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La question Némirovsky. Vie, mort et héritage d'une écrivaine juive dans la France du XXe siècle
Suleiman Susan Rubin ; Saint-Loup Aude de ; Dauzat
ALBIN MICHEL
26,95 €
Épuisé
EAN :9782226315168
Brillante écrivaine d'origine russe, redécouverte avec Suite française paru à titre posthume et lauréat du prix Renaudot 2004, Irène Némirovsky connut le succès dans les années 1930 avec ses romans publiés pour la plupart chez Albin Michel, avant de voir sa vie basculer tragiquement. Juive étrangère en France, elle fut déportée en 1942 à Auschwitz où elle mourut. Cette biographie intellectuelle s'intéresse, pour la première fois, au destin de la famille survivante qui assura la sauvegarde et la transmission de ses écrits, et apporte un éclairage neuf sur la vie de l'écrivaine, son oeuvre et sa réception controversée. Susan R. Suleiman resitue avec brio les textes d'Irène Némirovsky et ses choix de vie et de carrière, ainsi que son statut d'auteure triplement exclue, comme femme, comme Juive, comme étrangère, dans le contexte littéraire et politique de l'entre-deux-guerres. Pour tenter de comprendre la position de l'écrivaine par rapport aux Juifs et à la judéité, Susan R. Suleiman place au centre de son enquête la question de la haine de soi et de l'antisémitisme que certains ont pu voir dans les écrits d'Irène Némirovsky. A rebours de la thèse qui fait d'elle une écrivaine juive antisémite, Susan R. Suleiman établit que, en explorant les identités multiples et conflictuelles qui ont façonné au cours du XXe siècle les vies des Juifs sécularisés d'Europe et d'ailleurs, c'est bien au malaise existentiel de ces éternels "étrangers", parmi lesquels elle se comptait, qu'Irène Némirovsky a consacré une partie importante de son oeuvre.
C'est l'histoire du retour d'une femme, après des années d'oubli, vers la ville que jadis elle appelait son foyer. Sa relation particulière avec cette ville se résume le mieux par celle qu'elle entretient avec la langue : elle parle cette langue comme une langue maternelle, mais avec un accent. Est-ce bien la même ville qu'elle a connue, enfant ? Oui et non. La ville a changé, et elle aussi. Pourtant certaines choses demeurent. Un des fils conducteurs de son histoire est la quête de traces : traces de son enfance, de la vie de ses parents et de leurs familles, des communautés juives de Pologne et de Hongrie. Parfois cette quête prend la forme de visites de rues, de maisons, de quartiers, de villes. Parfois, il s'agit de rechercher des copies de documents officiels - certificats de naissance, de mariage, de décès. Ces documents sont le signe d'une existence passée, une forme du souvenir. Leur absence peut témoigner d'une tentative pour éradiquer, pour extraire jusqu'à la racine. Dans certaines villes polonaises, on ne peut plus trouver aucun document attestant la naissance ou la mort d'un seul Juif.
Résumé : Refonder l'histoire littéraire du Moyen Age à nos jours en termes d'interactions entre cultures et populations, à l'intérieur et à l'extérieur des frontières nationales de la France, tel est le but de cet ouvrage collectif qui offre une approche exploratoire pour l'étude des littératures au XXIe siècle.
Aujourd'hui, la mondialisation bouscule les mythes fondateurs et les certitudes. Ainsi, certains analystes affirment que le "management à la française" se serait dilué dans des pratiques standardisées partagées à l'échelle internationale et que la société française serait "forcément" en déclin face au reste du monde. Avec ce livre, E. Suleiman, F. Bournois et Y. Jaïdi nous proposent un regard volontairement décentré. Ils s'appuient sur ce que 2 500 managers de 96 nationalités différentes, travaillant dans des entreprises du CAC 40, en France ou à l'étranger, leur ont confié de leur expérience du management à la française. Les résultats sont pour le moins surprenants : ils montrent que le management des grandes entreprises françaises se caractérise par une alliance subtile entre souci de la performance et préoccupation de l'humain, rigueur et sens de l'innovation. En cela, elles s'avèrent mieux parées que bien d'autres composantes de la société française pour affronter la mondialisation ! C'est cette prouesse des entreprises françaises que ce livre explore.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
« N'allez pas croire que j'aie foi en une amélioration prochaine de l'humanité, ce visqueux monstre aux mille têtes. Mais ne s'améliorera-t-elle pas, l'humanité, que si l'on cesse de lui répéter qu'elle a emprunté quelque voie mystérieuse, alors qu'elle ne fait vraisemblablement que s'entortiller autour de son propre axe ? Allez, l'"illusion" fait partie intégrante de la mixture magique de l'existence. »Né à Vienne, Stefan Zweig (1881-1942) a peut-être souffert de sa trop grande renommée qui l'a mis à l'écart du monde littéraire. Cet écrivain tourmenté et secret, acharné de travail, a élaboré une oeuvre multiple entre nouvelles, romans, biographies et théâtre. Ce voyageur qui se décrivait avant tout comme un Européen a vu ses deux autres identités d'humaniste et de pacifiste voler en éclats dans l'horreur du monde nazi. Réfugié au Brésil, il se donnera la mort avec sa femme en 1942.
Résumé : Parti à l'aventure en Asie à vingt-deux ans, prix Goncourt avec La Condition humaine à trente-deux, héros de la lutte antifasciste dans l'entre-deux-guerres, chef d'une escadrille d'aviateurs pendant la guerre civile espagnole, ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle, romancier, essayiste, orateur de génie... André Malraux (1901-1976) eut plusieurs vies, comme les chats qu'il aimait tant. Flamboyant, révolté mais hanté par la mort, il a traversé son siècle et sillonné le monde, avide de grandeur et de beauté. Fascinant et agaçant, pudique et ambitieux, fraternel et secret, Malraux fut l'artisan de sa propre légende et s'inventa un destin. On a souvent dit que sa vie était sa plus belle oeuvre. Et si ses livres étaient plus grands encore ?
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.