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Mythes et dieux celtes. Essais et études
Sterckx Claude
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296113237
Près de trente années de recherches sur les mythes et les dieux des Celtes préchrétiens, de la Gaule antique aux échos qui en surnagent dans les légendes galloises, irlandaises, bretonnes... du Moyen Age jusqu'à nos jours, ont permis d'en éclairer d'importants pans. Ce sont treize dossiers de cette quête qui se trouvent ici rassemblés. D'une part des dossiers déjà anciens mais publiés originellement dans des revues disparues ou peu diffusées, ont été mis à jour. D'autre part, plusieurs études originales, inédites, témoignent de recherches et de réflexions récentes. Sont successivement abordés le mythe universel de la mère virginale; des échos légendaires de la déesse Epona; les malheurs des dieux "mehaignés": le Gaulois Ogmios... Et la Grecque Athéna; le dieu Lugus et ses héritiers, jusqu'à l'étonnant saint Gengoulph, cocu et martyr; les trois mondes des Celtes: paradis, Terre et enfers; le mythe du Guerrier Impie (en collaboration avec F. Blaive); Arthur et les rois de l'Autre Monde.
Extrait Extrait de la préface de Liliane Hillesum : Ma grand-mère Schatsi avait un ami néerlandais, petit fabricant de biscottes, qui retournait chaque année passer ses vacances aux Pays-Bas. Il n'était pas juif mais avait été horrifié de ce qu'il avait entendu dans son pays et, dès son retour, le raconta à ma grand-mère : le camp de transit de Westerbork où l'on parquait les juifs, les trains de déportation vers la Pologne et l'extermination dans les camps de la mort. Nous sommes en 1943. Bouleversée, ma grand-mère me rapporte ce que son ami vient de lui apprendre. Toute notre famille est restée là-bas : que va-t-elle devenir ? En partie pour la rassurer mais surtout parce que la jeune fille de seize ans que je suis ne peut imaginer de telles horreurs, je m'emporte contre elle de croire à ces sottises. Je lui dis que son ami est un pauvre homme stupide et naïf qui colporterait n'importe quel ragot. Ma grand-mère qui est la douceur même essaie de me convaincre, mais rien n'y fait. Je crois que c'est l'unique fois où je me sois vraiment mise en colère contre cette femme que j'adorais et je me le reproche aujourd'hui d'autant plus amèrement que les choses qu'elle m'annonçait ce jour-là devaient décider du destin de notre famille. L'ami hollandais savait-il ce qui était arrivé aux nôtres ? Savait-il que plusieurs d'entre eux avaient déjà été envoyés à Westerbork et de là vers la mort ? L'avait-il dit à ma grand-mère ? Il n'était pas d'Amsterdam et je ne pense pas qu'il ait pu apprendre de nouvelles précises à ce sujet. Mais ce doute me rend rétrospectivement plus pénible encore ma dureté envers ma pauvre grand-mère et ses efforts pour me convaincre des terribles événements qui étaient en train de se passer.
Résumé : Vermeer, ou le peintre du bonheur quotidien. La lumière perlée de son art traverse les siècles. Vermeer associe la philosophie de Spinoza à l'optique et à la cartographie. C'est pourquoi sa peinture, dite d'un " petit maître ", ne cesse d'enchanter le grand public et de stimuler les recherches des érudits. Le présent ouvrage prend en compte ce fabuleux héritage, où brillent les noms de Proust, de Claudel et d'Élie Faure. Mais il y ajoute un éclairage motivé par l'extrême modernité de Vermeer : sont ici et entre autres conviés Mondrian, Roland Barthes, Michel Serres, Gilles Deleuze, Gerard Richter, pour une relecture des plus éclairante du maître de Delft.
La présente étude s'intéresse aux divinités ornithomorphes antiques de l'Ouest de l'Europe (celtiques, scandinaves, grecques, romaines). Au travers de comparaisons structurales, se dégage des parallèles indo-européens qui, par retour, permettent de mieux
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.