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Histoire & Mesure Volume 24 N° 2/2009 : Les mesures de la ville
Straus André
EHESS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782713222146
Ce numéro d'Histoire & Mesure, consacré à la ville et ses mesures, aborde ces questions sous trois angles particuliers. Tout d'abord, l'administration urbaine, de la façon dont elle gère l'espace. A. Tantner dresse un tableau historique sur l'introduction du numérotage en Europe; M. Le Roux étudie la mise à distance des industries aux nuisances reconnues; G. Bentayou et B. Benbouzid analysent des études urbanistiques contemporaines comme outils de `porter à connaissance'. En second lieu, C. Damasceno Fonseca, sur les villes du Minas Gerais (Brésil) au XVIIIe siècle, et O. Michel, sur les villes du bassin de l'Ebre pendant l'Antiquité, réinvestissent une question classique, celle des hiérarchies urbaines et de leurs dynamiques territoriales. La troisième partie est consacrée à l'échelle du quartier. M. Gribaudi examine la transformation d'un secteur parisien; B. Lefebvre étudie l'organisation de la voirie et du parcellaire propre au quartier canonial de Tours, à sa formation sur le temps long.
Plauchut Agathe ; Straus Scott ; Jauffret Jean-Cha
Cet ouvrage aborde les conflits qui se sont déroulés dans les Grands Lacs d'Afrique entre 1981 et 2013, sous l'angle de l'étude des stratégies rebelles. Les théories d'histoire militaire, en particulier de la guérilla, sont mises en dialogue avec les études des effets de l'aide internationale. Cela permet de saisir le lien étroit qui s'est développé entre les deux sphères, militaire et diplomatico-humanitaire, depuis la fin de la guerre froide en Afrique centrale. De la rébellion d'inspiration maoiste de la National Resistance Army en 1981 en Ouganda à celle reposant sur la terreur du M23 en 2013 en République démocratique du Congo, les différents mouvements ont expérimenté de nouvelles tactiques. En réaction aux interventions diplomatiques et humanitaires, ils ont pris de manière croissante les civils pour cibles, afin d'obtenir toujours plus de dividendes politiques et économiques de la guerre. Les concentrations de réfugiés, les déplacements forcés de populations, les viols comme arme de guerre et le recrutement d'enfants dans les rangs des rébellions sont autant de tactiques qui, dans une surenchère de l'horreur, ont permis aux chefs rebelles des quatre pays concernés (Ouganda, Rwanda, RDC, Burundi) de mettre en place des filières lucratives d'exploitation illégale des ressources naturelles, ou d'accéder à des postes de pouvoir dans le cadre de solutions négociées diplomatiquement.
L'histoire de la croissance économique et des mutations sociales qu'a connues la France à partir de la fin du XVllle siècle présente de profondes singularités. Ce sont elles, et les facteurs qui contribuent à les expliquer, qui font l'objet du présent ouvrage, suivant une approche chronologique. II présente également les relations entre la France et ses partenaires. Dans chaque partie, l'accent est mis sur les liens qui unissent les différents secteurs et les mécanismes de dynamique ou de blocage. Ainsi, l'ouvrage offre un regard transversal et synthétique sur une série de thèmes saillants qui caractérisent les époques successivement étudiées : développement des transports, révolution industrielle, mutations démographiques, évolution agricole, changements financiers et monétaires, essor du commerce extérieur, transformations sociales. Un lexique, des repères chronologiques, une bibliographie riche et des index par mots-clés et par noms propres viennent compléter l'ouvrage. Ce livre s'adresse plus particulièrement aux étudiants qui préparent des examens ou des concours comportant une épreuve de sciences économiques ou d'histoire économique : licence d'économie, concours d'entrée aux grandes écoles de commerce ou aux instituts d'études politiques (IEP). Mais plus largement, les étudiants qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l'histoire économique et sociale de la France du XVllle siècle à nos jours y trouveront des informations utiles.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".