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Neuropsychanalyse. Controverses et dialogues
Stora Jean Benjamin
MJW
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090590182
L'esprit se trouve-t-il hors de portée de la science comme le prétendent certains psychanalystes attachés à une approche exclusivement psychique de l'unité psychosomatique humaine ? Ou bien l'esprit n'est-il que le reflet d'une vaste assemblée de neurones ? La neurobiologie et les neurosciences peuvent-elles seules expliquer le fonctionnement si complexe du psychisme humain et rejeter "l'approche dépassée" de la psychanalyse ? Les méthodes de la psychanalyse et des neurosciences sont radicalement différentes et les difficultés épistémologiques considérables rendant fort complexes le dialogue scientifique, s'il peut y en avoir un. Pour faciliter le dialogue et reprendre le questionnement de S. Freud en 1895 de représenter les phénomènes psychiques sous forme de phénomènes neurologiques, le Pr. M. Solms réunit voici 15 ans à New-York des spécialistes de neurosciences et quelques psychanalystes pour fonder le mouvement contemporain de neuropsychanalyse. Compte tenu de l'impossibilité de répondre à ces questions, du fait des connaissances imparfaites de neurosciences de son époque, S. Freud laisse en suspens la ligne de recherche des neurosciences et développe la psychanalyse de l'inconscient et de son support : l'appareil psychique. Le dialogue doit passer par la reconnaissance réciproque des hypothèses scientifiques et non par leur rejet. Cet ouvrage a pour projet de faire le point des relations entre ces deux champs scientifiques : celui de la subjectivité humaine et celui de la matérialité et de l'incarnation de l'esprit. L'auteur propose de dépasser les clivages et les oppositions idéologiques pour poser les bases d'un futur métamodèle faisant la synthèse de la métapsychologie, de la médecine et des neurosciences.
Résumé : Le stress est-il le nouveau " malaise dans la civilisation " ? La fortune sémantique de cette notion, que l'on ne rencontre pas dans la langue française avant le XXe siècle, ne peut en tout cas laisser indifférent un chercheur, tant le stress possède cette rare spécificité de féconder presque toutes les sciences. Quelles sont les sources de ce nouveau mal du siècle ? Dans quelle mesure est-il lié à la vie professionnelle des individus ? Peut-on élaborer une théorie générale du stress ? Quels moyens permettent de le prévenir et de le soigner ?
L'esprit se trouve-t-il hors de portée de la science comme le prétendent certains psychanalystes attachés à une approche exclusivement psychique de l'unité psychosomatique humaine ? Ou bien l'esprit n'est-il que le reflet d'une vaste assemblée de neurones ? La neurobiologie et les neurosciences peuvent-elles seules expliquer le fonctionnement si complexe du psychisme humain et rejeter "l'approche dépassée" de la psychanalyse ? Les méthodes de la psychanalyse et des neurosciences sont radicalement différentes et les difficultés épistémologiques considérables rendant fort complexes le dialogue scientifique, s'il peut y en avoir un. Pour faciliter le dialogue et reprendre le questionnement de S. Freud en 1895 de représenter les phénomènes psychiques sous forme de phénomènes neurologiques, le Pr. M. Solms réunit voici 15 ans à New-York des spécialistes de neurosciences et quelques psychanalystes pour fonder le mouvement contemporain de neuropsychanalyse. Compte tenu de l'impossibilité de répondre à ces questions, du fait des connaissances imparfaites de neurosciences de son époque, S. Freud laisse en suspens la ligne de recherche des neurosciences et développe la psychanalyse de l'inconscient et de son support : l'appareil psychique. Le dialogue doit passer par la reconnaissance réciproque des hypothèses scientifiques et non par leur rejet. Cet ouvrage a pour projet de faire le point des relations entre ces deux champs scientifiques : celui de la subjectivité humaine et celui de la matérialité et de l'incarnation de l'esprit. L'auteur propose de dépasser les clivages et les oppositions idéologiques pour poser les bases d'un futur métamodèle faisant la synthèse de la métapsychologie, de la médecine et des neurosciences.
La psychosomatique intégrative est une nouvelle approche pour expliquer les maladies et les relations des malades à leurs troubles. Pourquoi intégrative ? Cette nouvelle discipline fait appel à la psychanalyse, à la médecine et aux neurosciences, et non plus uniquement à la psychanalyse qui a inspiré les approches psychosomatiques à ce jour. Comment comprendre une maladie en n'analysant que le psychisme ? Comment comprendre les malades si l'on ne prend en considération que ses variables biologiques ? L'esprit est-il responsable de troubles hypocondriaques selon certaines croyances médicales ? Les problèmes ne sont-ils pas plus complexes ? Le tout psychanalytique ou le tout médical éloigne les praticiens de la compréhension des malades et des maladies. Pour la psychosomatique intégrative le psychisme ou l'esprit participe plus ou moins grandement à toutes les maladies, grâce aux progrès des recherches en neurosciences, et en biologie des 20 dernières années qui ont permis de découvrir de nombreux mécanismes biologiques et génétiques des relations entre le système nerveux central et les autres systèmes composant l'unité psychosomatique humaine, il est maintenant possible de mieux expliquer les maladies et de soigner les malades dans leurs relations aux maladies. Cet ouvrage présente neuf cas illustrant cette nouvelle approche ; il propose aussi une explication des effets d'une relation thérapeutique sur la constitution ou le renforcement de nouveaux réseaux neuronaux grâce à la plasticité neuronale. Il est temps de comprendre que la psychanalyse et autres psychothérapies ont des effets sur les différents systèmes biologiques composant le corps humain.
Il y a 15 ans, en fouillant dans son grenier, Pierre-Jean Amar retrouve une boîte contenant des plaques de verre des années 1910 à 1940. Ce sont les négatifs des photographies que son grand-père, Jules Beniaya (1877-1967), prenait en amateur. Il entreprit de scanner les 215 plaques et de les restaurer. Il découvrit des images superbes, bien exposées, bien cadrées. Il en choisit une soixantaine dignes d'être publiées. Ces photographies d'Alger au début du XXe siècle dévoilent deux mondes : un monde extérieur sous la forme d'un portrait de ville, avec ses rues et son port, sa " modernité ", ses tramways et ses bateaux, sa mosquée (de jour et de nuit), sa plage et ses jardins, ses collines, son architecture et ses monuments ; un monde intérieur sous la forme d'un autoportrait de classe, celui d'une bourgeoisie épanouie, bien établie et sûre d'elle-même.Ces paysages, extérieurs et intérieurs, ne sont pas pour autant cloisonnés. Qui étaient-ils, ces " personnages " dont on voit bien qu'ils se sentent à l'aise dans cette société coloniale ? Qu'avaient-ils en tête ? Qu'ont-ils fait de leur vie ? Attendri, érudit, Pierre-Jean Amar mène l'enquête dans ce beau livre unique en son genre. Préface de Benjamin Stora.
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l'Endon chez Tellenbach au sujet de l'origine dite endogène ou du pouvoir d'un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l'exercice du psychiatre (par exemple l'annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d'aborder le vécu de l'être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d'intersubjectivité, d'autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances. Après un rappel de l'incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui - entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n'est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l'entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu'ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l'approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l'hôpital. La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chef-d'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?
Il est des lieux où souffle le vent du malheur et de la déshérence ; il est des lieux où souffle le vent salvateur de l'ironie et de la rage. Il est des lieux où l'on perd la tête et où l'on est censé plus ou moins essayer de la retrouver... A partir de quatorze variations sur le séjour en hôpital psychiatrique, Le Vent noir évoque les limites ? oues entre la folie et la normalité, le désespoir et la révolte, l'emprisonnement et la liberté ; car on peut être prisonnier des murs de l'asile, prisonnier de sa propre tête, et laisser souffler en soi, comme un éclat de rire, un vent démystificateur. Alternant récits de vie bousculées par la maladie mentale et saynètes du quotidien hospitalier, Le Vent noir tente de poser des mots sur le sentiment de décalage, l'impression de n'être pas tout à fait d'ici, et sur le regard distancié qu'une telle position, bien que subie, permet de poser sur les petites et grandes absurdités du réel.
La trace est au commencement du processus de subjectivation. Réponse du Réel qui vient marquer l'être parce qu'il y a eu jouissance, elle est constitutive de l'existence même du sujet dont elle détermine la parole à venir et la structure. Prenant appui sur la clinique, cet ouvrage se penche sur la dimension originaire de cette trace présubjective où se noue primordialement le corps et la langue, et pose la question de son devenir. L'effacement de la trace dans un savoir qui ne reviendra pas est l'acte fondateur par lequel naît le sujet pourvu du trait unaire. Il y a cependant des vestiges de son existence et ses effets sont inoubliables. Des résidus de Réel peuvent faire retour, et au bord de la trace effacée, la lettre insiste. Mais la trace interroge encore d'autres destins, celui de l'autiste qui n'en est pas marqué, celui du sujet de la psychose qui ne peut l'effacer. Toute l'importance de la trace tient à ce qu'il ne peut en être retenu que le bord par où la coupure du signifiant s'est effectuée. Indissolublement liée à la perte et au vide, elle ne peut être l'objet d'aucune retrouvaille. Il y a là un incurable qui touche au Réel au fondement de l'éthique analytique.