Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
XVIIe siècle N° 286, février 2020 : Lucien et la satire en prose au XVIIe siècle
Stiker-Métral Charles-Olivier
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130823841
La fortune de Lucien de Samosate à la Renaissance a été bien retracée par les nombreuses études de réception, mais ses ramifications aux xviie siècle restent encore mal connues, non en raison de leur rareté, mais en raison de leur abondance : le socle humaniste ne disparaît pas, mais il éclate en une multitude de prolongements avec le passage aux langues vulgaires et l'émergence de nouvelles normes esthétiques, qui privilégient certains traits choisis de la poétique de Lucien. Ce mouvement de diversification, qui rend très hypothétique l'existence d'un " lucianisme " au sens de mouvance littéraire structurée comparable à celle qui avait émergée sous le patronage d'Erasme au xvie siècle, ne doit pas conduire à préjuger d'un tarissement. C'est au contraire l'extraordinaire fécondité des oeuvres du sophiste grec dans leur réception moderne qui ressort de ce numéro, ambitionnant de dégager quelques-unes de ces ramifications.
Plus il est malheureux, plus il est redoutable. " Après avoir feint sa mort pour échapper à ses ennemis, Mithridate est de retour dans son royaume et sème la terreur parmi ses sujets. Car en son absence, les langues se sont déliées : Pharnace, son fils aîné, a fait alliance avec les Romains, ennemis jurés de son père ; quant à Xipharès, le cadet, il a avoué son amour à Monime, pourtant promise à Mithridate... et cet amour est partagé. Face à ces non-dits, la colère et la jalousie conduiront-elles cet admirable chef de guerre à devenir un tyran ? Tensions politiques et amoureuses se mêlent dans Mithridate (1672), opposant le despote légendaire à sa propre famille. Tour à tour bourreau et victime, il incarne le héros racinien par excellence : passionné et profondément ambivalent. DOSSIER - De l'Histoire à la tragédie : le travail des sources - Mithridate à la scène, avant et après Racine - La jalousie, passion tragique - Mithridate, une tragédie ?
Au XVIIe siècle, l'amour propre, que La Rochefoucauld définit comme "l'amour de soi et de toutes choses pour soi", est au coeur de la réflexion des auteurs que la tradition a regroupés sous la dénomination de "moralistes classiques". Elément de la topique anti-humaniste, cette puissance trompeuse brouille les valeurs et les discours, et produit, chez le lecteur, une résistance à la vérité. La problématisation augustinienne, élaborée par La Rochefoucauld et les moralistes de Port-Royal, assimile amour propre, orgueil et méconnaissance de soi. C'est pourquoi il est possible de dégager une rhétorique du moraliste augustinien. Tout d'abord, ce discours, qui se donne pour tâche de dénoncer les impostures de l'amour propre et de dire vrai, met en oeuvre une herméneutique du soupçon. Par ailleurs, l'ethos du moraliste est instable : le genre de la réflexion morale oscille entre la douceur de la conversation et la véhémence de la prédication. La parole laïque du moraliste met donc sans cesse en question sa propre légitimité. Elle s'interroge enfin sur son efficacité : comment faire accéder à la connaissance de soi un lecteur dont l'amour propre refuse la leçon de morale ? Cet ouvrage se propose de retracer l'histoire de l'amour propre et d'étudier les différentes stratégies rhétoriques des moralistes, qui confrontent le lecteur au miroir que lui tend le discours de vérité : Pascal, Nicole, La Rouchefoucauld, Malebranche, La Bruyère, Fénelon...
Biographie de l'auteur Professeur émérite des Universités, membre correspondant de la Real Academia Espanola, Bernard Sesé est l'auteur de neuf autres "Petites vies", dont celles de saint Augustin, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila et Edith Stein.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).