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Saisies, spoliations et restitutions. Archives et bibliothèques au XXe siècle
Sumpf Alexandre ; Laniol Vincent ; Rolland Denis
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753519961
Les spoliations d'archives et de bibliothèques semblent bien secondaires par rapport aux atrocités commises pendant les terribles conflits du XXe siècle, et fascinent moins que les vols d'oeuvres d'art. Pourtant, les saisies opérées par les autorités nazies dans toute l'Europe occupée, puis en grande partie collectées par l'Armée rouge et conservées secrètement par les Soviétiques, sont un phénomène massif tant par l'ampleur des détournements que par la diversité des spoliés. Il touche les administrations publiques des Etats occupés, les partis politiques, les syndicats, les Eglises, les associations ainsi que les personnes privées souvent juives. Seul l'effondrement du régime soviétique a fait sortir ces fonds, longtemps soumis au régime du silence, de l'oubli dans lequel ils étaient tombés. Beaucoup de documents ont été rapatriés depuis une décennie, mais trop aussi ont été perdus, bien qu'un mince espoir d'en retrouver subsiste. Les meilleurs spécialistes, historiens, bibliothécaires et archivistes de France et de Russie, d'Europe et des Etats-Unis, ont oeuvré à offrir une compréhension globale d'un phénomène crucial de l'histoire européenne. Ce volume étudie les motifs des saisies, l'utilisation nazie et soviétique de la documentation collectée, les réactions des institutions ou des personnes privées spoliées. Enfin se pose la question des choix opérés au moment du retour de ces archives. Doit-on créer des "fossiles archivistiques" ou les réintégrer sans mention de leur destin particulier? L'usage des archives et la réactivation de leur mémoire relève d'enjeux citoyens très actuels.
Résumé : L'histoire en général, et celle des révolutions en particulier, s'incarne paradoxalement dans des figures de proue. Les deux Révolutions russes, de février puis d'octobre 1917, sont ainsi happées par le rôle et les personnalités de Nicolas II, Lénine, Staline, Trotski, ou encore Kerenski. Pourtant, le grand absent du tableau en est l'acteur principal : le peuple. C'est à sa rencontre qu'est parti Alexandre Sumpf dans cette synthèse novatrice écrite à partir d'archives, notamment cinématographiques, totalement inédites. Citadins, paysans, ouvriers, monarchistes, socialistes-révolutionnaires, mencheviks ou bolcheviks, tous vivent une année sans pareille, où le chaos permanent le dispute aux difficultés du quotidien ; la propagande et les manifestations de masse aux manoeuvres d'appareil conduites par une poignée de militants expérimentés. De Petrograd à Moscou, en passant par les régions éloignées, l'auteur analyse, raconte et explique un Empire en décomposition et une société confrontée à la plus grande crise de son histoire.
Résumé : Cent ans après sa mort, le guide de la Révolution russe déchaîne encore les passions. Sans céder à l'idéalisation ou à la diabolisation, l'historien Alexandre Sumpf brosse le portrait d'un homme habité, depuis sa jeunesse militante jusqu'à son arrivée au pouvoir en 1917, en passant par ses années d'exil. S'appuyant sur les approches historiques les plus contemporaines (histoire sociale, histoire connectée) et s'intéressant aussi bien aux origines de la violence politique de Lénine qu'à ses relations avec ses lieutenants, l'historien Alexandre Sumpf nous plonge dans une Russie méconnue, celle de la fin du tsarisme. Emblématique de l'engagement de l'intelligentsia contre l'autocratie, Lénine a "russisé" le marxisme et fait converger révolte populaire et théorie politique. Chef de parti intransigeant, habile manoeuvrier, il ne reculera devant rien pour propager le feu de la révolution à toute l'Europe. Son décès précoce, en 1924, et la momification de sa pensée le transformeront en pur symbole. Dans un texte très vivant, l'auteur retrace l'itinéraire d'une des grandes icônes du XX ? siècle. Aujourd'hui, nul ne sait plus au juste qui était Lénine - mais en Ukraine, on s'acharne depuis 2014 à faire tomber ses statues, et dans les territoires occupés, les envahisseurs russes s'empressent de les rétablir.
Résumé : A l'instar de Caligula, Grigori Raspoutine fait partie des personnages dont la légende noire ?omniprésente- empêche de connaître l'histoire. La vie du moujik-guérisseur devenu favori du couple impérial (Nicolas II et Alexandra) n'a cessé de fasciner, de ses dons thaumaturgiques auprès du tsarévitch hémophile à ses frasques homériques ; de son ascension aux mystères de son assassinat, celui-ci donnant le " la " à la révolution qui allait entraîner les Romanov et l'autocratie à sa suite dans la tombe. Considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire russe et soviétique, Alexandre Sumpf ouvre l'enquête, à partir d'archives et de la vaste bibliographie existante notamment en langue russe. Il raconte d'abord la vie de l'homme avant de décrypter les multiples visages d'une diabolisation qui en dit beaucoup sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.
Résumé : Très tôt, avant même d'avoir accompli leur conquête politique et militaire du pouvoir, les tenants de la révolution russe de 1917 ont compris la nécessité d'entamer une révolution d'ordre culturelle de la société, en justifiant, écrivant ou réécrivant l'histoire récente et permettre la naissance d'une véritable identité soviétique. Mise en place dès 1917, cette "politique" culturelle sera particulièrement active jusqu'à la disparition de Staline. Cet ouvrage est consacré au rôle joué durant cette période par l'industrie cinématographique, qui fut l'un des vecteurs essentiels de cette révolution culturelle et qui prit sans cesse plus d'importance au fil du temps : production de films ou de documentaires, développement des réseaux de distribution, accompagnement musical, etc. L'ouvrage se compose de deux parties : une première présente l'évolution des contextes historique, politique, géographique, artistique et technique du cinéma, tandis qu'une seconde propose l'analyse d'une vingtaine d'ouvres tournées entre 1917 et 1968. Une trentaine d'images de films illustrent le propos de l'auteur.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.