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A propos de tout et surtout de rien. Edition
Szpilmann Harry
LETTRE VOLEE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782873175450
S'agit-il d'une méditation poétique, d'une pensée opérant sur la condition de l'auteur doublement confronté à la vie et à son écriture ? ou de fragments où viennent s'inscrire entre la prose introspective et la solitude arpentée ? en définitive, tout cela se trouve à divers titres ou de diverses manières dans cette suite d'aphorisme dont on ne saurait dissocier l'une ou l'autre de ses multiples formes d'expression. il s'agit d'une réflexion poétique, audacieuse, hardi, puissante en ses moments d'intensité provocatrice, constitués de visions spontanées qui ne laissent que peu de chose au hasard. L'énergie qui s'y dégage est faite de révélations qui engagent le lecteur tout autant que son auteur non pas dans une simple contemplation de la vie mais bien dans le rapport qui se noue entre les mots et le monde, entre la condition humaine dans ses aspects les plus sensibles et les la parole qui en cerne les conditions. il ne peut y avoir alors de dernière parole prononcée, seulement la possible de poursuivre qui donne sens aux vérités les plus intimes. Puisqu'il est des torrents dont le cours jamais ne se laissera réguler. Que les berges soient prévenues.
Szpilman Wladyslaw ; SZPILMAN Andrzej ; Biermann W
Un témoignage bouleversant venu du froid et de l'horreur. " Annie Coppermann - Les Echos Septembre 1939. Alors que Varsovie est écrasée sous les bombes allemandes, les accords du Nocturne en ut dièse mineur de Chopin s'élèvent à la radio nationale. L'interprète s'appelle Wladyslaw Szpilman. Il est juif. Pour lui, c'est une longue nuit qui commence... Une longue nuit dont l'issue aurait pu être la mort, sans un officier allemand, Wilm Hosenfeld - le plus improbable des sauveteurs. Hanté par l'atrocité des crimes nazis, il va protéger et sauver le pianiste. Mort en 2000 à Varsovie, Wladyslaw Szpilman a eu une carrière internationale de compositeur et de pianiste. Il aura fallu plus de cinquante ans pour que l'on redécouvre enfin ce texte, sobre et émouvant. Suivi d'extraits du journal de Wilm Hosenfeld Présentation d'Andrzej Szpilman Postface de Wolf Biermann Grand Prix des lectrices de "ELLE" 2002
Le titre de ce dernier livre du poète Harry Szpilmann peut avoir de quoi étonner le lecteur. Pourtant le terme Fulgor nous est familier sous bien d'autres désignations. S'il signifie éclat ou même splendeur, selon son étymologie latine, il ne laisse pas de doute sur ce que le mot figure lorsqu'il est associé à la signification d'éclat fulgurant, celui de l'éclair. Ce livre composé de textes poétiques courts atteint cette fulgurance de la parole attachée de près à la recherche de l'extrême concentration nécessaire à son expression. Il témoigne comme nul autre d'un travail qui s'opère sur l'usage le plus précis de la langue, lequel devient un véritable travail sur soi-même puisque c'est toute l'expérience de la vie qui s'y trouve approchée, interrogé en quelque sorte. Dans les tous premiers textes du livre, on peut lire ce fragment, dont on peut dire qu'il synthétise ce ton unique que le lecteur est appelé à ressaisir et à s'imprégner tout au long de cette suite poétique : Tout ce que jusqu'alors tu t'imagines avoir conquis : mirages et pâtures de néant. La foudre appelle, mais la flamme est devant. Ainsi l'ensemble de cette suite s'affirme avec force comme un tout, rivé à une économie maximale du déroulé de la parole en s'approchant de la prose sans ne jamais y céder, sans ne jamais s'y enfermer. De ce fait, cette parole à très haute densité poétique ne quitte plus le terrain de la pensée en un tissage entre prose et poésie qui s'impose à chaque moment de son expression. Alors que cette dernière se voit traversée de doutes permanents. Chaque séquence paraît toujours confrontée à l'indétermination de ses relevés, si ce n'est du fait que la vie n'offre pas de but donné d'avance, seulement des chemins à parcourir puisqu'elle est déjà à la poursuite de chemins qui ne peuvent se tracer qu'à chaque avancée. Cette voie poétique ne se décline pas au singulier mais bien à chacun de ses instants au pluriel : ... rien ne s'inscrit sur ta route que l'oppressante opacité de cette blessure sans fond. Plus qu'à simplement lire, ce livre, parce qu'il ralenti la lecture est un livre à méditer, car la langue atteint une profondeur exceptionnelle appelée à interroger le lecteur, tout lecteur : Toi que vivre écartèle et çà et là éblouit, de quelle blessure, de quelle brûlure ton souffle tire-t-il sa légitimité ?
Résumé : Varsovie, 1939 : Wladyslaw Szpilman, jeune et brillant pianiste d'origine juive, plonge dans les ténèbres. Six ans plus tard, à la différence de tant d'autres, il est encore là. Il a tout perdu : sa famille, ses amis, son monde. Il a survécu à tout : le ghetto, l'insurrection de la ville, sa destruction par les Allemands. Au dernier moment, c'est grâce au plus improbable des sauveurs que sa vie fut épargnée : un officier allemand, un juste nommé Wilm Hosenfeld, un homme brisé, hanté par les crimes de son peuple. Ecrit dans l'urgence par un survivant entouré de fantômes, publié aussitôt après la guerre dans des circonstances rocambolesques et oublié pendant près de cinquante ans, Le Pianiste a fini par ressurgir pour connaître enfin la consécration due à tout chefs-d'?uvre.
Au lecteur à se faire l'écrivain de sa vie au jour le jour en s'appropriant ce livre qui deviendra, suivant l'humeur du moment et de chacun, agenda ou source d'inspiration, carnet de notes ou de croquis, journal intime ou présent.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.