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Epouses et concubines
Su Tong ; Au Yeung Annie ; Lemoine Françoise
FLAMMARION
16,30 €
Épuisé
EAN :9782080686480
La Chine du Nord, dans les années 20. Songlian, belle étudiante de dix-neuf ans dont la famille est ruinée, accepte de devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian. Dans le huis-clos de sa nouvelle demeure, une seule loi, la séduction : la favorite de la nuit régente, le jour, la vie de la maison. Songlian, l'indépendante, sera-t-elle victime ou complice du système féodal qui commande en ces lieux ? Passion, possession, et pouvoir colorent de feu et de sang ce ballet de charmes, où les quatre épouses et concubines se livrent une danse à mort pour le plaisir du maître. Un livre ramassé, fiévreux, où Su Tong, porte-parole de la nouvelle génération renoue, paradoxalement, avec la Chine ancienne. Un regard moderne qui évoque néanmoins les classiques, de Fleur en fiole d'or à Rêve dans un pavillon rouge.
Ku Wenxuan, secrétaire du parti d?un bourg situé dans la région du bas Yangzi, doit sa carrière en partie à la légende de sa naissance en raison de sa « filiation révolutionnaire ». Mais au début de la Révolution culturelle, accusé par le parti d?avoir usurpé son identité et dénoncé par sa femme pour ses moeurs dissolues, il est brutalement déchu de ses fonctions. Soumis à d?éprouvantes séances de critique publique, vilipendé, puis incarcéré, il trouve refuge sur l?eau en devenant batelier. Son fils, Ku Dongliang, le narrateur - 13 ans au moment de la chute de son père, 26 à la fin -, le suit dans sa relégation et tentera sans succès de le réhabiliter. Ce roman écrit à la première personne se déroule de la Révolution culturelle jusqu?aux années 1980. Il dépeint la Chine rurale de cette période sombre et l?atmosphère pesante qui régnait alors, le pouvoir absolu du Parti s?exerçant sur chacun. Le principal personnage de ce livre, selon Su Tong, est la Révolution culturelle même si elle n?est jamais nommée. Le roman joue sur l?histoire et l?interprétation de l?histoire: ce qui compte, au fond, ce n?est pas la vérité, mais la manière dont on l?utilise pour servir une cause, promouvoir ou abattre un autre. Comme dans ses textes antérieurs, Su Tong écrit dans un style sobre et simple une histoire cruelle, teintée d?une violence sourde où la sexualité est omniprésente et la politique toujours en arrière plan. Un regard appuyé est mis sur les conflits familiaux, l?extrême dureté des rapports humains et sur la sexualité des personnages. Traduit du chinois par François Sastourne.
Résumé : "Enfourchant ma toute première bicyclette, je quittai l'entrepôt. Le soleil automnal déversait sa chaleur sur les rues de Nankin, toujours aussi brûlant, mon coeur brûlait aussi car je savais qu'à partir de ce jour-là, ma vie allait changer. Maintenant que j'avais une bicyclette entre les mains, il me semblait entendre le signal d'un départ vers une nouvelle vie, et ce départ, il fallait à tout prix que je le prenne."
Ces nouvelles, bizarres et délicates, se situent toutes à la fin de la Révolution culturelle. Elles traduisent le choc entre la vieille Chine des dynasties disparues et le communisme puis l économie actuelle du « tigre ».
Résumé : Comme dans Epouses et concubines, ce sont des destins de femmes que raconte Su Tong dans ces deux récits. Epouses, concubines, prostituées ou ouvrières, leur existence s'organise autour des hommes et de la sexualité dans une Chine nouvelle, communiste et puritaine, où les vieilles m?urs décadentes n'ont plus cours tandis que Mao affirme l'égalité des sexes. Car les deux prostituées de Visages fardés, de même que les trois générations de femmes dans La Vie des femmes, ne participeront pas à l'édification de la nation : leurs histoires sont cousues de bas de nylon, de bijoux dorés, de photos de midinettes, et leurs existences peuplées d'hommes, de mariages, de divorces et d'enfants naturels. Femmes hardies ou rivales, victorieuses ou perdantes, animées d'une excessive sensibilité et témoins de la survivance, au sein de la Chine de Mao, de la vieille Chine dans ce qu'elle possède à la fois d'irrésistible et de défendu : la sexualité.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)