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Trajectoires
Suchère Eric
VIES PARALLELES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782960199475
Trajectoires" est la résultante d'un voyage de l'auteur sur la côte ouest de l'Amérique du Nord, de San Francisco à Los Angeles puis Portland, Seattle et Vancouver dont toutes les références au lieu ont cependant été gommées. Il y a plusieurs strates de textes, chacune correspond à un mode de notation : carnet de voyages (les passages les plus "larges"), photographies (à la justification réduite) et enregistrements sonores (à la justification encore plus réduite). Il y a une quatrième strate qui est la reprise inversée du texte qui a une justification entre le "carnet" et la description des photographies. Ainsi, le dernier alinéa est repris dans le deuxième mais réduit de moitié au signe près et ainsi de suite. Le mouvement va également en sens inverse puisque le premier est repris en avant dernier, toujours réduit exactement de la moitié de sa longueur. L'idée suivie par l'auteur étant de créer un sentiment d'anticipation et un autre de réminiscence, les deux s'interpénétrant et conférant au lecteur un rôle d'acteur. Une impression de déjà vu, mais pas tout à fait identique, dans lequel les temps se mélangent et la chronologie est bousculée au profit de formes figées du souvenir. A tout cela s'accolent plusieurs procédures et contraintes, toutes s'enrichissant l'une l'autre : - l'idée d'une phrase qui soit en même temps paragraphe et dans laquelle se lit, à quelques reprises, l'influence de l'alexandrin. Avec cette question : comment créer du rythme dans le "vers libre"? - l'expulsion du sujet. Le sujet, le "je" disparaît. Qu'est-ce que cela suppose en termes d'organisation formelle ? Comment la phrase demeure-t-elle saisissable et qu'est ce qui sourd d'elle quand sujet et objet y deviennent difficilement discernables ? Comme dans cet exemple : "S'observent les échanges de" au lieu de "J'observe les échanges de" . - l'instantané : que cela impose-t-il à la phrase et au rythme d'être d'abord suscité par une primauté iconique ? Car c'est l'oeil, l'image, qui est ici première. - la dilatation et la compression : que peut produire dans un espace (celui du livre) le gonflement ou l'étrécissement de certaines de ses parties, idée explorée musicalement par Boulez avec ses "noeuds de connexion". Le tout produit, au sens propre, une expérience de lecture.
Je suis né le 25 octobre 1967 : depuis le mois d'octobre 1997, j'envoie, chaque mois, une carte postale à un nombre fixe de correspondants. Ce projet, commencé le jour de mes trente ans, devrait s'achever en 2028 après mes soixante ans ; il sera, alors, constitué de 365 textes. 365 textes pour : une correspondance, une éphéméride, un autoportrait en continu, un journal, un résumé, un condensé, un précipité, une commémoration... Après Lent, Brusque Variable, et Fumées qui regroupaient les textes depuis 1997, Fumées collecte les textes de 2012 à 2017.
Le temps ? au sens du rythme des jours de la semaine mais surtout du temps météorologique qui donne le titre original au livre ? donne à voir une poésie au présent, traversée par la présence des éléments. Une poésie de la "description étincelante", du "maintenant scintille". Mon but ici est de progresser dans le sentiment du temps la leçon du temps.
Résumé : 62 séquences pour 62 planches d'album de la bande dessinée Tintin, description minutieuse des cases. Alors reconnaîtrez-vous de quel album la planche est tirée et peut-être mieux, plus précisément quelle est la planche décrite par Eric Suchère. Un livre plein d'humour, d'originalité mais aussi étrange et inquiétant car "Il se passe des choses mystérieuses et d'autant plus mystérieuses que la ligne est claire et que tout semble dit dans la plus grande transparence ou c'est parce qu'il y a la plus grande transparence que les choses sont mystérieuses et quand la figure qui est un vide rencontre ces choses mystérieuses, elle ne peut que suer à grandes gouttes."
« Je suis né le 25 octobre 1967. Depuis le mois d octobre 1997, j envoie, le 24 de chaque mois (ou le 23 si le 24 est férié), une carte postale à un nombre fixe de correspondants. Cette carte, identique pour tous les correspondants, comprend une image au recto et un texte au verso. Cette image est toujours un autoportrait et la carte ne peut être envoyée qu à des personnes que je connais physiquement. Ce sont les relations que j entretiens avec ces personnes qui justifient l envoi ou non de la carte. Ce projet commencé le jour de mes trente ans devrait s achever en 2028 après mes soixante ans; il sera, alors, constitué de 365 textes pour: une correspondance, une éphéméride, un autoportrait en continu, un journal, un résumé, un condensé, un précipité, une commémoration. » Ce livre fait suite à «...un autre mois 1997-2002..., Lent » éd. Le Bleu du Ciel éditions, Bordeaux,, 2008, logique d un projet poétique singulier. « Éric Suchère invente une écriture agrammaticale et abstraite, atonale et sensible. Un journal intime poétique à lire lentement ». Xavier Person, Le Matricule des Anges
Résumé : J. D'Agata envoie un chapitre de son livre"Yucca mountain"à une revue littéraire qui le refuse en raison d'inexactitudes factuelles. Publié dans la revue"The Believer", une correspondance de sept ans entre l'auteur et J. Fingal, journaliste chargé de vérifier les faits, s'ensuit. Cet ouvrage réunit le chapitre ainsi que la correspondance.
Enfermé dans une cage en bois avec deux cents compagnons d'infortune, un esclave arrive dans une île. De belle constitution, il est rapidement acheté par Hannibal, un maître local. Ce dernier, assez libéral dans sa conception de leurs rapports, semble traiter son nouvel esclave avec la plus profonde humanité. Tout en lui confiant la tâche la plus abjecte à laquelle un être humain puisse être confronté... Trouvant des appuis auprès d'autres serviteurs, notre esclave deviendra l'artisan d'une révolte dont les conséquences le déborderont rapidement. Jouissive réécriture de la métaphore hégélienne du Maître et de l'Esclave, Merci déploie l'éventail des questions que soulève celle de la liberté. N'est-elle pas in fine, parfaitement réalisée, qu'un autre pan de la contrainte ? Son principe même ne l'empêche-t-elle pas de prétendre à l'universalité ? Peux-t-elle être imposée ? Et puis, une fois cette liberté acquise, qu'en faire ? Mais surtout, se dotant de moyens formels neufs, l'auteur parvient à inclure génialement et en toute simplicité le lecteur dans le foisonnement de celles-ci. Lecteur, ta lecture est-elle libre ?
Blanc & Noir" fait partie de cette oeuvre de Jorn qu'il adresse à des revues depuis bientôt dix ans maintenant. Entre la prose "libre" et l'essai théorique sur la poétique, ses textes déploient un éventail large de préoccupations. L'auteur y développe une certaine posture de compilateur. Il circule entre diverses données historiques, esthétiques, linguistiques ou théologiques, dans une écriture qui cherche à être la plus transparente possible mais s'arrêtant toujours en-deçà d'une conclusion permettant à un sens vraiment constitué de prendre. Comme si leurs très grand mystère provenait de la clarté de leur énonciation. Dans Blanc & Noir, un paysage de rivière en hiver renvoie l'auteur à l'image du cygne mallarméen, à la page noire de Sterne et à un rituel funéraire de Roumanie. Tous les motifs s'entremêlent avec une grande simplicité et dessinent une narration qui vient s'achever, littéralement, aux pieds de l'auteur, dans le croisement de l'image d'une jeune enfant et de la neige blanche qui disparaît dans le noir de la rivière. Par certains aspects, la prose de Jorn, ou du moins les effets qu'elle induit, n'est pas sans rappeler, avec d'autres moyens, celle de Conrad Aiken...