent cependant difficilement, faute de lire en anglais. Cet ouvrage, basé sur le travail d'un groupe de projet du réseau européen des écoles d'ergothérapie (ENOTHE) autour de la terminologie, revisite, sélectionne, définit et traduit les principaux concepts contemporains de l'ergothérapie. II met en évidence leurs relations et les regroupe en quelques familles de manière à former un cadre conceptuel capable de rendre compte de la complexité des occupations humaines et des pratiques de l'ergothérapie. Afin de familiariser le lecteur avec les références internationales, l'auteur expose les différents sens que peut revêtir le vocabulaire employé dans la littérature. L'usage commun des termes est opposé à leur usage spécialisé qui soutient théoriquement la méthodologie mise en oeuvre dans les démarches d'analyse d'activités. d'évaluation et d'intervention.
Résumé : Si ces dernières années de nombreuses découvertes ont permis de mieux connaître notre Univers, 95 % de son contenu, constitué de matière et d'énergie noires, nous est encore aujourd'hui totalement inconnu. Quelle est la nature de cette matière noire, de ces particules exotiques, sans lesquelles ne pourraient se former les galaxies ? L ouvrage, rédigé par Françoise Combes ? astrophysicienne dont les travaux de recherche dans ce domaine sont unanimement reconnus ? fait le point sur l'état actuel des connaissances, les découvertes les plus récentes et les prochains défis à relever. Une référence pour tous les passionnés de cosmologie !
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux techniques que l'étude de leur histoire. Des premiers pas de l'Homme jusqu'à nos jours, voici un panorama de l'évolution des techniques, des outils les plus primitifs aux systèmes les plus complexes. Une explication simple et précise de l'élaboration des plus grandes applications scientifiques qui ne cessent de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Résumé : 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un "matin de printemps", l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini "La guerre est un don de Dieu", Faranguis Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.
Les mots "terre d'Israël" renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d'une patrie moderne, dotée d'institutions politiques, de citoyens, de frontières et d'une armée pour les défendre? Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a dénoncé à grand bruit le mythe de l'existence éternelle du peuple juif. Poursuivant ici son oeuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l'Etat d'Israël, il s'intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper: la "terre promise" sur laquelle le "peuple élu" aurait un droit de propriété inaliénable. Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la "terre d'Israël"? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils de tout temps aspiré à émigrer au Moyen-Orient? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd'hui? Et qu'en est-il des habitants non juifs de cette terre: ont-ils, ou non, le droit d'y vivre?
Lemire Vincent ; Berthelot Katell ; Loiseau Julien
Résumé : Jérusalem n'est pas un champ clos sur lequel se rejouerait depuis des millénaires le "choc des civilisations", la guerre des identités religieuses ou nationales. En se tenant à distance de ces catégories douteuses pour raconter la longue histoire urbaine de Jérusalem des origines à nos jours, en restant attentif à l'esprit des lieux autant qu'aux cassures du temps, on découvre au contraire une ville-monde ouverte aux quatre vents, le berceau commun dans lequel se sont inventés tour à tour le judaïsme, le christianisme et l'islam, et dont les lieux saints emblématiques reflètent autant les échanges et les influences réciproques que les conflits et les confrontations. Pour la première fois, cette synthèse rend accessible à un large public les toutes dernières découvertes archéologiques, des archives encore inédites et les débats historiques les plus récents, en guidant le lecteur grâce à une chronologie et à une cartographie entièrement renouvelées. Une lecture indispensable pour comprendre pourquoi le monde s'est donné rendez-vous à Jérusalem.
Résumé : Si la défaite actuelle des armées occidentales en Afghanistan renvoie aux échecs des envahisseurs précédents, elle met également en pièces le rêve eurasien d'Alexandre Le Grand. Ce rêve "si beau, perspicace, intemporel, généreux" selon Nicolas Bouvier, et qui bouleversa Malraux. Comment le territoire du Gandhara, où prospéra l'extraordinaire et tolérante civilisation née de la rencontre entre la Grèce et l'Orient, peut-il coïncider avec celui du djihadisme contemporain ? Celui-là même qui vit l'apogée des talibans, la montée d'Oussama Ben Laden, la présence des théoriciens de la guerre sainte, ou encore le passage de Mohammed Merah. Pour le comprendre, Jean-Pierre Perrin a parcouru l'Afghanistan dans les pas d'Alexandre le Grand. Il retrace les batailles du conquérant dans les montagnes de l'Indu Kush, revient sur les échecs militaires de l'URSS et de l'OTAN, tout en évoquant les figures du djihad de - Massoud ou le sanglant Haqqani qu'il a personnellement rencontrés. Comme dans la plupart de ses ouvrages, il fait résonner littérature et souvenirs, Histoire et géopolitique, passé et présent. Ecrivain-voyageur, romancier, longtemps grand reporter à Libération, Jean-Pierre Perrin a publié, entre autres, Jours de poussière (La Table ronde, Prix des lectrices de Elle 2003), La mort est ma servante (Fayard, 2013) et Menaces sur la mémoire de l'humanité (Hoëbeke, 2016).