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Mozart et ses opéras. Fiction et vérité
Stricker Rémy
GALLIMARD
13,50 €
Épuisé
EAN :9782070711277
Qu'il soit à l'écoute du sociologue ou du psychologue, de l'homme de théâtre ou du musicien, notre contemporain interroge passionnément l'opéra de Mozart. Car il est tout cela aussi, le plus pur compositeur longtemps comparé à Raphaël, et qui se profile là entre Shakespeare et Marivaux. Comme eux, il a traversé les siècles en réfléchissant toujours quelque chose des temps nouveaux. Son sens aigu de ce qu'il nomme l'"effet" dramatique se manifeste avec une telle exigence dans la collaboration avec ses librettistes qu'il transfigure même les plus doués d'entre eux. Et, pour lui comme pour Goethe, il semble que toute contrainte se mue en promesse de liberté. Dans ses lettres et celles de sa famille, l'homme qui a crée ce microcosme apparaît comme une sorte d'arlequin désinvolte et sage : enfant bouffon autant que philosophe prophète. En questionnant ces textes - dont beaucoup n'ont pas encore été traduits en français -, en revenant aux partitions originales, souvent déformées par les représentations, l'auteur se demande ici de quelle expérience personnelle est née cette création transparente et mystérieuse. La virtuosité, la tendresse, l'intelligence de l'opéra mozartien émerveillent encore davantage lorsqu'on découvre la part de confession, mais aussi de transposition et de sublimation, qui en fait une aventure de l'esprit créateur. Où le génie se nourrit et s'affranchit à la fois de la simple condition d'homme.
Résumé : Comparé à Beethoven, Berlioz, Schumann, Liszt et Wagner, Schubert est une figure du romantisme bien moins démonstrative. Dès après sa mort, sa vie fut romancée d'une façon lénifiante par les souvenirs de ses contemporains. S'en tenant aux seuls documents authentiques, Rémy Stricker écarte les clichés. La modestie de Schubert dissimulait de l'audace ; sans doute était-il rêveur, mais profondément réfléchi, sociable autant que solitaire. C'est autour de lui, dans les "schubertiades", que se réunissait la jeunesse cultivée de Vienne. Le bicentenaire de sa naissance va achever de consacrer sa gloire. Longtemps considéré comme compositeur des seuls lieder, on le vénère à présent pour la totalité de son ouvre. C'est passer sur ses inégalités passionnantes et minimiser sa véritable originalité, aussi forte que celle de Beethoven, auquel il est temps de cesser de le mesurer à tout propos. Cet essai fait découvrir un Schubert souvent moins connu, plus fragile et plus grand que ce qui le rend célèbre.
Résumé : Le secret de la création artistique est-il impénétrable ? La question suscite périodiquement des mouvements contraires : on cherche à l'éclairer par les nouvelles conquêtes du savoir ou l'on s'en défend comme d'une sorte de sacrilège. Et le romantisme, qui parle tant de lui-même et invente pour ainsi dire la notion de génie, tout près de la situer en marge de la raison, fait figure de tentateur. Le musicien, bien moins souvent étudié que le poète ou le peintre, semble échapper mieux encore à l'investigation. La folie de Schumann a pu servir à "expliquer" ses chefs-d'oeuvre, mais elle se vengeait en condamnant du même coup une grande part de sa musique, qu'on ne connaissait pas car on ne l'écoutait pas. Ce que la musicologie et la psychologie ont découvert depuis lors remet en présence d'une interrogation devant laquelle Freud lui-même, si prudent lorsqu'il s'agit de l'art, a toujours manifesté quelque chose comme la crainte du tabou. Partant de la folie, l'auteur construit une enquête où c'est finalement la musique elle-même qui dévoile, plus que la vie de l'auteur, la logique énigmatique de la création.
Liszt est la première star de l'histoire musicale : jeunesse baignée de gloire, escortée par des foules en délire. De son propre gré, il a mis fin ensuite à tant de bruit, et tout se passe comme si on avait voulu lui faire payer à la fois le succès et la sagesse. Les caricatures du temps - virtuosité, vanité, vulgarité - ont encore cours aujourd'hui. Des centaines de livres ont fini par nous donner de Chopin ou de Wagner une idée désormais peu variable, mais il y a à peine quelques années que l'histoire s'est occupée sérieusement de Liszt, en dépouillant peu à peu les "histoires"... Au vrai cet homme est trop divers, le champ de sa pensée dépasse trop la musique pour ne pas favoriser les réductions en tout genre. Son byronisme, sa quête religieuse, son utopie sociale le campent en traits foncièrement romantiques, mais son ouverture au monde et la multiplicité de ses dons rappelleraient plutôt les grands esprits de la Renaissance. Par l'immensité de son oeuvre dont une partie importante est peu jouée, par le nombre impressionnant de ses écrits difficilement accessibles, comme par le foisonnement des légendes qui ont longtemps entouré le romanesque de sa vie, Liszt est un des rares artistes dominant le XIXe siècle dont il reste beaucoup à découvrir. C'est ce que cherche à faire ici Rémy Stricker, fort d'une documentation souvent traduite et publiée pour la première fois, à laquelle il a joint une iconographie en partie inédite.
Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble..." La musique de ces vers, une des plus belles de la poésie française, s'est elle-même changée en véritable musique; dans presque toutes les mémoires, Baudelaire est devenu inséparable de Duparc. (...) "Henri Duparc (1848-1933) s'est borné à une quinzaine de mélodies, mais elles se chantent dans le monde entier et personne ne peut imaginer l'histoire de la musique française sans l'Invitation au voyage ou la Vie antérieure." Rémy Stricker (extrait de la préface) Jusqu'à ce jour, il n'existait aucun ouvrage complet sur une oeuvre aussi célèbre, bien que restreinte, et sur son mystérieux auteur. Rémy Stricker, dans un texte sensible et tout habité de l'écoute des oeuvres, redonne vie à un artiste partagé entre le nationalisme et la fascination pour la musique allemande, cruellement hanté par le doute angoissant qui lui fit détruire la plupart de ce qu'il composait, mais aussi critique passionné des révolutions musicales qu'il a traversées. Le livre, structuré en huit chapitres, nourri de quantité de documents inédits (correspondances avec Fauré, d'Indy, Chausson et bien d'autres), décline un parcours, en même temps qu'il revisite une époque fertile et conflictuelle pour la musique française.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.