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Cuisine du futur et alimentation de demain
Stengel Kilien ; Boutaud Jean-Jacques
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343085678
Chercheurs, journalistes et experts portent ici leur attention sur les formes variables de la consommation alimentaire, dans un avenir proche ou lointain. A travers les dimensions culinaires et commensales, marchandes et culturelles, matérielles et immatérielles, l'objet de cet ouvrage est de faire apparaître différences, évolutions, permanences, mais aussi mouvements, tensions et articulations, en termes de processus et dynamiques projetés sur "la cuisine du futur et l'alimentation de demain". Le coeur des chapitres porte sur les aliments, leur symbolisme, leurs productions et transformations, les repas et les formes de sociabilité qui s'y rattachent. Un intérêt tout particulier est porté aux phénomènes d'acculturation alimentaire et aux mécanismes qui les régissent, au niveau de pays ou de régions comme au regard de l'immigration, de l'évolution générationnelle ou économique. La cuisine est un marqueur fort d'identité, elle permet de souligner nos choix et convictions. Si cuisiner aujourd'hui permet de réunir et de partager, cuisiner sera sans doute demain synonyme de liberté d'agir, de créer et de penser.
La vie urbaine moderne ne permet pas à des parents peu disponibles après leur travail d'éveiller la culture alimentaire de leurs enfants. En effet, ils ne trouvent pas le temps de préparer et d'argumenter des repas variés et intéressants. Aussi plus tard l'adolescent, habitué à une nourriture vite consommée, sans une once de connaissance sur celle-ci, manque de repères pour distinguer les différents critères de qualité des aliments cuisinés avec soin. C'est ici que le rôle du gérant de restaurant scolaire pourrait être prépondérant. Au moyen d'organisations pédagogiques au sein de la cantine, il pourrait tenter de redonner le goût de "bien-manger". Cette approche de sociologie des habitudes alimentaires est primordiale pour agir à la racine et ainsi combattre les effets pervers de la dite "malbouffe". Nous nous devons de doter chaque élève d'une véritable culture générale alimentaire, qui lui sera utile tout au long de sa vie, sollicitant la gourmandise que Rousseau appelle "la passion de l'enfance".
Parmi les facteurs qui interviennent actuellement sur les usages et les comportements alimentaires comme les savoir-faire et techniques culinaires, les mots, les discours, les écrits sont les ingrédients utiles pour nourrir notre corps et notre esprit. Faire entrer l'alimentation dans les programmes scolaires, dans le cadre des mesures d'accompagnement éducatif, et plus particulièrement pour les collèges dans le cadre des EPI (Enseignements pratiques interdisciplinaires) est le coeur de cet ouvrage. Il s'agit ici de souligner que des enseignements ayant trait indirectement à l'alimentation peuvent cependant contribuer à y sensibiliser les plus jeunes. Ces outils de transmission ont pour but de mettre en valeur le sens donné à la nourriture et d'accentuer l'apprentissage du "savoir-manger" avec ses répercussions sur la santé, le budget, la gestion des restes, le plaisir de la découverte du goût... Les programmes de collège peuvent ainsi insérer dans leurs travaux d'interdisciplinarité une nouvelle approche de l'alimentation. Notre attention se tourne, dans cet opus, essentiellement sur les formes variables d'actions pédagogiques, des outils, de méthodes et de lieux où l'enjeu porte sur la lecture de l'écrit culinaire, des paradigmes commensaux, marchands, culturels... Cet ouvrage, qui pourrait être considéré comme un manuel à destination des enseignants, fait apparaître les différences comme les permanences, perçues en termes de production pédagogique sur le fait culinaire. Ce collectif de contributeurs s'intéresse plus particulièrement au concept de l'alimentation au travers de sa culturalité, de ses mécanismes, au niveau de pays ou de régions comme au regard de sa mutation générationnelle ou géographique.
Cet ouvrage porte sur les modèles et concepts autour des représentations de ce qui est "bon à manger" et de l'acte de "bien manger". De la discursivité à la transmission, ces objets communicationnels sont observés par les angles de la diversité à l'uniformité, comme de l'individualisation à l'universalité du discours. L'intérêt est particulièrement porté sur les utilisations de la terminologie "bon", et sur ses représentations sociales, normatives, commerciales et publicitaires. La conception dualiste du bon, selon laquelle son processus communicationnel tire ses origines tantôt dans l'histoire et l'économique, tantôt dans d'autres structures, politiques, morales, religieuses ou philosophiques, démontre les divers facteurs influençant les uns sur les autres dans un enchevêtrement toujours différent et toujours très complexe. L'étude de ces phénomènes, dans le cadre du discours social, donne la possibilité d'échafauder la proposition théorique suivante : il faut diffuser la connaissance alimentaire pour que le mangeur appréhende la diversité des mets, la diversité gastrosophique, comme la diversité sémantique. La recherche du bon favorise les échanges, et cela depuis les origines de la civilisation. Au-delà de l'appui des informations purement historiques, à première vue, sommes-nous compétents pour répondre à la déclinaison de l'avènement du bon modèle alimentaire ? Car le monde alimentaire nous englobe et nous le créons chaque jour. Comment, dans ces conditions, pouvoir prétendre saisir l'origine de cette pensée du bien-manger ? N'est-ce pas répondre à moitié que de donner au bon et au bien-manger une origine, technique ou rituelle ? L'important n'est-il pas que le bien-manger d'aujourd'hui devienne l'origine de celui de demain ? Comme l'on peut apprendre à apprendre tout au long de la vie, les représentations du bien-manger peuvent sans cesse évoluer et sans cesse être réinitialisées. Si les terminologies "bon" et "bien manger" sont des outils discursifs couramment utilisés dans le cadre de la transmission des connaissances gastronomiques, elles peuvent finalement représenter une forme d'évolution du contexte alimentaire et de la société en général.
Les héritages culinaires dépendent d'un processus ; la transformation d'un patrimoine alimentaire issu du milieu naturel environnant en un patrimoine culinaire, suivie de la volonté de l'homme de transmettre ce savoir-faire. Toutefois, faut-il considérer la notion de patrimoine — heritage en langue anglaise — comme un élément identitaire d'un individu, d'une communauté ou d'un territoire ? Faut-il considérer le processus en prenant en compte tous les facteurs naturels, géographiques, socioculturels et économiques de la constitution de ce patrimoine alimentaire ? Faut-il envisager le patrimoine alimentaire comme le reflet d'une communauté, comme la représentation d'un territoire, voire comme la conscience d'une société ? C'est à ces questions que tentent de répondre les différents contributeurs de cet ouvrage.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.