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Familles populaires et scolarisation. Conflits des impératifs et effets de fragilité sociale
Sy Harouna
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782140330421
Le choix de l'intitulé, "Familles populaires et scolarisation" avec une double entrée conceptuelle conflits des impératifs et fragilité sociale, est une option théorique de réinterroger spécifiquement le phénomène hors école. Et cette réinterrogation a révélé que ces conflits des impératifs des champs islamique, scolaire et des familles populaires dissimulent soigneusement des luttes de classes et donc des intérêts spécifiques. Et l'espace des conflictualités à l'intérieur d'un espace de fragilité est celui de confrontation spécifique entre logiques de classes et d'institutions et stratégies des acteurs. La place des familles dans les rapports sociaux définit leur mode d'obéissance à l'impératif religieux, la fragilité sociale spécifique à leur classe sociale retraduite spécifiquement par la configuration de chaque famille et ses dynamiques et, par l'effet de ceux-là, leur rapport différentiel à l'école et, en particulier, à la scolarisation.
Résumé : Cet ouvrage couvre une période souvent délaissée par les ouvrages portant sur l'histoire des Etats-Unis. Il s'appuie sur l'historiographie américaine et européenne actuelle pour présenter la nature, les modalités et les contraintes de l'insertion des Etats-Unis dans les relations internationales de l'indépendance à la fin du 19e siècle, lorsque la guerre contre l'Espagne de 1898 les place définitivement dans le premier cercle des puissances occidentales. Il replace dans leur contexte d'émergence les fondements idéologiques de la politique étrangère américaine ainsi que les notions d'isolement et d'isolationnisme, d'interventionnisme et de panaméricanisme, d'impérialisme et de messianisme. La période, riche en événements, crises et contradictions, est analysée comme un tout ayant ses propres logiques. Les notions-clés sont la construction et la consolidation, dans tous les domaines (politique, géographique, économique, démographique, culturel), y compris celui de la politique étrangère. Parmi les diverses lectures que l'on peut faire de ce siècle, l'une met en lumière la prédominance des relations avec la Grande-Bretagne, l'ancienne puissance colonisatrice, qui domine toujours économiquement et culturellement : deux guerres, de nombreuses quasi-guerres, suivies de périodes de rapprochement fragile qui posent les jalons de la lente construction de rapports de confiance et de respect mutuel. Une autre lecture montre que ce 19e siècle est aussi celui d'une tentative d'éloignement de la zone atlantique et de l'Europe par le fait de l'expansion vers l'Ouest, de l'enracinement dans l'Hémisphère occidental et de l'ouverture sur l'Extrême-Orient. S'il est vrai que le 19e siècle est "préparatoire" à l'explosion diplomatique de la superpuissance du 20e, il révèle aussi des conflits idéologiques entre deux grands courants de pensée, l'internationalisme et l'isolationnisme, qui traversent le 20e siècle et commandent encore aujourd'hui, en partie, les activités internationales des Etats-Unis.
Sociologie en débat est un exercice d'épistémologie de mise à jour des interrogations sur la sociologie s'interrogeant sur elle-même. Ce débat n'est pas une construction arbitraire et à l'insu des auteurs cités. Il n'est qu'un rappel, peut-être superflu, parce qu'il se réactualise continûment dans et par la pratique sociologique. L'interrogation sociologique et le débat nécessaire qu'elle implique portent à la fois sur la définition de la manière d'interroger le social et du social à interroger, sur le statut scientifique de la sociologie et la légitimité de sa prétention à la scientificité, sur les conditions épistémologiques de la validité de ses énoncés. L'émergence de nouvelles problématiques dans les pays du Tiers-monde a déplacé ou, plus exactement, a décentré-recentré le débat autour des épistémologies du Sud et de la sociologie africaine. Disciplines de soupçon de la raison discursive, elles ne se révèlent dans leur vérité objective qu'en interrogeant les raisons de leur soupçon. On les découvre alors oscillant entre la prétention de leur discours au radicalisme formulant l'impératif d'une désoccidentalisation des concepts et théories et la volonté de s'affirmer comme spécialités de l'épistémologie et de la sociologie générales.
Classes moyennes et marché de l'enseignement supérieur invite à un exercice de réflexion sur des complexités : penser les rapports complexes entre deux phénomènes complexes insuffisamment étudiés au Sénégal et qui font, chacun, l'objet, ici comme ailleurs, d'un débat non encore stabilisé. La posture analytique adoptée ici est celle d'un questionnement sur les dynamiques paradoxalement ambiguës du marché local de l'enseignement supérieur, sur l'entrepreneuriat de l'enseignement et ses processus de [re] configuration. Elle interroge aussi et également la double complexité des classes moyennes, à savoir la complexité qui leur est inhérente, complexité compliquée d'un débat sur leur existence dans les sociétés africaines. La double complexité des classes moyennes a exigé, pour sa prise en compte, la description du processus de leur formation, l'analyse de l'enjeu politique de leur développement,de leur rapport à l'enseignement et de leurs stratégies de reproduction. Et une esquisse d'analyse topographique a tenté de les situer dans les espaces dakarois et sociodémographiques, d'identifier les dynamiques de reconfiguration permanente de leur distribution et d'examiner le rapport entre mobilités résidentielles et stratégies éducatives. L'analyse met l'accent sur les transformations de la structure familiale, les trajectoires d'intégration de classe, les trajectoires scolaires des parents et des enfants dont certaines ne doivent leur existence qu'à différentes formes de solidarité. Elle confronte les aspirations des parents pour leurs enfants aux contraintes des modalités de leur mobilisation. Elle révèle les ambiguïtés de leurs pratiques éducatives, le poids des effets d'incertitudes sur leurs comportements et décrit leurs postures de négociation dans l'inévitable confrontation de leurs stratégies aux logiques des marchés.
Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l'aventure entrepreneuriale. Issue d'une famille de huit enfants, d'origine sénégalo-mauritanienne, elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance, mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou son expérience de créatrice et chef d'entreprise. Et vous, qu'attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.