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Nancy Spero. Oeuvres sur papier
Storsve Jonas
GALLIMARD
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070130894
Connue pour ses positions pacifistes et féministes radicales, l'artiste américaine Nancy Spero (1926-2009), est, dans sa jeunesse, élève de l'Art Institute de Chicago, place forte de la peinture figurative. Puis, elle vient à Paris, de 1949 à 1950, où elle étudie à l'Ecole nationale des beaux-arts. Mariée en 1951 avec le peintre Leon Golub - ils auront trois enfants -, elle revient vivre avec sa famille dans la capitale française de 1959 à 1964. A son retour aux Etats-Unis, Nancy Spero s'engage contre la guerre au Viêt Nam et traduit son horreur dans les War Paintings (1966-1970). Suivront les Artaud Paintinqs (1969-1970) puis la célèbre série des Codex Artaud (1971-1972), avec laquelle elle met en place le principe systématique de bandes de papier, verticales ou horizontales, dans la tradition des papyri égyptiens, des rouleaux chinois et des frises antiques. A partir des années 1970, Nancy Spero met la femme au centre de son travail et représente désormais l'homme au sens large sous une apparence exclusivement féminine. Son travail prend alors une tournure radicalement féministe. Elle forge l'image d'une femme transgressant toute limite d'époque et de culture, libre, forte et intemporelle. Le Centre Pompidou organise, pour la première fois en France, une rétrospective consacrée à l'oeuvre de Nancy Spero en réunissant une soixantaine de dessins de l'artiste américaine, disparue l'année dernière à l'âge de 83 ans.
C'est à partir de photographies que Dove Allouche réalise ses dessins. Ses croquis à la mine de plomb multiplient les points de vue et interrogent le temps et le mouvement en s'inspirant des matériaux ou des techniques de la photographie ancienne. Ce catalogue présente la série de dessins exposés au cabinet d'Art graphique du Centre Pompidou. Il souligne l'évolution d'une image décomposée en une multitude de dessins. L'interaction entre la photographie et le dessin est au coeur de cette exposition et nous interroge sur le médium dont se sert l'artiste, et la façon dont celui-ci mêle les différentes techniques les unes aux autres.
Depuis la redécouverte récente de l'oeuvre d'Alina Szapocznikow (1926-1973), l'attention s'est essentiellement portée sur les sculptures de cette remarquable artiste née en Pologne et installée en France à partir de 1963. Pourtant la qualité et l'importance de ses dessins méritent amplement que l'on s'y attarde. C'est ce que propose cet ouvrage qui accompagne l'exposition "Alina Szapocznikow, Du dessin à la sculpture", au Centre Pompidou. Mettant l'accent sur les dix dernières années de la carrière de cette artiste disparue prématurément, il dévoile près de cent dessins, pour une très large part inédits. Ils sont accompagnés de textes de Jonas Storsve, commissaire de l'exposition, et d'Anne Tronche, spécialiste reconnue de l'art de la fin du XXe siècle en France, ainsi que d'une minutieuse chronologie établie par l'historienne de l'art polonaise Jola Gola.
Storsve Jonas ; Lasvignes Serge ; Blistène Bernard
Ce catalogue d'exposition permet de découvrir l'oeuvre de l'artiste danoise Sonja Ferlov Mancaba (1911-1984) à travers une sélection de ses sculptures, dessins et collages. Evoluant en marge de tout, tant sur le plan artistique que personnel, Ferlov Mancoba a patiemment laissé infuser en elle un ensemble d'influences très diverses - depuis les arts africains, océaniens et précolombiens jusqu'au surréalisme danois, en passant par le travail d'Alberto Giacometti et les visions d'Antonin Artaud -, dont ses oeuvres portent la trace. Ayant longtemps vécu en France avec son époux, le sculpteur Ernest Mancoba, elle a construit une oeuvre qui magnifie le courage de l'être humain s'efforçant de rester debout, au sein d'un univers hostile. Sa vie durant, Sonja Ferlov Mancaba aura célébré les liens qui unissent les formes solitaires à tout ce qui les dépasse.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.