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La catastrophe AZF.
Suraud Marie-Gabrielle,Vindimian Eric
DOC FRANCAISE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782110067012
La catastrophe industrielle de l'usine AZF, en septembre 2001, est l'une des plus graves qu'ait connue la France par le nombre de morts, de blessés et les dégâts occasionnés. Cependant, cette catastrophe comporte également un second aspect : elle a provoqué, de longs mois durant, une mobilisation de grande ampleur contre le pôle chimique où se trouvait l'usine AZF en vue d'obtenir la fermeture des usines. Cet ouvrage analyse des conditions, les formes et les effets de cette mobilisation, qui s'est principalement dirigée contre les décideurs (industriels, Etat, élus), mais qui s'est également confrontée aux salariés des usines concernées. En ce sens, la catastrophe a produit une crise sociale relativement inédite, qu'il s'agit de mieux comprendre. En explorant les mobilisations contre le pôle chimique, on peut ainsi observer que la contestation des risques industriels n'est pas réductible à une simple crainte des populations environnant les usines à risques, que la concertation, même intensifiée, ne conduit pas nécessairement à l'apaisement des tensions engendrées par la catastrophe, que la concertation peut alimenter et soutenir la contestation. Ce livre est le fruit d'un travail de recherche qui s'est plongé, sans engagement personnel partisan, dans la contestation en train de se développer. Les enseignements qui en sont tirés, n'auront de portée que s'ils sont mis en débat, par les militants concernés, associatifs ou syndicalistes, les universitaires, des industriels, les responsables administratifs et les élus.
C'est dans l'après seconde guerre mondiale que naît le métier d'éducateur spécialisé. Très convoité pour ses conventions collectives et un marché du travail plutôt favorable, il est aussi séduisant pour son accessibilité qui, même en l'absence de titres scolaires permet la réalisation d'aspirations sociales. Les nombreux emplois possibles, compte tenu de la multitude et de la variété d'établissements et de services constituant le secteur de l'éducation spécialisée, laissent présager un marché du travail ouvert à des carrières professionnelles dynamiques et variées. Pourtant c'est plutôt l'inverse qui se produit. En s'appuyant sur une enquête réalisée par l'auteur, le livre montre que les éducateurs spécialisés sont en réalité confrontés à un marché du travail qui, sans être totalement fermé, ne permet pas des carrières professionnelles multicolores. Dans l'ensemble ils vivent des parcours plutôt uniformes, ponctués de petits changements parfois acquis de longue lutte. C'est un repli sur soi, dans une stratégie de sauvegarde personnelle, que vivent ces professionnels contraints de devoir aménager leur poste de travail à leur convenance, dans une posture individualiste au sein d'un métier véhiculant pourtant des valeurs de solidarité et de partage. Des changements sont en cours (création récente d'un référentiel professionnel, réforme du diplôme d'Etat). Peut-être auront-ils pour effet de favoriser l'élaboration d'une identité collective peu développée jusqu'à ce jour.
La conduite automobile, pratique ludique et aristocratique à ses débuts, est devenue tardivement une affaire d'Etat (à partir des années 1970). Si la route tue moins, elle continue à frapper en priorité les catégories les moins intégrées socialement. La deuxième partie de l'ouvrage fait entrer dans la "boîte noire" du travail de communication engagé dans l'élaboration, la diffusion et la réception des politiques de sécurité routière.
Le service civique fait aujourd'hui figure de dispositif d'état supposé posséder la capacité de mobiliser la jeunesse, de l'ancrer dans les valeurs de la république. Réaffirmé comme universel en 2015 aux lendemains des attentats, le service civique tend à traiter les jeunes comme s'ils étaient tous également en mesure répondre à cet appel. Le présent ouvrage démontre le contraire. Il repose sur une enquête par entretiens menés auprès de jeunes, en situation de décrochage scolaire (des années collège aux premières années de l'enseignement supérieur), au cours de leur service civique. A écouter jeunes, on comprend que s'engager de façon désintéressée au profit du vivre ensemble, dans des missions d'intérêt général, tel que l'envisagent les responsables du service civique, s'avère inégalement accessible. Dans les faits, le service civique donne lieu à des formes d'appropriation variées qui sont les fruits des parcours des jeunes, des ressources et des intérêts qui en ont résulté.
Javerlhiac Sophie ; Suaud Charles ; Demazière Didi
L'un des problèmes les plus cruciaux qui se pose aux sportifs de haut niveau (SHN) est la reconversion. Celle-ci constitue une période transitoire particulièrement difficile qui doit être préparée. Le double projet (se former durant la carrière sportive) constitue l'un des processus qui devrait faciliter cette transition. S'il existe, a priori, une volonté politique pour que les SHN puissent s'engager dans le double projet, la réalité semble toute autre. Quelques-uns anticipent leur reconversion dès leur arrivée dans les centres nationaux ou les clubs professionnels. Construisent un projet professionnel. Suivent des formations. A l'inverse d'autres sont dans l'obligation de trouver des solutions urgentes à l'issue de leurs carrières sportives ou à la suite d'une blessure. La question se trouve donc posée : "Comment interpréter le fait qu'un grand nombre d'athlètes ne s'engage pas dans le double projet malgré les dispositifs mis en oeuvre et les discours politiques les y encourageant ?" Pour y répondre 60 SHN appartenant à 5 sports différents et 14 cadres institutionnels ont été interrogés sous forme d'histoire de vie ou de récit de pratique professionnelle. L'analyse révèle un système complexe dans lequel, en l'absence de pilotage institutionnel, se confrontent des stratégies antagonistes et des relations de pouvoir et de domination. Les politiques fédérales se distinguent entre "éthique de la responsabilité" (l'athlète est au centre du projet) et "éthique de la conviction" (seul le résultat sportif compte). Si les SHN subissent de nombreuses contraintes, celles-ci constituent autant d'obstacles que d'excuses à ne pas se former. C'est dans l'histoire singulière de ceux qui ont décidé de se former, parfois à l'encontre de la politique fédérale, que se lisent tout à la fois la volonté et les stratégies mises en oeuvre. Les acteurs institutionnels tentent de faire vivre le double projet. Ce dernier étant "imparfaitement défini", non encadré légalement, leur cadre d'action se trouve considérablement réduit.
L'épreuve de questions sociales est présente notamment aux concours d'inspecteur de l'action sanitaire et sociale, d'attaché d'administration hospitalière et à celui des IRA (en 2019). Les candidats doivent maîtriser les notions de base de cette vaste matière, en connaître les grands enjeux et être à même de mesurer l'efficacité des politiques publiques. Candidats et étudiants trouveront dans cet ouvrage l'intégralité du programme de questions sociales : la protection sociale et la politique de santé, le rôle des collectivités, l'emploi, la cohésion sociale et la lutte contre les inégalités, les évolutions au sein du monde du travail. Cette nouvelle édition, riche en données actualisées, fournit aussi les éléments nécessaires à une analyse des interventions publiques dans ces domaines. Ce manuel constitue l'outil de travail indispensable pour acquérir les connaissances et préparer au mieux l'épreuve de questions sociales.