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Le parc
Strauss Botho ; Porcell Claude
GALLIMARD
14,50 €
Épuisé
EAN :9782070706167
Qu'on se représente une société efficace, presque aussi éloignée du sacré que du poème intemporel (et un peu fatiguée déjà), qui succomberait non à un mythe ni à une idéologie, mais au génie d'une grande oeuvre d'art. Vus ainsi, les personnages et l'action de cette nouvelle pièce sont possédés, mus, soulevés, mystifiés par l'esprit du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare. Et de même qu'aucun d'entre nous ne vit sa propre vie, mais une vie qui obéit toujours à des milliers de déterminations, de "structures", de forces patrimoniales supérieures et souterraines, les contemporains que l'on voit ici sont des êtres sous dépendance et des idéologues soumis au charme magique d'une très ancienne, d'une insondable comédie. Comme le suc des fleurs que Puck et Obéron versent aux dormeurs du bois d'Athènes, c'est maintenant une oeuvre d'art que l'on instille, les plongeant dans l'erreur, aux présents personnages. Mais il se produit des métamorphoses qui subvertissent hommes, esprits et action - le "songe d'une nuit d'été" se poursuit sans relâche, et personne n'est resté éveillé pour apporter enfin le contre-poison qui, soudain, les ferait tous revenir de l'erreur". Botho Strauss.
Résumé : On se souvient de Couples, passants. Au milieu de ses romans et de ses pièces de théâtre qui triomphent dans toute l'Allemagne, Botho Strauss s'arrête pour faire le point. Les années ont passé, et la fin de cette décennie offre des perspectives nouvelles. La dispersion et la coupure de Couples, passants trouvent, avec Personne d'autre, leur revers dans la concentration sur l'Unique. Ce ont toujours des instantanés au dessin ciselé et net, des plongées dans l'abîme secret de nos labyrinthes intérieurs, des paysages tourmentés ou calmes qui s'ouvrent sur la réflexion du présent. Le regard acéré que Botho Strauss jette sur la société contemporaine est de plus en plus celui d'un moraliste, comme on disait autrefois, pour qui paradoxalement les chemins de l'avenir semblent déboucher non sur le vide mais sur l'intégration.
Résumé : L'action de Kalldewey, farce se déroule à Berlin-Ouest, ville désintégrée dans laquelle, en ces années post-soixante-huitardes, on s'intègre d'abord par groupes de reconnaissance. M et K se sont trouvées. Elles ont la couleur de la grande ville, le son de la grande ville, presque caricatural comme le veut le genre, happé ici et là dans la fumée et la lumière jaune des bistrots de Charlottenburg et de Schöneberg. Ces deux femmes sont en quête d'intégrité. Elles intègrent à leurs jeux, leur passe-temps, la femme qu'elles rencontrent, comme elles vont ensuite désintégrer son homme pourtant intègre, dans le tambour de la grande machine à laver les esprits de l'après-soixante-huit. L'homme, la femme, K et M se retrouvent dans un loft, soft comme il se doit, des années plus tard. Tout a passé sur eux comme une tornade rouge, l'heure est au blanchissage. Sale est Kalldewey, avec ses maximes incongrues, ses phrases qui tachent. Mais Kalldewey, le porc, l'immonde, s'est envolé à peine apparu, imprimant sur les âmes des nostalgies de temps plus gais, des désirs longtemps refoulés de conducteur, de guide. Regretté Kalldewey en son fatras, qui laisse des orphelins en quête de père : le psy de groupe fera l'affaire un temps, mais le nettoyage est long à venir, présageant les neiges d'aujourd'hui sur la scène de Berlin devenu monde.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.