Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La huitième plaie migrants 2015, l'avant-garde
STRATEDIPLO
RETOUR SOURCES
20,90 €
Épuisé
EAN :9781913890117
Cette synthèse, d'abord publiée au lendemain de l'invasion historique de 2015, appelait d'urgence les peuples d'Europe, s'ils ne voulaient pas être dépossédés de leurs territoires et d'un futur, à contraindre leurs gouvernements à l'obéissance civile afin d'empêcher la régularisation massive en vue du regroupement tribal. Cinq ans plus tard ce document vaut archive des déclarations publiques et des actes significatifs d'autorités que la grande presse s'est empressée d'oublier mais qui doivent rester écrits, pour entrer dans l'Histoire qu'ils ont façonnée. Car en 2015 il n'y a pas eu de "crise des migrants" mais la réponse attendue à l'appel du 24 août, dont les conséquences avaient été préparées, par exemple en France par la loi du réveillon 2012. La première édition annonçait des chiffres à venir, tirés de citations officielles vérifiables ou issus de calculs explicités, qui ont fait traiter l'auteur d'exagérateur et fauteur de panique. Au niveau continental il s'agissait de dizaines de millions à l'horizon de quelques années, tout en restant largement en-deçà des préconisations du très officiel et trop méconnu rapport de l'ONU sur les "migrations de remplacement" du 21 mars 2000. Faute de réaction la régularisation a eu lieu, ou se déroule au rythme des capacités bureaucratiques nationales respectives. Cinq ans plus tard les Français, comme leurs voisins, ont constaté un changement drastique de physionomie des rues et de leurs occupants, et se sentent à l'étranger dans leurs villes. On leur cache les chiffres réels de la population totale du pays. Si le rythme d'intrusion s'est maintenu il explique les 84 millions de comptes de Sécurité Sociale actifs fin 2019, et presque la précommande de vaccins pour 100 millions de personnes annoncée par le gouvernement fin 2020...
Cette synthèse de renseignement de juillet 2017 exploitait les données factuelles, explorait les mouvements sociologiques, sondait les réactions probables et présentait la planification annoncée et les incertitudes restantes sur le chemin de la souveraineté d'un futur nouveau voisin de la France. Trois ans après le referendum, la déclaration d'indépendance, la démonstration de force espagnole et la débandade indépendantiste, on revient dans une cinquième partie sur ce dénouement en impasse qui annonce un futur conflit. L'opposition de la légalité interne espagnole à la légitimité démocratique et à la licéité internationale ne tenait pas, et après avoir irresponsablement feint la cécité depuis la présentation de programmes séparatistes aux élections du 27 septembre 2015 jusqu'à la déclaration d'indépendance du 10 octobre 2017, l'exécutif espagnol a dû violer la constitution pour intimer l'autodissolution des institutions catalanes sous menace d'intervention militaire. La CIJ a publié en 2010 un mode d'emploi de la déclaration d'indépendance irréprochable en droit international. Plusieurs puissances attendaient l'émancipation de la Catalogne pour la reconnaître, comme l'UE qui n'a aucune intention de la perdre et aurait imposé la négociation interétatique en refusant que l'Espagne déclare unilatéralement la perte d'un cinquième de son PIB et donc son insolvabilité. Faute d'avoir pu exercer l'autodétermination interne la Catalogne a prétendu exercer l'autodétermination externe, mais sans aller jusqu'au bout de la logique de rupture. Répondant aux critères de décembre 1991 pour la reconnaissance de nouveaux Etats, sa méthode pacifique aurait pu faire école pour d'autres peuples si l'Espagne avait été dissuadée de préparer la coercition militaire. La France a alors perdu une opportunité unique de restaurer sa pertinence diplomatique en ramenant les relations internationales du champ des rapports de force vers celui du droit.
Ce petit livre n'a pas vocation d'alerte ou de synthèse, mais d'exemple. Néanmoins les développements de l'année 2020 lui confèrent un autre intérêt. Les outils de télétravail promus par la pandémie ont fait de la distanciation sociale une option viable, au moment où tout pousse à fuir la concentration urbaine. Les prochaines reconfigurations politiques et modifications de modes de vie incitent à prendre ses distances avec la société jacobine. Rester en ville, hier une obligation économique, est désormais un choix, qui deviendra coûteux après l'effondrement. Bien que la base autonome durable parfaite n'existe pas, la présentation de ce refuge autarcique, choisi pour son potentiel à moyen et long terme, permet d'exposer des idées de réponses à certaines problématiques concrètes. Les solutions retenues sont spécifiques mais transférables, et peuvent donner des idées à un chercheur d'autonomie. L'hémisphère sud, peu peuplé, est assez préservé des calamités provoquées par l'hémisphère nord. L'Argentine, pays le plus européen d'Amérique, est un havre de liberté et de paix, et la nature grandiose de sa montagne centrale offre modernité et isolement, à distance de sécurité de la grande ville. Ce choix géographique, et celui du mode de vie, se sont révélés judicieux face à l'épidémie, et le seraient face à l'adversité qui envahit l'Europe... mais ne se présentera pas en Amérique australe avant plusieurs générations. Puisse cette description aider à bâtir une continuité présent-futur, dans cette courte période de normalité déjà altérée qui va déboucher sur le monde d'après-peste.
La plupart des porteurs du SARS-CoV-2 restant asymptomatiques, il a fallu attendre des millions de dépistages systématiques pour connaître sa prévalence, que le cloisonnement a maintenue minime. Cela permet de calculer sa vraie létalité, entre 1, 5 et 2 %, qui annonce une mortalité finale du même ordre que les deux guerres mondiales puisqu'on ne peut pas l'arrêter. Le phénomène de facilitation de l'infection par les anticorps empêche une immunité naturelle ou suscitée, individuelle ou collective, mais n'empêchera pas d'administrer des "vaccins" aggravants comme pour la dengue. Le Covid-19 restera donc endémique et seul le traitement lui interdira de contrôler la population humaine, en volume et en âge. A court terme la pandémie a déclenché l'étatisation du capitalisme, mais aussi la regrettable fermeture de l'économie réelle, qui annonce des pénuries dès 2020 et des famines pour 2021. A moyen terme la gouvernance mondiale, qui s'imposera par la Grande Réinitialisation (Great Reset) de janvier, compte associer la ploutocratie transnationale à la technocratie supranationale, comme elle l'annonce et l'écrit ouvertement depuis plusieurs mois, et apporter des changements majeurs aux modes de vie, à commencer par les régimes alimentaires. Au 1er janvier personne n'aurait imaginé voir un jour ce qu'il allait vivre au 1er avril, comme la moitié de l'humanité. Il ne faut pas attendre un imaginaire retour à la normalité de 2019, et à la société de gaspillage, pour se préparer à une ère durable, où les populations urbaines des pays institutionnellement avancés seront handicapées. La rupture est historique.