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la face cachée de la lune
Suter Martin
BOURGOIS
21,65 €
Épuisé
EAN :9782267015553
Rien ne prédestinait Urs Blank, avocat d'affaire renommé dans une grande ville suisse, à vivre la tragédie que nous raconte ici Martin Suter : vivant dans l'aisance partageant sa vie avec une directrice de galerie d'art et son amitié avec un psychanalyste connu, membre de l'un des cabinets d'affaires les plus en vue du moment, spécialiste des fusions d'entreprise multinationales, Blank est l'une des ces ombres discrètes et efficaces que l'on discerne parfois sur les photos de presse, derrière des silhouettes de présidents de conseils d'administration annonçant des plans de licenciement. C'est la rencontre d'une jeune hippie, marchande de bâtonnets d'encens dans le parc tout proche du cabinet, qui va tout faire basculer. Amoureux fou de la jeune femme il accepte de participer à un "trip" aux champignons hallucinogènes. Mais aux psilocybes fer de lance, des champignons traditionnellement utilisés pour leurs vertus psychédéliques, se mêlent ce jour-là un exemplaire, un seul, du redoutable conocybe caestia, qui décuple les effets de la drogue. Et Blank perd le contrôle de lui-même : une fois revenu de son voyage, il est incapable de maîtriser ses accès de colère, et ne ressent plus de mauvaise conscience que plusieurs heures après ses actes. Il tue ainsi un chaton, il écrase un drogué, provoque la mort de deux automobilistes, et fait brûler vif l'organisateur des "voyages" aux champignons après l'avoir torturé. Un seul univers est capable d'apaiser sa rage et son angoisse : la forêt, où il a vécut son "trip". Il s'y installe peu à peu, d'abord pour quelques heures, puis pour quelques jours, puis définitivement, après avoir fait croire à son suicide. Il apprend à y vivre, à s'y nourrir, à y chasser. Mais il n'est pas toujours seul : il tue ainsi un chasseur qui a le malheur de lui cueillir ses champignons. Pour essayer de guérir, Blank retourne dans ses anciens bureaux et recherche, sur Internet, des renseignements sur les champignons qu'il a absorbés. Il trouve, sans trop s'y intéresser, un dossier prouvant que ses anciens associés sont mêlés à un gigantesque coup boursier reposant sur un délit d'initiés. Ses confrères retrouvent sa trace informatique en redémarrant l'ordinateur, le lendemain et comprennent qu'il est encore en vie. La traque est ouverte, palpitante menée par le policier qui enquête sur la mort du vendeur de champignons hallucinogènes, par le maître d'un chien policier que Blank a embroché d'un coup d'épieu, et par un homme d'affaire mêlé au délit d'initiés et qui, jadis, avait cru reconnaître en Blank un autre lui-même : Pius Ott, un requin multimillionnaire, un pervers raffiné, un passionné de chasse qui va, cette fois-ci, pouvoir prendre dans la forêt la piste d'un gibier humain. Comme dans Small World, son précédent roman, Martin Suter mêle ici une trame policière palpitante, digne des grands romans noirs américains, une étude profonde et subtile de la déviance mentale - le plus fou n'étant, là encore, pas forcément celui que l'on pourrait croire. La Face cachée de la lune est un hymne à la forêt, un roman policier de l'âme humaine. Le roman est soutenu par une écriture d'une précision et d'un impact exceptionnel (un style que la presse européenne a reconnu unanimement dès la parution du premier livre de Suter, Small World). Il est en outre étayé par des recherches extrêmement détaillées sur l'univers de la forêt, et sur les effets des champignons hallucinogènes.
Johann Friedrich von Allmen, élégant gentleman d'une quarantaine d'années, est issu d'une très riche famille suisse. Bel homme, raffiné, séducteur et collectionneur d'art, il a dilapidé avec imprudence les millions dont il avait hérité de son père. Au début du roman, il habite encore dans le somptueux immeuble qui appartenait à sa famille mais n'y est plus que le locataire de l'entreprise à laquelle il a été vendu. Dilettante et relativement désoeuvré, il s'est attaché les services d'un marjordome guatémaltèque, Carlos, qui l'appelle Sir John et lui parle dans un espagnol du plus basique (ce qui produit des dialogues particulièrement désopilants). En plus des dettes, il s'est attiré les ranc?urs de nombreuses personnes du fait de sa fâcheuse tendance à dérober, avec la plus grande habileté, les ?uvres d'art de ses fréquentations. Sa situation financière s'étant détériorée à l'extrême, Allmen a dû vendre toutes les pièces précieuses qu'il avait acquises au receleur dont il était auparavant le principal client. Il s'est ensuite retiré dans une modeste maison de campagne en compagnie de Carlos. La chance semble tourner lorsqu'il rencontre Jojo, une belle femme dans la fleur de l'âge. Après une nuit d'amour passionné, il découvre dans la magnifique demeure où elle l'avait entraîné, cinq coupes art déco à motif de libellules, chacune valant une petite fortune, chacune porteuse d'un secret. Il décide de s'en emparer sur le champ. Mais l'opération va prendre quelque temps car, comme pour ses précédents forfaits, Allmen multiplie ruses et précautions, pour le plus grand plaisir du lecteur qui suit ces rebondissements et péripéties particulièrement cocasses. Déployant tout son talent de scénariste, Martin Suter mène l'histoire d'une main de maître. Les dialogues sont fulgurants, drôles, les descriptions rapides et d'une rare efficacité.????????1
Dans la lourde atmosphère paysanne de l'Engadine, un vieil hôtel chargé d'histoire mais doté d'un "espace forme" ultramoderne accueille des patients en cure. Sonia, la jeune physiothérapeute, voit se multiplier les bizarreries. Un portier de nuit convoqué en plein jour, un chien déguisé, des croix retournées, des plantes qui meurent sans raison apparente. Sonia, affectée d'étranges troubles de la perception, tente d'établir le lien entre ces évènements, la légende du Diable de Milan et son propre passé conjugal. Mais le diable est rarement là où on le cherche... Un thriller psychologique. Traduit de l'allemand. Du même auteur : Lila, Lila ; La Face cachée de la lune.
Lorsqu'il rouvre les yeux, Fabio Rossi, un jeune journaliste d'une trentaine d'années, ne sait pas où il se trouve et ne reconnaît plus personne. Il n'a jamais vu la femme qui vient le voir régulièrement et semble très bien le connaître ; quant à sa compagne, Norina, elle ne se présente pas une seule fois à l'hôpital, où Fabio a été admis après un accident. Martin Suter nous entraîne dans les terrifiants méandres du cerveau et de la mémoire humaine. En traquant ses souvenirs, c'est à la recherche de son alter ego qu'est parti Fabio Rossi. Traduit de l'allemand. Du même auteur : Small World ; La Face cachée de la lune.
Le détective dandy Johann Friedrich von Allmen reprend duservice. Toujours à court de liquidités susceptibles de luipermettre de maintenir son train de vie, il se réjouit lorsqu'uncertain Montgomery le charge de retrouver la piste d'un voleurdisparu avec un fabuleux diamant rose à l'issue d'une soiréemondaine. De la Suisse à la Baltique, assisté de son fidèlemajordome guatémaltèque Carlos, Allmen se lance ainsi à larecherche de Sokolov, un mystérieux escroc russe.Manipulations, doubles jeux et faux-semblants sont au rendez-vous de cette nouvelle enquête d'Allmen sur fond de financeinternationale.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
« En ces heures où le paysage est une auréole de vie, j'ai élevé, mon amour, dans le silence demon intranquillité, ce livre étrange... » qui alterne chronique du quotidien et méditationtranscendante. Le livre de l'intranquillité est le journal que Pessoa a tenu pendant presque toute sa vie, en l'attribuant à un modeste employé de bureau de Lisbonne, Bernardo Soares. Sans ambitionterrestre, mais affamé de grandeur spirituelle, réunissant esprit critique et imagination déréglée,attentif aux formes et aux couleurs du monde extérieur mais aussi observateur de « l'infinimentpetit de l'espace du dedans », Bernardo Soares, assume son "intranquillité" pour mieux la dépasseret, grâce à l'art, aller à l'extrémité de lui-même, à cette frontière de notre condition ou lesmystiques atteignent la plénitude « parce qu'ils sont vidés de tout le vide du monde ». Il seconstruit un univers personnel vertigineusement irréel, et pourtant plus vrai en un sens que lemonde réel. Le livre de l?intranquillité est considéré comme le chef-d?oeuvre de Fernando Pessoa.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Lady Susan était resté inédit du vivant de Jane Austen. L'intrigue est entièrement bâtie autour des lettres échangées entre les différents protagonistes : Susan, ravissante veuve d'environ trente-cinq ans, en est le personnage central. Ses agissements volages engendrent bien des critiques. Cette femme spirituelle et sans le sou s'est en effet installée chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou simplement une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Réginald risque de payer cher la réponse à cette question... Ce texte est suivi de deux fragments inachevés rédigés, l'un au milieu de sa vie, et l'autre juste avant sa mort. Au-delà de leur intérêt documentaire, ils valent par leur qualité littéraire et le plaisir de lecture qu'ils procurent.
Bernhard Schlink, né en 1944 près de Bielefeld, est juriste. Il est l'auteur de nouvelles et de romans traduits dans le monde entier, et du succès international Le liseur (1996), adapté au cinéma par Stephen Daldry.4e de couverture : L'est de l'empire allemand à la fin du XIXE siècle. Olga est orpheline et vit chez sa grand-mère, dans un village coupé de toute modernité. Herbert est le fils d'un riche industriel et habite la maison de maître. Tandis qu'elle se bat pour devenir enseignante, lui rêve d'aventures et d'exploits pour la patrie. Amis d'enfance, puis amants, ils vivent leur idylle malgré l'opposition de la famille de Herbert et ses voyages lointains. Quand il entreprend une expédition en Arctique, Olga reste toutefois sans nouvelles. La Première Guerre mondiale éclate, puis la Deuxième. À la fin de sa vie, Olga raconte son histoire à un jeune homme qui lui est proche comme un fils. Mais ce n'est que bien plus tard que celui-ci, lui-même âgé, va découvrir la vérité sur cette femme d'apparence si modeste. Bernhard Schlink nous livre le récit tout en sensibilité d'un destin féminin marqué par son temps. À travers les décennies et les continents, il nous entraîne dans les péripéties d'un amour confronté aux rêves de grandeur d'une nation.
Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours." Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l'entretien d'embauche, elle ignore qu'elle s'apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov ! , elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l'époque avec un Iranien, réfugié politique, s'est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires. Mazel tov ! , c'est le récit du choc des cultures, le portrait d'une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l'auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.
Dans une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain, aussi bien par son climat que par ses moeurs, une femme voilée demande de l'aide à un ancien médecin, et le fait plonger peu à peu dans une folie meurtrière. Tel un de ces fous de Malaisie qui dévalent parfois subitement les rues armés de leur kriss et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin dans une course insensée que l'on nomme amok, le héros de cette nouvelle se lance à la poursuite de cette mystérieuse femme. Ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig est ici publié dans une traduction inédite en poche. Comme dans sa parution originale de 1922, il est suivi de La Ruelle au clair de lune, nouvelle avec laquelle il présente nombre de points communs.
Résumé : Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyerdes cartes postales envoyées depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure. Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi. à la rentrée, Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ... Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante. Traduit du néerlandais par Françoise Antoine