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Malraux, premier dans le siècle
Stéphane Roger
GALLIMARD
12,40 €
Épuisé
EAN :9782070729173
Quand ses forces commencèrent de le trahir, déjà résolu à mettre fin à ses jours, Roger Stéphane décida d'écrire un nouveau livre sur Malraux, dont il avait dit autrefois qu'il était inépuisable. Tout s'est passé comme si Stéphane avait voulu reprendre une conversation poursuivie de mois en mois, depuis les maquis d'Alsace et pendant plus de trente ans, avec cet écrivain à l'intelligence foudroyante dont il ne s'était jamais lassé, et qui avait eu la bonté, disait-il en riant, de le traiter en interlocuteur convenable. Malraux fut donc l'objet et le compagnon de ses dernières réflexions. Son dernier souci. Lui qui savait tout de l'auteur des Antimémoires continuait de s'interroger sur ce "contemporain capital" . Il mettait en perspective les témoignages de Paul Morand, d'Edmund Wilson, de Bruce Chatwin, il se décidait à lire Clara Malraux, il comparait Proust, artiste "régulier" , à Malraux, artiste "séculier" , il trouvait dans des écrits de jeunesse les traces d'une réflexion déjà faite, et les preuves d'une cohérence souveraine. Malraux, premier dans le siècle est fait d'interrogations, de lectures reprises in extremis, de pistes ouvertes et non explorées, de vivacités brisées. Cet exercice d'admiration est aussi un adieu au monde. Il brille de l'intensité voilée d'un inachevé. Stéphane devina très vite qu'il n'en écrirait jamais la fin. Je ne crois pas mentir en disant qu'il fut la consolation et le remords de ses derniers jours. Daniel Rondeau
Roger Stéphane rencontre Jean-Jacques Rinieri en juin 1946. Le premier est l'ami de Gide, Cocteau, Malraux... Il a libéré l'Hôtel de Ville de Paris en août 1944, fonde L'Observateur et est l'un des pionniers du combat pour la décolonisation. Le second étudie la philosophie à Normale Sup. "J'aimais Jean-Jacques comme je croyais jusqu'à hier ne plus pouvoir aimer. Il périt le 30 août 1950." (Roger Stéphane, Tout est bien). Pendant quatre ans, Roger et Jean-Jacques vivent au grand jour un amour-amitié. Parce que c'était lui parait au printemps 1953: c'est "un morceau de musique de chambre [sans] pathétique sentimental ou verbal" (Roger Martin du Gard) dans lequel Stéphane raconte l'agonie de son ami, à la suite d'un accident de voiture. C'est aussi un livre poignant sur l'absence, le sentiment de n'avoir "plus jamais personne à qui dire l'indicible", un livre étonnamment moderne sur l'amour qui exclue toute jalousie et se conjugue avec une totale liberté sexuelle décrite sans la moindre hypocrisie.
Résumé : Voici le journal intime de Roger Stéphane entre 1939 et 1944. Malgré la tragédie des temps, Stéphane rencontre " tout le monde " dans la littérature, Cocteau, Julien Green, Gide, Malraux, ainsi que dans la politique. On fait des mots d'esprit : " Définition du général Gamelin par Baudelaire : "je hais le mouvement qui déplace les lignes !" " La drôle de guerre ne dure pas, et Roger Stéphane se retrouve à Vichy. S'ensuit un tableau aussi brillant que féroce de l'Etat français. Stéphane rejoint la Résistance. Emprisonné puis libéré, il entre dans la clandestinité. Cinq années de l'histoire de France vécues par un jeune homme lettré, enthousiaste, parfois naïf, toujours courageux.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.