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Asger Jorn. Oeuvres sur papier
Storsve Jonas ; Andersen Troels ; Kirkeby-Andersen
GALLIMARD
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070123520
Asger Jorn, le plus grand artiste danois du XXe siècle, est né à Vejrum (Danemark) en 1914. Pendant les années 1930 il étudie avec Fernand Léger, puis collabore sous la direction de Le Corbusier à la décoration du pavillon des Temps nouveaux à l'Exposition universelle de 1937. Après les années de guerre, qu'il passe au Danemark, il retourne en France en 1947. L'année suivante il sera l'un des membres fondateurs du mouvement Cobra (avec Alechinsky, Appel, Constant, Corneille, Dotremont, etc.), né en réaction à la querelle entre abstraction et figuration. Voyageur infatigable, il sillonne l'Europe et tente de réunir des artistes de bords politiques et artistiques différents, avec lesquels il réalise volontiers des oeuvres collectives. Il passe une bonne partie des années 1950 et 1960 en France, où il joue un rôle de premier plan dans plusieurs mouvements d'avant-garde dont le Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste (1953-1957) et l'Internationale situationniste (1957-1960). Après avoir travaillé avec la galerie Rive gauche à Paris pendant une décennie, il est, à partir de 1967, représenté par la galerie Jeanne Bucher. Dès 1953, Jorn avait commencé à collectionner des oeuvres d'art pour en faire un jour don au petit musée de Silkeborg, ville qui l'avait autrefois soutenu. Après sa mort, en 1973, plusieurs de ses soutiens ou amis exaucèrent son voeu de compléter la collection par des donations significatives. Cet ouvrage est le miroir de l'exposition organisée au Centre Pompidou, qui présente les 108 plus belles oeuvres sur papier de Jorn conservées au Silkeborg Kunstmuseum.
C'est à partir de photographies que Dove Allouche réalise ses dessins. Ses croquis à la mine de plomb multiplient les points de vue et interrogent le temps et le mouvement en s'inspirant des matériaux ou des techniques de la photographie ancienne. Ce catalogue présente la série de dessins exposés au cabinet d'Art graphique du Centre Pompidou. Il souligne l'évolution d'une image décomposée en une multitude de dessins. L'interaction entre la photographie et le dessin est au coeur de cette exposition et nous interroge sur le médium dont se sert l'artiste, et la façon dont celui-ci mêle les différentes techniques les unes aux autres.
En 2020, l'artiste italien Giuseppe Penone a fait un don exceptionnel de plusieurs centaines de dessins au Musée national d'art moderne (Centre Pompidou) et au Philadelphia Museum of Art. Le catalogue présente l'intégralité des dessins accompagnée d'essais, dont celui de Jonas Storsve, commissaire de l'exposition, un long entretien avec l'artiste et un essai sur la pratique du dessin réalisé dans les années 1970, ainsi qu'une biographie de Giuseppe Penone.
Résumé : Connue pour ses positions pacifistes et féministes radicales, l'artiste américaine Nancy Spero (1926-2009), est, dans sa jeunesse, élève de l'Art Institute de Chicago, place forte de la peinture figurative. Puis, elle vient à Paris, de 1949 à 1950, où elle étudie à l'Ecole nationale des beaux-arts. Mariée en 1951 avec le peintre Leon Golub - ils auront trois enfants -, elle revient vivre avec sa famille dans la capitale française de 1959 à 1964. A son retour aux Etats-Unis, Nancy Spero s'engage contre la guerre au Viêt Nam et traduit son horreur dans les War Paintings (1966-1970). Suivront les Artaud Paintinqs (1969-1970) puis la célèbre série des Codex Artaud (1971-1972), avec laquelle elle met en place le principe systématique de bandes de papier, verticales ou horizontales, dans la tradition des papyri égyptiens, des rouleaux chinois et des frises antiques. A partir des années 1970, Nancy Spero met la femme au centre de son travail et représente désormais l'homme au sens large sous une apparence exclusivement féminine. Son travail prend alors une tournure radicalement féministe. Elle forge l'image d'une femme transgressant toute limite d'époque et de culture, libre, forte et intemporelle. Le Centre Pompidou organise, pour la première fois en France, une rétrospective consacrée à l'oeuvre de Nancy Spero en réunissant une soixantaine de dessins de l'artiste américaine, disparue l'année dernière à l'âge de 83 ans.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.