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LA DISTINCTION DE L'ETANT FINI ET DE SON ETRE. Dispute métaphysique XXXI
Suarez F
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711614042
La dispute métaphysique XXXI condense à travers la distinction scolastique de l'essence et de l'existence ce que Heidegger a pu appeler "la thèse de l'ontologie médiévale". La détermination de la distinction de l'essentia et de l'existentia au coeur de l'étant fini comme distinction de raison, s'inscrit dans un processus de constitution de la métaphysique comme ontologie de l'essence. D'une part, l'essence est bien l'objet de la philosophie première ; elle représente la clé de voûte de la construction d'un savoir totalement intelligible. L'explication du statut de l'essence montre que l'examen de l'étantité de l'étant selon son universalité et son abstraction est prioritaire par rapport à toute autre considération. D'autre part, l'accomplissement de ce projet implique corrélativement la prise en charge de l'existence ainsi que la production de son intelligibilité. Or, l'irréductibilité toujours possible de l'existence au système de la pensée mis en place par l'ontologie exprime une résistance à l'achèvement de la compréhension de ce qui est. Suárez s'efforce de répondre à cette difficulté à partir du renouvellement de la conception de l'existence et de ses rapports à l'essence. L'originalité de cette dispute consiste à reconnaître, au moment même où l'essence est posée comme fondement de l'intelligibilité de l'existence, que cette dernière confronte toute ontologie de l'essence à ses propres limites. L'essence sera conceptuellement déterminée et assimilée au possible et l'existence en tant que fait brut sera identifiée à un état de facticité et de précarité entitatives. Suárez redonne ainsi un nouvel élan à la problématique de l'essence et de l'existence en la dégageant de la tradition pour l'ouvrir à la modernité de sa destinée.
La dispute LIV achève l'ensemble monumental des Disputes métaphysiques de Suarez publiées en 1597. L'étude des êtres de raison (intentions logiques, relations logiques) constitue l'aboutissement de la division ontologique effectuée entre l'étant fini et l'étant infini à la dispute XXVIII. Alors que la métaphysique a été identifiée à une science de l'étant comme étant réel, comment rendre compte de l'étude des êtres de raison, de leur étantité et de leur fonction dans le système du savoir, sans remettre en question la légitimité de ce dernier ? La métaphysique délimite le champ du représentable à partir d'une théorie de l'essence. Or la sphère du représentable, ainsi que le montrent les êtres de raison, doit être étendue à ce qui est pensé comme possible ou forgé par l'intellect. Une extension de la sphère de l'ontologie s'avère alors nécessaire puisque l'ens est représentable dans sa réalité à partir de son essence, mais il peut également être distancié du réel et être associé soit à une pure production de l'intellect, soit à une fiction. Si la réalité exprime la perfection formelle de l'essence, et si ce que vise prioritairement l'intellect est l'étant, l'être de raison n'en rappelle pas moins que l'étant peut être dit selon deux modalités : l'ens reale et l'ens rationis ("concept vide sans objet" dira Kant). Comprendre l'être de raison répond donc à la volonté de déterminer la totalité des objets possibles de la pensée. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'une théorie transcendantale de l'objet qui fait abstraction de celui-ci, afin d'en donner une représentation universelle et abstraite. L'être de raison revêt une fonction gnoséologique qui parachève l'exigence ontologique initiale de la compréhension de l'étant, en renouvelant la relation de l'intellect à ses propres productions ainsi qu'à la réalité.
Résumé : Ernesto a 12 ans lorsqu'on lui annonce la mort de son père dans les troupes cubaines envoyées en Angola. Fini les aventures trépidantes avec ses amis Lagardère et la belle capitaine Tempête, lui, le courageux comte de Monte-Cristo, se voit obligé de devenir "le fils du héros", une tâche particulièrement lourde dans un pays socialiste. Plus tard, obsédé par cette guerre dans laquelle son père a disparu, il étudie avec passion cette période sur laquelle les informations cubaines ne sont pas totalement fiables. Il tente alors de reconstruire l'histoire de la mort de son père et se rend compte que tout ne s'est pas passé comme il l'a imaginé. Faire la guerre est plus compliqué que ce qu'on croit. Oscillant entre passé et présent, entre douleur et passion, Karla Suárez trace avec ironie et lucidité le portrait d'une génération écrasée par une vision héroïque de l'histoire et qui a dû construire, à travers les mensonges et les silences de l'idéologie étatique, ses propres rêves et ses propres voies vers la conquête de la liberté individuelle.
Belle et Sébastien embarquent pour une nouvelle aventure ! Parti à la recherche d'Angelina, disparue lors d'un accident d'avion, Sébastien fait la rencontre de son père... Réussiront-ils à retrouver la jeune femme tout en apprenant à vivre ensemble après une si longue séparation ?
Ça se passe là-haut, dans les Alpes. Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages. Ça se passe dans un village paisible jusqu?à l?arrivée des Allemands. C?est la rencontre d?un enfant solitaire et d?un chien sauvage. C?est l?histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. C?est l?aventure d?une amitié indéfectible. C?est le récit extraordinaire d?un enfant débrouillard et attendrissant au c?ur de la Seconde Guerre mondiale. C?est l?odyssée d?un petit garçon à la recherche de sa mère, d?un vieil homme à la recherche de son passé, d?un résistant à la recherche de l?amour, d?une jeune femme en quête d?aventures, d?un lieutenant allemand à la recherche du pardon. C?est la vie de Belle et Sébastien?
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.