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Les paradoxes de la démocratie. Sociologie de la théorie et de la pratique démocratiques
Sy Harouna
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296102781
Cet ouvrage est un espace de questionnement à l'intérieur duquel l'auteur interroge la démocratie en s'interrogeant sur elle. Il retourne quasiment à la démocratie les questions qu'elle pose aux autres régimes politiques. Ses interrogations portent sur le rapport réel du peuple au pouvoir en démocratie, sur le caractère démocratique des instruments de réalisation de la démocratie, sur la générosité des principes et la dureté de la pratique. Il y parle de la nécessité d'un débat jusque-là différé sur l'après-démocratie, d'une régulation éthique de la pratique politique, théorise la réversibilité de la démocratie, décrit les mécanismes et les effets de la ruse de la raison démocratique et analyse l'humiliation de l'humanisme démocratique. Ce sont deux vérités d'une étrange simplicité qui sont rappelées ici : la démocratie est un pouvoir d'Etat ; les comportements humains sont fondamentalement intéressés. Et par-delà la démocratie libérale qui a réussi à s'imposer comme modèle politique légitimement dominant et fétichisé, ce livre sur "Les paradoxes de la démocratie" est une invitation à construire un rapport plus critique à tout pouvoir.
Les rapports de la société avec la violence sont ambigus : la violence est organisatrice de la société tout comme celle-ci est organisatrice de la violence. En révélant qu'au Sénégal chaque groupe social est spécifiquement porteur d'une violence à l'école, les données légitiment la déconstruction de la relation quasi bijective qu'un déterminisme a hâtivement établi entre les classes populaires et la violence comme faits d'apprenants habitant les quartiers et banlieues pauvres.
Sociologie en débat est un exercice d'épistémologie de mise à jour des interrogations sur la sociologie s'interrogeant sur elle-même. Ce débat n'est pas une construction arbitraire et à l'insu des auteurs cités. Il n'est qu'un rappel, peut-être superflu, parce qu'il se réactualise continûment dans et par la pratique sociologique. L'interrogation sociologique et le débat nécessaire qu'elle implique portent à la fois sur la définition de la manière d'interroger le social et du social à interroger, sur le statut scientifique de la sociologie et la légitimité de sa prétention à la scientificité, sur les conditions épistémologiques de la validité de ses énoncés. L'émergence de nouvelles problématiques dans les pays du Tiers-monde a déplacé ou, plus exactement, a décentré-recentré le débat autour des épistémologies du Sud et de la sociologie africaine. Disciplines de soupçon de la raison discursive, elles ne se révèlent dans leur vérité objective qu'en interrogeant les raisons de leur soupçon. On les découvre alors oscillant entre la prétention de leur discours au radicalisme formulant l'impératif d'une désoccidentalisation des concepts et théories et la volonté de s'affirmer comme spécialités de l'épistémologie et de la sociologie générales.
L'esthétique sociale pulaar est une mise en ordre éthique de la vie sociale, une construction d'harmonies sociales symphoniques en tant que cette symphonie tient sa musicalité de l'orchestration qu'opère le devoir être. Elle est l'inventaire systématique de ce qu'il y a de beau et de laid dans le social relativement à ses valeurs, à ses normes, à ses règles et à ses codes qui commandent des postures, des relations, des rapports et des qualités appropriés. En définissant ce qui fait sens, l'esthétique sociale permet de donner sens aux choses, sens qui fait corps avec leur beauté dans la banalité routinisée du quotidien aussi bien que dans la sublimité et la gravité des événements singuliers. L'analyse porte donc sur la définition des actes et des événements esthétiques et sur l'esthétique du don, du dire, du faire et du comportement. On se donne ainsi la possibilité, par ces analyses, de déterminer les conditions sociales de production d'une belle parole par la forme et le contenu, d'une belle action, d'un beau comportement et de montrer que ce beau est, en définitive, à la fois une catégorie esthétique aussi bien qu'éthique. Ou mieux encore : ce beau n'est esthétique que dans la mesure où il est éthique. L'analyse des contradictions de la société pulaar du Fuuta Tooro a révélé des logiques et des stratégies fondées sur des rapports de castes et sur les représentations sociales que ces rapports produisent. C'est une manière de la confronter avec elle-même pour une nécessaire prise de conscience d'une auto remise en question intelligente que toute société est tenue d'engager en tenant compte de deux exigences apparemment contradictoires : la nécessité vitale qui commande de changer en changeant certaines valeurs et celle qui prescrit l'impératif d'en conserver certaines autres pour conserver son identité spécifique.
Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l'aventure entrepreneuriale. Issue d'une famille de huit enfants, d'origine sénégalo-mauritanienne, elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance, mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou son expérience de créatrice et chef d'entreprise. Et vous, qu'attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.