Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'art de la chute
Stridsberg Sara ; Ségol Marianne
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782381980935
Début des années 1970, à East Hampton, station balnéaire de la bourgeoisie new-yorkaise. Big Edie, 79 ans, et sa fille Little Edie, 56 ans, vivent dans un immense manoir en ruines : depuis plusieurs années, elles n'occupent qu'une seule pièce, avec des dizaines de chats et quelques ratons laveurs. Dans cette chambre, encombrée du sol au plafond, elles mangent, lisent, dansent, évoquent des souvenirs, font rarement le ménage, et se demandent comment elles font pour se supporter. Edith Ewing Bouvier Beale et Edith Bouvier Beale ont marqué l'imaginaire des Etats-Unis : tante et cousine de Jackie Kennedy, immortalisées dans le documentaire Grey Gardens en 1975, elles incarnent la chute d'une aristocratie qui se croyait invincible. Avec ces images de l'isolement et de la démesure, Sara Stridsberg nous parle des relations dysfonctionnelles qui peuvent exister entre mère et fille, de ce qui nous retient et de l'amour malgré tout.
Résumé : Dans une forêt aux alentours de Stockholm, la narratrice, surnommée Inni par son petit frère, est violée, étranglée, dépecée et jetée aux quatre coins d'un terrain. Les arbres, la lumière, le bruit de l'eau, du sang qui s'écoule, la peur, la douleur forment la constellation des sensations d'Inni. Cette scène terrifiante, lancinante, nous est martelée pour être diffractée à l'infini, revécue jusqu'à épuisement. Avant de sombrer dans l'oubli, Inni visite ou revisite les lieux et les visages qui ont peuplé son quotidien. Héroïnomane et prostituée, elle retrouve parents, enfants, amours passées et présentes, jusqu'à cette nuit fatidique où elle montera dans la voiture de son dernier client. Malgré la noirceur du propos, Sara Stridsberg éblouit par la beauté et la poésie de sa prose. Dans les interstices de l'horreur se révèlent des moments de grâce et de lumière purs.
Résumé : Zoé ne reconnaît plus son papa : son rire, son énergie ont laissé place à une profonde tristesse. Pourquoi ne veut-il plus vivre, alors qu'elle et sa mère sont là ? Le temps d'un été, au fil de ses visites à l'hôpital psychiatrique, Zoé attend et comprend, peu à peu, ce qui nous attache à la vie...
Réputé à tort une "tragédie naturaliste", Mademoiselle Julie est le drame de Strindberg le plus souvent représenté en Suède et à l'étranger ; quant au Pélican, il s'agit d'une "pièce de chambre" à la tonalité plus intimiste. Ces deux oeuvres témoignent de la même ambition : créer des personnages et non des archétypes, une mère et non la mère, une avare qui ne soit pas seulement l'avarice, un intrigant qui ne se réduise pas à l'ambition. Le théâtre, selon Strindberg, peut et doit montrer les contradictions et les équivoques qui habitent l'âme humaine.En dramaturge véritablement moderne, Strindberg orchestre ainsi des huis clos frénétiques et crus, dont l'audace demeure toujours aussi corrosive aujourd'hui.
Alemagna Beatrice ; Stridsberg Sara ; Coursaud Jea
Notes Biographiques : Beatrice Alemagna, née à Bologne, vit désormais à Paris. Elle a publié de nombreux albums, souvent primés. Son travail est reconnu internationalement.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.