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La voix, par ailleurs. Ventriloquie, bégaiement et autres accidents
Odello Laura ; Szendy Peter
MINUIT
16,00 €
Épuisé
EAN :9782707348449
La voix est une énigme. Même tonitruante, elle est cette sonorité fragile qui s'élève depuis nos cavités intérieures, depuis les vides ou les creux qui nous habitent. Pour tenter d'en sonder l'énigme, nous nous sommes tournée s vers les accidents de la voix. Lorsqu'elle se détache du corps auquel elle semblait appartenir. Lorsqu'elle se désynchronise d'avec ce qu'elle était censée dire. Lorsqu'elle verse dans le sans-mesure du chuchotement ou de la vocifération. Nous nous sommes donc attardé.e.s dans les marges de la voix. Nous avons ausculté les résonances de la caverne de Platon et de l'antre où complotent les sorcières de Purcell. Nous avons écouté les ventriloques, dans la Bible comme au cinéma. Nous avons prêté l'oreille aux bégaiements de Ghérasim Luca ou de MC Solaar, aux murmures de Carmelo Bene, aux cris silencieux chez Hitchcock et Dante, aux hurlements saccadés de Bill Viola. Notre exploration de ces altervocalités reconduit chaque fois vers une hypothèse : c'est lorsque la voix déraille que l'on commence à entendre ce qui la rend possible.
Succès au Japon comme en Occident, Akira a eu un immense impact sur le développement de la popularité à l'international du manga et de l'animation japonaise. Analysant de près le film et ses thèmes clés, Colin O'Dell et Michelle Le Blanc évaluent son importance historique, son impact sur la perception occidentale de l'animation japonaise et son influence sur le cinéma de science-fiction.
Le blockbuster, c'est de l'explosif. A l'origine du mot, une bombe utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, capable de détruire tout un pâté de maisons. Et il n'y a sans doute pas d'image plus typique du blockbuster que celle d'une gigantesque explosion. Les déflagrations dont il s'agit dans ce livre ne sont pas uniquement celles que racontent les films. Produit grand public, confectionné grâce à d'immenses investissements financiers, le blockbuster s'apparente à une bombe à fragmentation, pulvérisant l'objet filmique dans des contextes de consommation qui n'ont plus rien à voir avec le cinéma, se diffractant sur le marché mondial sous forme de produits dérivés, T-shirts, figurines et autres gadgets. Sept auteurs, philosophes et critiques, se sont penchés sur quelques blockbusters de leur choix. A chaque fois, les films dynamitent la pensée et l'entraînent dans des directions inattendues : les gremlins sabotent les écrans et contaminent les images, Godzilla et King Kong se font machines à échanger les regards, Batman devient le théâtre d'une déconstruction du politique, Alien met en scène les métamorphoses d'un récit qui ne change jamais, et Titanic coule comme cette industrie lourde qu'est le cinéma lui-même...
Résumé : Au sein de la microsphère fashion, où paillettes et coups bas sont de mise, vit et règne Anna Wintour. Est-elle vraiment la tyrannique rédactrice en chef du Diable s'habille en Prada ou bien simplement une femme engagée, visionnaire et passionnée, à la tête de l'un des plus grands magazines de mode ? Dans cette biographie non autorisée, Amy Odell nous raconte l'ascension, et les faux pas, d'Anna Wintour jusqu'au sommet de l'univers de la mode. Pour cela, elle a interrogé les plus proches amis et collaborateurs d'Anna Wintour afin d'en dresser un portrait à la fois intime et multifacette qui nous fait entrer dans les coulisses des magazines et de la haute couture.
Résumé : Toute salle polyvalente s'envisage comme l'un des lieux "communs", emblématiques du vivre-ensemble, un lieu d'expression des opinions et des talents, un lieu témoin du dynamisme d'un territoire et de ses habitants. Espace de rencontres, d'échanges et de partage, la salle polyvalente doit répondre aussi bien aux besoins des administrés, aux enjeux urbains, aux exigences réglementaires diverses (accessibilité, acoustique et confort, etc.) qu'aux contraintes financières et budgétaires. Cet ouvrage rassemble les recommandations techniques permettant la conception, la programmation et le fonctionnement de salles polyvalentes, petites et grandes, en milieux urbain et rural, dans le cadre de projets de construction, rénovation, modernisation et extension. Il suit la chronologie d'une opération de construction, appliquée au projet de salle polyvalente : détermination des enjeux en fonction des partenariats institutionnels et des acteurs, des usages actuels ? projections cinématographiques, spectacles de toute nature (danse, musique, théâtre...), événements (débats, conférences...), ateliers d'activités scolaires, etc. ; définition du projet à partir de l'analyse préalable des besoins ; mise en place de la méthodologie de programmation et mise en oeuvre technique de l'opération ; description des aménagements intérieur et extérieur (mise en oeuvre des équipements, choix des matériaux de construction et d'habillage, du mobilier, création des abords) spécifiques à ce type de bâtiment ; exécution des travaux et suivi de chantier. Enrichi de nombreuses illustrations, et complété par des tableaux synthétiques et des logigrammes, ce guide pratique servira de référence pour toutes les parties prenantes à un projet de salle polyvalente en leur permettant d'appréhender les différentes facettes techniques grâce aux nombreuses réalisations architecturales polyvalentes analysées.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.