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Les êtres de raison. / Dispute métaphysique LIV
Suarez F
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711615131
La dispute LIV achève l'ensemble monumental des Disputes métaphysiques de Suarez publiées en 1597. L'étude des êtres de raison (intentions logiques, relations logiques) constitue l'aboutissement de la division ontologique effectuée entre l'étant fini et l'étant infini à la dispute XXVIII. Alors que la métaphysique a été identifiée à une science de l'étant comme étant réel, comment rendre compte de l'étude des êtres de raison, de leur étantité et de leur fonction dans le système du savoir, sans remettre en question la légitimité de ce dernier ? La métaphysique délimite le champ du représentable à partir d'une théorie de l'essence. Or la sphère du représentable, ainsi que le montrent les êtres de raison, doit être étendue à ce qui est pensé comme possible ou forgé par l'intellect. Une extension de la sphère de l'ontologie s'avère alors nécessaire puisque l'ens est représentable dans sa réalité à partir de son essence, mais il peut également être distancié du réel et être associé soit à une pure production de l'intellect, soit à une fiction. Si la réalité exprime la perfection formelle de l'essence, et si ce que vise prioritairement l'intellect est l'étant, l'être de raison n'en rappelle pas moins que l'étant peut être dit selon deux modalités : l'ens reale et l'ens rationis ("concept vide sans objet" dira Kant). Comprendre l'être de raison répond donc à la volonté de déterminer la totalité des objets possibles de la pensée. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une théorie transcendantale de l'objet qui fait abstraction de celui-ci, afin d'en donner une représentation universelle et abstraite. L'être de raison revêt une fonction gnoséologique qui parachève l'exigence ontologique initiale de la compréhension de l'étant, en renouvelant la relation de l'intellect à ses propres productions ainsi qu'à la réalité.
Les Disputationes Metaphysicae de Suarez, publiées en 1597, constituent le moment culminant de la pensée scolastique au siècle d'or espagnol. Mais elles traduisent également l'avènement d'un point de rupture dans le déploiement de l'histoire de la métaphysique. La notion de Disputatio s'inscrit, d'une part, dans le prolongement de la terminologie conceptuelle médiévale. D'autre part, que la Disputatio se dise métaphysique, laisse présupposer que sa finalité ne saurait se limiter au domaine logico-théologique. Il convient, certes, d'articuler les principes métaphysiques aux vérités théologiques, mais également, d'effectuer par un geste inaugural, l'espace d'une autonomisation de la philosophie première par rapport à la théologie divine et surnaturelle. Avec l'oeuvre de Suarez, la métaphysique est confrontée à la possibilité de la systématicité de son déploiement.
La question posée ici, c'est celle de l'engagement moral suprême des écrivains. Alors que je parle du ramadan pour mettre en cause tous les dogmes, la horde d'extrême droite brouille les cartes et saute sur l'occasion pour déployer sa rhétorique : "Vous avez vu ?... Même notre écrivaine de gauche préférée se lance et diabolise le ramadan." Le livre... les ventes ont décollé. Et derrière toute cette merde : mon éditeur. Les gens se sont mis à me juger. A me traiter d'islamophobe." Selma, une écrivaine tourmentée, attend que le jury lui décerne le prix Nobel de littérature. Son roman, Les Imposteurs, connaît un succès mondial et lui vaut des menaces de mort de terroristes. Accompagnée de son éditeur sans scrupules, elle commence à entendre des voix, dont celle de Gertrude Stein.
?uvre de maturité de François Suarez (1548-1617), Des lois et du Dieu législateur a été publié en latin en 1612. Parmi les dix livres que comprend cet ouvrage, nous avons choisi de présenter pour la première fois les deux premiers en langue française. À partir de l'héritage retravaillé de la philosophie politique antique et médiévale, Suarez élabore une théorie originale de la loi et de la communauté en renouvelant leur rapport à l'éthique et à la jurisprudence. Dans une période marquée notamment par la controverse de Valladolid (1550) et la Contre-Réforme, l'auteur redéfinit le contenu et la finalité des concepts fondamentaux de la théorie politique (l'état de nature, le droit naturel, le droit subjectif, la loi naturelle, le pacte social, la souveraineté, l'État et le droit des gens) en les articulant à une compréhension historique de l'homme conçu comme être libre, raisonnable et fini.Suarez instaure ainsi les conditions d'un basculement du théologico-politique dans la modernité dont les effets se feront sentir, entre autres, chez Grotius et l'École du droit naturel. Les conséquences de ce mouvement seront perceptibles jusqu'au XVIIIe siècle avec Wolf.Des lois et du Dieu législateur permet précisément d'apprécier à sa juste mesure la place privilégiée qu'il convient de redonner à la théorie suarézienne de la loi dans l'histoire de la pensée politique.
Belle et Sébastien embarquent pour une nouvelle aventure ! Parti à la recherche d'Angelina, disparue lors d'un accident d'avion, Sébastien fait la rencontre de son père... Réussiront-ils à retrouver la jeune femme tout en apprenant à vivre ensemble après une si longue séparation ?
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
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