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Oeuvres complètes. Livre sur la vie de Julius Agricola ; De la Germanie ; Dialogue des orateurs ; Le
TACITE/SALLES
BOUQUINS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782221132999
Né en Gaule narbonnaise, Tacite a vécu entre la seconde moitié du Ier siècle après J.-C. et le début du IIe. Une période sombre au cours de laquelle se succèdent à la tête de l'Empire romain des souverains fous et sanguinaires (Tibère, Caligula, Néron...) et des empereurs plus respectueux de la morale et du peuple (Vespasien, Titus et Domitien). Le génie de Tacite tient à ce qu'il est à la fois un historien qui s'appuie sur des informations vérifiées, écartant les deux écueils majeurs qui menacent la véracité des faits : la flatterie du pouvoir en place et la haine de ce dernier, un portraitiste admirable de précision et de vitalité, un moraliste au patriotisme intransigeant qui dénonce les turpitudes des empereurs comme de la plèbe, un écrivain au style étincelant qu'admiraient Racine et de Gaulle, un conteur inouï dont les évocations font resurgir la Rome antique souvent mieux que le cinéma ne l'a fait depuis lors. Tacite s'est mis tardivement à la composition littéraire, consacrant son talent à l'art oratoire dans lequel il était considéré comme un maître de premier ordre. La pitié filiale et l'admiration que lui a inspirées son beau-père lui dictent l'oraison funèbre de ce dernier, La Vie de Julius Agricola, devenue un véritable manifeste politique contre le pouvoir. Une décennie plus tard, Tacite revient dans le Dialogue des orateurs sur les problèmes de fond et de forme liés à l'exercice de l'éloquence. Ces premières ?uvres, auxquelles il faut ajouter De la Germanie, ont pour trait commun de comporter une analyse riche et documentée de l'histoire contemporaine de Rome. Suivra l'élaboration de ses deux grandes sommes fondamentales, Les Histoires et Les Annales. On retrouve dans l'ensemble de ces textes les deux préoccupations majeures de Tacite : l'affaiblissement de la puissance romaine et la dégénérescence du pouvoir impérial pendant un tout Ier siècle marqué par des drames et des dérives catastrophiques ; la menace des peuples barbares dont les Romains ne se soucient guère alors qu'elle pèse de plus en plus sur leurs frontières. Tacite est un historien rigoureux dans la lignée de ses maîtres, Tite-Live et Salluste. Pour lui, l'écriture est un engagement et une forme de devoir, car la dénonciation des dysfonctionnements de l'Etat est une façon de le servir en attirant l'attention des responsables. Pour Tacite, l'historien a une fonction morale essentielle vis-à-vis de ses lecteurs. " Mon dessein, écrit-il, n'est pas de rapporter toutes les opinions, mais seulement celles qui se signalent par leur noblesse ou par une insigne bassesse : j'estime en effet que c'est la tâche principale de l'annaliste de ne pas passer sous silence les vertus et d'inspirer aux paroles et aux actions perverses la crainte de l'infamie réservée pour la postérité. " Maître de la langue latine, Tacite est aussi un styliste dont la puissance et la vigueur tiennent pour une grande part à son sens exemplaire de la concision.
John Hunter est un chasseur de primes réputé dans tout l'Ouest américain. Une fine gâchette qui n'a jamais connu l'échec. Un jour il croise son destin sous la forme d'une entité inhumaine et malfaisante appelée "Le Cavalier Noir", figure légendaire et terrifiante du Nouveau Monde. Hunter survivra-t-il à cette confrontation?Dead Hunter est un western fantastique où se mêlent violence, magie noire et humour du même ton! Sorciers sioux, shérifs zombies, villes fantômes et saloons hantés sont au programme de ces nouveaux mystères de l'Ouest. Tacito fait voler en éclats les codes du western et invente un nouveau genre qui doit tout autant aux feuilletons télé qu'aux jeux de rôles.Après l'éclatant succès de 666 en tandem avec Froideval, Tacito fait preuve d'une incontestable maestria graphique et s'impose comme un scénariste hors pair. Du sang et du rire!
Un monde né de notre imagination, un monde que chacun d?entre nous bâtit de ses rêves... La garante de l?équilibre entre dimension réelle et monde des fantasmes, porte un nom : Alice. Dans la réalité, Alice est une icône sex & drugs & rock n? roll, que ses excès ont menée à l?état où elle se trouve aujourd?hui, entre la vie et la mort, rêvant de son pays des merveilles. Wonderland court à sa perte, rattrapé par les forces inexorables de la réalité: pour tenter de freiner l?anéantissement du pays des merveilles, le Lapin Blanc va devoir faire appel à cinq héros emblématiques issus d?univers imaginaires très différents....Franck Tacito revient avec cette série détonante, véritable déclaration d?amour à la culture geek, au cinéma hollywoodien à grand spectacle et aux comics.
Résumé : Othon fit retirer tout le monde et prit quelques instants de repos. Déjà les soins de ses derniers moments occupaient sa pensée, quand il en fut soudain distrait par un tumulte : on vint lui annoncer une émeute de soldats qui menaçaient de mort ceux qui voulaient partir. Après avoir réprimandé les auteurs de la mutinerie, il rentra chez lui. Vers le soir, il eut soif et but une gorgée d'eau glacée. Alors s'étant fait apporter deux poignards il en éprouva la pointe et mit l'un d'eux sous son oreiller; puis, quand il se fut assuré que ses amis étaient partis, il passa tranquillement la nuit et, au point du jour, il appuya le fer contre sa poitrine. Au gémissement qu'il poussa en mourant, ses affranchis et ses esclaves entrèrent ; sur son corps, ils ne trouvèrent qu'une blessure.
Il est né dans la fureur et dans le sang. A sa naissance, Dieu lui-même semble marquer son destin en lui offrant son alliance et en armant son bras. Son père bâtit un empire, le jeune Parsifal ne rêve que d'être un paladin. Les vents du destin vont marteler et forger son âme afin d'en faire l'épée de Dieu, avant de la faire entrer dans les Chroniques de la Lunes Noire!
La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle. Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres... Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle. Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle. Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage... " Que de rêves, d'enchantements ! Et que de femmes sur sa route... Calypso lui promet l'immortalité, Nausicaa a tout l'attrait de la jeunesse, Circé l'envoûte... À tant de charmes, il faut ajouter celui des sirènes. Comment résister ? Dans le secret de son c?ur, Ulysse ne songpourtant qu'à Pénélope... Mais avant de la serrer contre lui, que d'épreuves, de tourments ! De la porte de l'Enfer à celle d'Ithaque, ce ne sont que pièges, naufrages, gouffres et monstres. Contre l'adversité tant de constance ! Si les dieux sont tortueux, Ulysse est rusé. Et, d'étape en étape, son voyage fera d'abord de lui un homme..
Résumé : En l'an 8 de notre ère, célèbre et adulé de tous, Ovide est forcé à l'exil par l'empereur Auguste. II doit alors quitter sa famille, ses amis, ses biens, sa carrière de poète. Il ne le sait pas encore mais il ne reviendra jamais à Rome. Durant près de dix ans, il écrit aux siens, à l'empereur ?Auguste puis Tibère, sourds l'un et l'autre à ses appels ?, et ses lettres sont parmi les oeuvres les plus poignantes que la littérature ait produites. Cris de douleur, d'amour, de désespoir, cris de prière et de révolte à l'adresse d'un pouvoir inflexible, ces poèmes épistolaires touchent au coeur tant ils parlent avec respect et justesse de tous les êtres qui ont connu ou connaissent l'exil ? qu'il soit imposé par le pouvoir ou rendu nécessaire pour préserver sa vie. Ces deux recueils constituent, avec Les Héroïdes, un ensemble initialement publié par Actes Sud en 2006 (Lettres d'amour, lettres d'exil, coll. "Thesaurus") pour lequel Danièle Robert, écrivain et traductrice d'Ovide mais aussi de Catulle, Paul Auster, Guido Cavalcanti et Dante, a obtenu le prix Jules-Janin de l'Académie française. Respectueuse de leur prosodie, sa traduction révèle leur force : celle d'être nos parfaits contemporains ? littéraires, émotionnels, et politiques.
Avec son peuple d'animaux et de végétaux auxquels des acteurs humains donnent sans sourciller la réplique, la fable joue sur les frontières : entre l'imaginaire et la réalité, l'enchantement et la vérité, la sagesse et la puérilité, l'animalité et l'humanité, l'écriture et l'oralité, et par-dessus tout entre les sphères culturelles, les langues et les époques. Héritière des civilisations mésopotamiennes de l'âge du bronze, la fable constitue le genre littéraire le plus continûment et le plus universellement cultivé de l'Antiquité à nos jours : d'Orient en Occident, les recueils d'apologues se comptent par centaines. Au sein de cette galaxie, les récits et anecdotes qu'on attribue à Esope (VIe s. avant J. -C.) occupent une place privilégiée. On les découvrira ici, accompagnés pour la première fois en édition de poche de la Vie romancée qui installe durablement la légende d'Esope, cet esclave difforme et monstrueux, aussi subtil que redoutable, celui que La Fontaine considérait comme le père d'un genre toujours vivace et fascinant.
Considérés dans leur ensemble, tous ses écrits offrent un aperçu de julien l'Apostat sans équivalent pour aucun autre personnage antique, hormis Cicéron. Dans ce corpus singulier, fait de traités (le Misopogon ou le Contra Galileos), de polémiques, de panégyriques ou de discours, les lettres, qui s'étendent de sa mission en Gaule en tant que César (355) à la proclamation de Lutèce, puis au séjour à Antioche et à Constantinople et enfin à la campagne de Perse (363), forment un ensemble exceptionnel. Avec un art d'écrire, dont Alexandre Kojève a souligné la singularité, julien l'apostat s'y révèle et expose sa vision ambiguë du christianisme et du judaïsme, et surtout son adhésion au paganisme. Ces lettres sont des documents rares permettant de suivre les méandres d'une pensée d'un apostat qui peine à s'émanciper de la religion qu'il a quittée et dont le syncrétisme ne convainc ni les païens ni les chrétiens. Au-delà de l'échec de la restauration du paganisme, elles donnent de l'Empire, à la veille de sa christianisation définitive, une vision fort différente de la légende noire de l'Apostat, tissée notamment par un ancien condisciple, le Père de l'Eglise Grégoire de Nazianze.