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MAIS IL Y A LA MER
Sulivan Jean
GALLIMARD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782070261246
Juan Ramon Rimaz, retiré au bord d'un rivage à la fois familier et secret, a découvert quelque chose qui a fait craquer ses habitudes. Qui fut-il ? Que lui est-il arrivé ? Comment fut rendu possible le "scandaleux" dénouement ? Des personnages, les uns burlesques ou fanatiques, les autres tendus dans une quête d'impossible, circulent près de la mer : un cardinal qui semble en même temps que la vie découvrir l'évangile et s'étonne ; des amants qui s'éveillent d'un rêve ; une femme qui n'en finit plus de peindre en attendant un prisonnier. Les événements, à travers des rencontres, se nouent invisiblement qui permettent à Juan Ramon d'entrer dans son destin. Mais ce que Ramon expérimente mystiquement, le narrateur ne le peut saisir qu'esthétiquement : d'où un perpétuel décalage entre l'expérience et le récit. Cette distance, par rapport à l'anecdote, en élargit la signification. Dans ce livre, la satire se marie à l'humour et à la poésie, comme le lyrisme à l'ironie, la férocité à la tendresse. Cette oeuvre, qui ne s'est voulue ni polémique ni apologétique, n'existe d'abord que pour le plaisir d'écrire dans une certaine lumière.
Résumé : Le dévoilement progressif d'une figure d'homme, Jérôme Strozzi, telle est la tâche que l'auteur de Mais il y a la mer et Le plus petit abîme mène de bout en bout avec violence et tendresse. C'est d'abord à travers l'histoire d'une femme rencontrée ou rêvée qu'apparaît l'étrange puissance de Jérôme Strozzi. Qui est donc ce Strozzi qui laisse un jour derrière lui trente années de vie tranquille et honorée et dont nous suivons l'existence aventureuse à Paris, en plein coeur du monde de la prostitution ? Un instable, un révolté, un homme qui a conquis sa liberté ? Peut-être une espèce de saint qui brave et renverse, sans même les apercevoir, tous les obstacles rencontrés sur son chemin : l'incompréhension et la méfiance des autorités, les tentations et les coups. Du Paris de l'enfance au collège de Thonon, de l'Ecole Polytechnique dont il est exclu pour indiscipline jusqu'à l'école où il enseigne, de Suisse d'où il est expulsé jusqu'à Paris enfin de nouveau, Jérôme Strozzi mène sa vie de fidélité en même temps que d'indépendance et d'amour dans une ascèse solitaire et souveraine. C'est à Paris, à travers une amitié, qu'il découvre, dans les quartiers misérables ou opulents, une vérité terrible en même temps que l'approfondissement d'une vocation. La prostitution à laquelle il se trouve affronté, presque malgré lui, pourrait bien être tout autre chose que la prostitution folklorique, une prostitution plus universelle... Il atteindra la vieillesse comme un hors-la-loi du sacerdoce, signe de contradiction, infiniment protégé dans l'orgueil et l'humilité de sa foi.
Résumé : Un reportage sur le voyage qu'il entreprend à travers le Moyen-Orient et les Indes, tel est le prétexte initial de ce récit de Jean Sulivan (1914-1980). Cependant, à peine franchies les premières escales, Jean Sulivan est amené à découvrir et à fixer non pas les repères habituels et attendus, c'est-à-dire des tableaux pittoresques, grandioses et misérables, qui eussent exigé sa complicité vis-à-vis du monde extérieur, mais au contraire le cheminement de sa propre conscience prise dans un réseau de conscience universelle. Un va-et-vient s'organise entre le voyage réel et le voyage écrit, entre les images de Beyrouth, de Tiruchi et celles de son enfance, de sa vocation, entre ses rencontres actuelles (avec Varsha, Nikhil Mora, Abhis, Aruldas...) et ses souvenirs d'amitié (Ilaha, Brice Parain, Claude Simon...), ou les personnages vivants et morts de la vie quotidienne. Ce sont des fresques rapides, des statues ébauchées comme dans les temples des Indes. A aucun moment l'auteur ne se perd de vue, non pas pour recréer complaisamment l'être Jean Sulivan par rapport à la foi, mais au contraire pour tenter d'atteindre, à travers l'esthétique et comme malgré elle, une expression plus vraie de Dieu, après avoir traqué, déjoué, dissous les systèmes de conventions sociales, morales, humaines qui ne cessent de s'interposer entre l'Homme et la Lumière et la Vie, et par conséquent le Bonheur. Ce livre retrace un itinéraire qui est peut-être celui de la joie dans l'écriture en même temps que l'approfondissement d'une vocation.
Ceci peut arriver à quelqu'un par surprise. Le sol est plein, égal, vous marchez en sécurité : soudain des craquements partout, accidents. Dans la vie de Blaise, le narrateur, le départ d'Imagine provoque un jour la déchirure. Suivent des années de sécheresse et d'abandon puis, un matin, un oiseau huppé apparaît dans le jardin de l'immeuble. Blaise le voit créer son espace, librement. Il l'appelle l'oiseau-désir, flèche vers l'inconnu. La vie lui a fait un signe. Blaise se délivre de ses peurs, de ses contraintes, et il s'en va. Plus tard, l'écrivain en lui recommence à parler des villes, des rencontres, au gré de ses souvenirs. Manhattan, Paris, la Bretagne, l'Inde, Manhattan encore. Les figures de Géri, Joss et Apollon surgissent sous la plume, et celles de Linda May, de Strozzi. La tendresse, la colère, le désespoir. La joie errante. Enfin l'envie de naître une fois encore.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.