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Religions et handicap. Interdit, péché, symbole - analyse anthropologique
Stiker Henri-Jacques
HERMANN
38,15 €
Épuisé
EAN :9782705693428
La perception que nous avons du handicap et la place que la société dans son ensemble se doit d'accorder aux personnes affectées de handicaps est une question qui suscite bien des débats. Mais qu'en disent les religions, qu'elles soient de tradition écrite ou orale ? Cet ouvrage se propose d'examiner les rapports que celles-ci entretiennent aux diverses formes d'infirmité : quelles représentations, quels discours se dégagent-ils des textes fondateurs, mais aussi des mythes et des différentes pratiques religieuses ? De la boiterie de Jacob au bégaiement de Moïse, de la folie de Saül aux corps problématiques de Muhammad ou Bouddha, en passant par les peurs ancestrales et le malaise souvent afférent, les représentations de l'infirmité, avec les traitements qui s'ensuivent, ne se comprennent que par le lien avec le type de divinités ou d'esprits dont les religions se dotent. Tout à tour péché, interdit, signe de malédiction, ou parfois encore, à l'opposé, symbole d'une cause élevée, l'infirmité revêt différentes significations relevant de la complexité et de la spécifité propre à chaque religion. Si le rapport au handicap d'une religion donnée n'est pas généralisable à la société dont elle émane, celui-ci, en revanche, est ici l'occasion d'examiner selon un biais inédit les grandes théories de la religion.
Qu'est-ce qu'accompagner une personne en situation de handicap ?". Question hantée et comme saturée par cette autre question : "Qu'est-ce que bien accompagner une personne en situation de handicap ?". Question plus éthique que technique. Le bon accompagnement ne peut être que celui jugé tel par les intéressés, seuls légitimes pour finalement décider de ce qui peut ou non être appelé accompagnement. Le bon accompagnement, n'est-il pas, au fond et simplement, l'accompagnement tout court ? Car s'il n'est pas par nature bon il disparaît pour laisser place à un autre type de relation reléguant la personne en situation de handicap dans un statut d'objet pris en charge. Articulé selon trois axes, l'ouvrage explore le champ de l'accompagnement, repère les logiques qui sous-tendent les discours sur l'accompagnement et explique la fortune récente de cette terminologie. Propose, après avoir approfondi quelques notions clefs, des déclinaisons ordonnées de ce que signifie être compagnon sans confondre cette relation avec une multitude d'autres. Pose la question de l'enseignement de l'accompagnement car l'accompagnement des personnes en situation de handicap est non seulement un contenu d'enseignement mais d'abord et avant tout un art à transmettre.
Ce débat démocratique poursuit une double intention. En premier faire sortir les questions que soulève aujourd'hui le handicap d'un cercle confiné de spécialistes, car elles ne sont pas en priorité techniques, mais anthropologiques et politiques. Nos démocraties sont tiraillées entre deux pôles opposés : un républicanisme uniformisant qui se prendrait pour l'universel, afin de contrebalancer les corporatismes et les enfermements de toutes sortes ; une fragmentation à partir des revendications communautaires pour se protéger contre la standardisation et la mondialisation. La question du handicap constitue un des lieux révélateurs de la démocratie à venir : une escorte spécifique dans le cortège commun, et non à l'écart. Le deuxième but est d'inviter les personnes qui connaissent de l'intérieur, par une position institutionnelle, leur action militante ou leur profession, le secteur médico-social, à quitter leurs " réserves d'indien ", où parfois ils se complaisent. Sortir prend ici deux sens : prendre part au large débat relatif la protection sociale, le travail, l'éthique, les évolutions démographiques, etc. convaincus que les personnes handicapées sont porteurs de points de vue et de valeurs éclairant pour tous ; aller résolument dans tes milieux de vie communs pour y transporter leur savoir et savoir faire spécialisés, afin que l'école, l'entreprise et l'ensemble de la société civile accueillent et gardent ceux que la naissance ou les circonstances ont blessés, sans jamais plus oser paresseusement sur les institutions particulières, fussent-elles nécessaires. Les personnes handicapées et la délibération au sujet du handicap méritent mieux, méritent plus, qu'un débat d'initiés et qu'une posture seulement revendicative. Il s'agit d'une interrogation en direction de la société toute entière et d'un regard neuf de celle-ci sur une question vive. Plusieurs livres ont jalonné son itinéraire.
L'année 2003 a été proclamée année européenne des personnes handicapées. Le handicap a été déclaré chantier prioritaire par la Président de la République. Une nouvelle loi, en février 2005, sur l'égalité des chances a été votée par le Parlement. Le combat ancien des associations pour améliorer la vie des trois millions de citoyens directement touchés se poursuit et se renouvelle. Des initiatives inédites se prennent pour sensibiliser le large public à la situation de ces citoyens et de leur entourage. Les entreprises se mobilisent pour l'intégration dans le travail. L'Europe et le Forum européen des personnes handicapées, invite à une meilleure prise en compte de celles-ci. Tout presse la communauté nationale à prendre la mesure des souffrances et de la passion de vivre de ces enfants, de ces hommes, de ces femmes, de ces familles qui doivent lutter contre la dépréciation, les discriminations, l'indifférence dont ils sont l'objet.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.