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Blockbuster. Philosophie et cinéma
Odello Laura
AMSTERDAM
14,00 €
Épuisé
EAN :9782350960784
Le blockbuster, c'est de l'explosif. A l'origine du mot, une bombe utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale, capable de détruire tout un pâté de maisons. Et il n'y a sans doute pas d'image plus typique du blockbuster que celle d'une gigantesque explosion. Les déflagrations dont il s'agit dans ce livre ne sont pas uniquement celles que racontent les films. Produit grand public, confectionné grâce à d'immenses investissements financiers, le blockbuster s'apparente à une bombe à fragmentation, pulvérisant l'objet filmique dans des contextes de consommation qui n'ont plus rien à voir avec le cinéma, se diffractant sur le marché mondial sous forme de produits dérivés, T-shirts, figurines et autres gadgets. Sept auteurs, philosophes et critiques, se sont penchés sur quelques blockbusters de leur choix. A chaque fois, les films dynamitent la pensée et l'entraînent dans des directions inattendues : les gremlins sabotent les écrans et contaminent les images, Godzilla et King Kong se font machines à échanger les regards, Batman devient le théâtre d'une déconstruction du politique, Alien met en scène les métamorphoses d'un récit qui ne change jamais, et Titanic coule comme cette industrie lourde qu'est le cinéma lui-même...
Résumé : La voix est une énigme. Même tonitruante, elle est cette sonorité fragile qui s'élève depuis nos cavités intérieures, depuis les vides ou les creux qui nous habitent. Pour tenter d'en sonder l'énigme, nous nous sommes tournée s vers les accidents de la voix. Lorsqu'elle se détache du corps auquel elle semblait appartenir. Lorsqu'elle se désynchronise d'avec ce qu'elle était censée dire. Lorsqu'elle verse dans le sans-mesure du chuchotement ou de la vocifération. Nous nous sommes donc attardé.e.s dans les marges de la voix. Nous avons ausculté les résonances de la caverne de Platon et de l'antre où complotent les sorcières de Purcell. Nous avons écouté les ventriloques, dans la Bible comme au cinéma. Nous avons prêté l'oreille aux bégaiements de Ghérasim Luca ou de MC Solaar, aux murmures de Carmelo Bene, aux cris silencieux chez Hitchcock et Dante, aux hurlements saccadés de Bill Viola. Notre exploration de ces altervocalités reconduit chaque fois vers une hypothèse : c'est lorsque la voix déraille que l'on commence à entendre ce qui la rend possible.
Nous avons tous quelque chose à esquiver. Nous avons tous besoin de fuir les murs que la vie ou les autres ont bâtis, ou que nous avons érigés nous-mêmes autour de nous. En ce printemps 2020, Angélique, Vincent, Sandra et Aurélien, eux aussi, tentent d'échapper à la violence, à la morsure des souvenirs, à l'absurdité des mesures arbitraires du Confinement. Ces existences se croisent, s'entrechoquent, se remettent mutuellement en question. Cette période de contraintes leur permettra-t-elle, paradoxalement, d'esquiver leurs prisons intérieures ?
Résumé : Au sein de la microsphère fashion, où paillettes et coups bas sont de mise, vit et règne Anna Wintour. Est-elle vraiment la tyrannique rédactrice en chef du Diable s'habille en Prada ou bien simplement une femme engagée, visionnaire et passionnée, à la tête de l'un des plus grands magazines de mode ? Dans cette biographie non autorisée, Amy Odell nous raconte l'ascension, et les faux pas, d'Anna Wintour jusqu'au sommet de l'univers de la mode. Pour cela, elle a interrogé les plus proches amis et collaborateurs d'Anna Wintour afin d'en dresser un portrait à la fois intime et multifacette qui nous fait entrer dans les coulisses des magazines et de la haute couture.
Succès au Japon comme en Occident, Akira a eu un immense impact sur le développement de la popularité à l'international du manga et de l'animation japonaise. Analysant de près le film et ses thèmes clés, Colin O'Dell et Michelle Le Blanc évaluent son importance historique, son impact sur la perception occidentale de l'animation japonaise et son influence sur le cinéma de science-fiction.
La réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.