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Ces Alsaciens qui ont infiltré Vichy
Streicher Jean-Claude ; Krempper Michel
DO BENTZINGER
24,00 €
Épuisé
EAN :9782849606605
Les ouvrages historiques n'ont pas manqué sur la brutalité de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par le Ille Reich, le drame des Malgré-nous, le Struthof, la Résistance alsacienne, les combats de la Libération, les compromissions des "autonomistes"... Avec cet ouvrage, Jean-Claude Streicher revient une nouvelle fois sur l'autre versant de cette période, très, très rarement abordé : la relation alsacienne avec l'Etat français et Vichy. Elle avait une importance qu'on n'imagine pas. Le 1er octobre 1943, la direction vichyssoise des réfugiés avait en effet estimé à 142 472 le nombre des Alsaciens et Lorrains réfugiés en zone sud, à 24 659 ceux de la zone nord. Il s'y ajoutait 50 à 60 000 évacués de septembre 1939 non rentrés en Alsace ; plus 45 à 50 000 expulsés alsaciens et 90 000 expulsés de Moselle. Soit au total de 352 135 à 367 135 personnes pour les trois départements. Dix parlementaires alsaciens, sur les 16 qui avaient voté le 10 juillet 19401es pleins pouvoirs constitutionnels à Pétain, étaient de plus restés en zone libre. Cette diaspora a continué de profiter des institutions mises en place par la Ille République lors de l'évacuation de septembre 1939. Elle avait des intérêts matériels à défendre et vivait de l'espoir de revenir dans ses foyers libérés des Allemands. Espoir que les autorités vichyssoises ne négligeait pas d'entretenir, mais le plus discrètement possible, afin de ne pas réveiller la fureur de l'occupant. Ces intérêts matériels et moraux avaient leurs défenseurs - Alsaciens - à la périphérie et jusque dans le coeur de l'appareil d'Etat pétainiste. Ce livre remonte patiemment le fil de ces réseaux d'influence que le régime ne traquait pas, bien au contraire, puisqu'il tenait à leur marquer sa fidélité française. On découvre ainsi que ceux qui purent se hisser aux plus hautes fonctions (chefs de cabinet, de services ou préfets...) se connaissaient dès avant la guerre, notamment pour avoir combattu ensemble en Alsace par la presse et l'action politique l'autonomisme, le communisme et la germanophilie. Ils étaient maréchalistes avant l'heure, catholiques nationaux, Engagés volontaires de la Grande Guerre, Action française, Camelots du roi ou Cagoulards... Mais nullement collaborationnistes, façon Darnand, Déat ou Doriot. La grande révélation de cet ouvrage est que le concepteur de la francisque gallique, le capitaine Robert Ehret, était lui-même d'origine alsacienne, preuve généalogique à l'appui. C'est aussi le premier travail à apporter toute la lumière sur les déplacements très controversés à Vichy du député clérical autonomiste de Colmar, Joseph Rossé. Il éclaire par ailleurs des figures moins pétainistes (Alfred Gaessler, Schiesslé, Eugène Schueller...) pour mieux faire ressortir la diversité des engagements de ce temps. Marc Bloch, François-Georges Dreyfus, René Hirschler et Isaïe Schwartz, enfin, illustrent, le cas bien plus tragique des Juifs d'Alsace qui ont eux aussi été en contact direct avec l'Etat vichyssois, le dernier d'entre eux, grand rabbin de France, ayant même eu deux entretiens avec le Maréchal pour tenter de freiner Ies persécutions Comme à son habitude, Jean-Claude Streicher réalise ici un travail pionnier, factuel, très documenté, bien sourcé, se gardant de toute extrapolation à prétention psycho-psychanalytique.
Face aux catastrophes diffuses qui secouent et fissurent le monde, une troupe de comédiens tente d'inventer une représentation qui permettrait de conjurer les images tragiques que le réel nous envoie... C'est à cette tentative généreuse qu'assiste le spectateur, dans un théâtre dans le théâtre où l'enjeu est de rencontrer la vie dans ce qu'elle a d'irréductible.
Une définition minimale du sublime serait cette élévation de l'homme hors des limites factuelles de son existence, pourtant imposées par sa condition de créature finie, vers une transcendance lumineuse dont il se découvre procéder et dont la rencontre transfigure son rapport quotidien avec le monde et les autres - le choc procuré par cette rencontre, par ce qu'elle a de formidable, donnant lieu à une sensation de mort imminente exactement contemporaine de celle d'une seconde naissance. A travers l'étude des premiers écrits de Marc Richir, philosophe agnostique, c'est la question phénoménologique du sublime qui est abordée : comment comprendre cette expérience dès lors que les anciens cadres de pensée sont dépassés ? La phénoménologie est-elle seulement capable de la réfléchir ?
La question de la durée de vie des centrales nucléaires est au coeur du débat sur la politique énergétique. Or, comprendre la situation et les enjeux suppose de connaître certains éléments objectifs. Comment fonctionnent les centrales nucléaires ? Comment sont-elles exploitées ? Leur durée de vie a-t-elle été fixée à l'origine ? Quelles sont les menaces techniques ou non-techniques qui pourraient empêcher de poursuivre leur exploitation et comment y faire face ? Que peut-on dire du "vieillissement" des matériaux ? Que font les exploitants pour gérer au mieux ce vieillissement et, dans le même temps, accroître le niveau de sûreté des installations ? Quelles difficultés rencontrent-ils et quelles solutions mettent-ils en oeuvre ? Quel est le rôle de l'Autorité de Sûreté ? Qu'en est-il dans les autres pays ? Cet ouvrage répond à toutes ces questions, en se focalisant sur ce qui est avéré et tangible et en corrigeant au passage quelques idées reçues. Sans chercher à défendre un point de vue particulier, il fournit des informations précises et des explications claires pouvant être comprises par tous.
Présentation de l'éditeur Né en Bretagne d'un Optant de Guebwiller, le général Charles Huntziger (1880-1941) o tenu les seconds rôles les plus ingrats de la grande histoire. Début septembre 1939, le général Gamelin lui confie le commandement de la IIe armée, à la charnière de Sedan. A la mi-mai 1940, il subit donc de plein fouet l'assaut des Panzer de Guderian et partage, avec le général Corap, la responsabilité du désastre. Avait-il mal préparé son secteur ? En eut-il seulement les moyens ? Les communistes en tout cas vont l'accuser de s'être reculé exprès par vengeance du Front Populaire. Il avait pourtant pu reformer une seconde ligne de front sur les hauteurs de Stonne. La bataille y dura une douzaine de jours et passe pour le "Verdun de 40". Impressionné par son sang-froid, le général de Gaulle insiste le 11 juin pour le nommer à la place du généralissime Weygand et continuer la guerre outre-Mer. Mais sans suite... Lorsque le gouvernement de Bordeaux demanda aux Allemands à connaître leurs conditions d'armistice, Huntziger est le seul joignable des généraux de corps d'armée. C'est donc lui "l'Alsacien" qui est envoyé à Rethondes et à Rome pour signer l'arrêt des combats. Puis, dès son retour, Pétain et Weygand lui confient la présidence de la délégation française à la Commission d'armistice de Wiesbaden, où il s'agissait d'empêcher tout empiétement supplémentaire. A Vichy, il peut alors s'appuyer sur une Direction des services de l'armistice dirigée par un autre Alsacien, le général Koeltz. Ensemble, ils élaborent la première protestation d'ensemble du 3 septembre 1940 contre l'annexion de fait des départements du Rhin et de la Moselle. Trois jours après, Huntziger remplace Weygand comme ministre secrétaire d'Etat à la guerre et commandant en chef des forces terrestres. Il réorganise alors l'Armée de l'armistice suivant ses consignes secrètes pour en faire une armée nouvelle, de métier, auxiliaire des Alliés dès leur débarquement. Il joue le double jeu avec Londres, mais trouve la mort en avion le 12 novembre 1941 en rentrant d'Afrique du nord. Mélomane, catholique fervent, très Action française, peut-être affilié à la Cagoule militaire, il est le seul "Alsacien" à qui la France ait réservé, à Vichy de surcroît, des obsèques nationales.
Il y a si longtemps. C'est un monde perdu, disparu, effacé, oublié. Ai-je été si petite? Et faut-il seulement se souvenir. Mon histoire commence en 1939, à la déclaration de la guerre... Mon enfance va durer jusqu'en 1947, jusqu'au début des années d'école au Collège de Barr. Elle va se dérouler toute entière dans ces deux maisons, ce jardin, ces prés, cette forêt. Truttenhausen. Ma mère, ma grand-mère. Elles s'appelaient Marguerite." Dans son livre, à la fois tendre et nostalgique, Christiane de Turckheim raconte son enfance alsacienne durant la guerre 39-45 où les deux maisons se transforment en Arche de Noé. La noblesse alsacienne, la force de caractère de deux femmes, le souvenir des angoisses et des joies de l'enfance, tout cela écrit avec beaucoup de charme et d'élégance, fait que Evrard et Marguerite est un livre différent. Livres et fleurs; avec cela on peut vivre écrit Christiane de Turckheim. Evrard et Marguerite est un bouquet de mots
L'étude des arts et traditions populaires telle que nous l'entendons aujourd'hui a pris son essor avec le romantisme. En Alsace, elle débuta sur une grande échelle avec les frères Adolphe et surtout Auguste Stoeber. Mais eux-mêmes avaient hérité de leur père Ehrenfried le goût pour la poésie dialectale et l'amour du patrimoine culturel régional. Tout le monde est d'accord pour saluer en eux les initiateurs de la recherche en matière de folklore en Alsace. Pourtant, si on les copie allègrement, on les connaît mal. Le présent ouvrage se propose donc de suivre ces trois chercheurs dans leur quête multiforme, de voir dans quel contexte historique et social ils s'inscrivent, quelles influences ils ont subies, comment ils ont trouvé leur place entre religion, histoire, littérature, ethnographie, mythologie, politique et idéologie, selon quelles méthodes ils ont travaillé, quel impact ils ont eu et qui furent leurs successeurs. Selon le principe "ce qui vient du peuple doit retourner au peuple", leur oeuvre n'était pas destinée uniquement au monde savant, mais aussi à la population dans son ensemble.
Raymond Combescure, originaire des Landes, appartient à cette génération "maudite" , celle des poilus, qui a connu la Grande Guerre. Il rencontre l´amour de sa vie, Anne Maury, en mai 1914, mais, comme tous ses jeunes compatriotes, il doit partir au front le 1er août et laisser derrière lui sa famille, ses amis et sa bien-aimée. Entre eux va s´installer une correspondance amoureuse pendant près de cinq ans. Sur le front, Raymond exerce les fonctions de brancardier, infirmier, secrétaire, gestionnaire... Il subit les affres du conflit, de la guerre de mouvement à l´hécatombe de Verdun, du Chemin des Dames à la Somme, en passant par l´Alsace libérée (Colmar, Strasbourg). Ce livre s´articule autour des nombreux thèmes évoqués dans les lettres : la guerre, les relations de couple, la santé, les pénuries, les cadeaux, la correspondance, la camaraderie entre poilus, et tant d´autres...