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JE SUIS L'EMPEREUR DE CHINE
SU TONG
PICQUIER
8,60 €
Épuisé
EAN :9782809700565
Dans Je suis l'Empereur de Chine, Su Tong réinvente l'histoire aux couleurs rouge et or de la légende, tel un songe fastueux et cruel qui se dissiperait tôt au réveil. Ou comment Duanbai, destiné à une vie de prince insouciant et oisif, hérita à quatorze ans du trône d'empereur. Comment il vit ce monde doré se couvrir du sang des manigances et des trahisons, avant de perdre son trône et de devenir funambule dans un cirque, souverain de sa propre vie, et après bien des vicissitudes, d'achever ses jours dans un monastère perdu dans la montagne, "étrange moine" qui, la nuit, étudie et, le jour, "sur une corde tendue très haut entre deux sapins, se tient immobile dans la position du héron". Ecrit dans un style très cinématographique, ce roman qui puise aux images de la Chine éternelle mêle aux plaisirs du romanesque une parabole sur les jeux du pouvoir et de la liberté humaine. A la rencontre de l'histoire et de l'imaginaire, un roman éblouissant, qui serait comme "un rêve effrayant pendant une longue nuit de pluie".
«Chen Zuoqian regardait par la fenêtre la rue sous la bruine, le coeur empli de curiosité mais aussi d'une certaine émotion, comme il n'en avait jamais ressenti lors de ses trois mariages précédents. Lorsqu'l aperçut Songlian approcher d'un pas nonchalant en s'abritant sous un parapluie de soie, petites fleurs, Chen Zuoqian avait souri d'un air satisfait. Elle était aussi belle et fraîche que ce qu'il avait imaginé, et si jeune! » S. T. Songlian a dix-neuf ans, elle est étudiante, elle est belle... Mais la ruine de sa famille l'blige à devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian. Dans le huis clos de sa nouvelle vie, elle va découvrir la seule loi qui compte : celle de la séduction. Car la favorite de la nuit est la maîtresse de la maison. Jalousie, possession, haine, pouvoir : quatre femmes se livrent une lutte à mort pour le plaisir du maître, dans la Chine des années 1920 encore féodale, incroyablement archaïque...Révélation majeure de la jeune littérature chinoise, Epouses et concubines a été porté à l'écran par le cinéaste Zhang Yimou et a connu en France un extraordinaire succès.
Ces nouvelles, bizarres et délicates, se situent toutes à la fin de la Révolution culturelle. Elles traduisent le choc entre la vieille Chine des dynasties disparues et le communisme puis l économie actuelle du « tigre ».
Ku Wenxuan, secrétaire du parti d?un bourg situé dans la région du bas Yangzi, doit sa carrière en partie à la légende de sa naissance en raison de sa « filiation révolutionnaire ». Mais au début de la Révolution culturelle, accusé par le parti d?avoir usurpé son identité et dénoncé par sa femme pour ses moeurs dissolues, il est brutalement déchu de ses fonctions. Soumis à d?éprouvantes séances de critique publique, vilipendé, puis incarcéré, il trouve refuge sur l?eau en devenant batelier. Son fils, Ku Dongliang, le narrateur - 13 ans au moment de la chute de son père, 26 à la fin -, le suit dans sa relégation et tentera sans succès de le réhabiliter. Ce roman écrit à la première personne se déroule de la Révolution culturelle jusqu?aux années 1980. Il dépeint la Chine rurale de cette période sombre et l?atmosphère pesante qui régnait alors, le pouvoir absolu du Parti s?exerçant sur chacun. Le principal personnage de ce livre, selon Su Tong, est la Révolution culturelle même si elle n?est jamais nommée. Le roman joue sur l?histoire et l?interprétation de l?histoire: ce qui compte, au fond, ce n?est pas la vérité, mais la manière dont on l?utilise pour servir une cause, promouvoir ou abattre un autre. Comme dans ses textes antérieurs, Su Tong écrit dans un style sobre et simple une histoire cruelle, teintée d?une violence sourde où la sexualité est omniprésente et la politique toujours en arrière plan. Un regard appuyé est mis sur les conflits familiaux, l?extrême dureté des rapports humains et sur la sexualité des personnages. Traduit du chinois par François Sastourne.
Résumé : Chine du Sud. Les pluies ont détruit les rizières. Wulong, au terme d'un douloureux exil, débarque, affamé, dans une petite ville portuaire, bientôt embauché à la boutique du patron Feng. On y achète et on y vend le riz. Au fil des mois, ces grains éclatants attisent les désirs de Wulong, confondant la faim, la sexualité et le gain. Entre ses mains, le riz devient un instrument de tyrannie et de jouissance brisant la famille Feng. Violent, fougueux, Riz décrypte sans états d'âme la vertigineuse ascension de Wulong vers la cruauté et la corruption. Captant les dernières lueurs du féodalisme de la Chine décadente, Su Tong marque sa modernité par sa formidable acuité à sonder l'étrangeté de l'âme humaine, capable de commettre et d'engendrer le crime dans le même temps que la vie.
Qui était Nishino, cet homme insouciant et farouche comme un chat, qui s'immisçait avec naturel dans la vie des femmes dont il faisait battre le coeur trop fort ? Dix voix de femmes prennent la parole pour tisser la figure d'un homme plein de charme et de mystère, nonchalant, touchant, insaisissable. Et en faisant son portrait, c'est elles-mêmes finalement qu'elles révèlent. Dix variations tissées de poésie, de mélancolie, de drôlerie, pour tenter de comprendre cet étrange sentiment que l'on nomme l'amour.
Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."4e de couverture : Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d'un chagrin d'amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l'art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies."
Au cours d?une nuit d?orage, à la demande du mandarin Tân, l?intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d?apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l?aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C?est l?heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d?antan. C?est l?heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s?amassent les ténèbres d?un monde au bord du chaos.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".