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Une chance pour la liturgie ?
Steinmetz Michel
AP FRIBOURG
20,10 €
Épuisé
EAN :9782889810321
Une nouvelle traduction francophone du Missel romain. Est-ce une chance pour la liturgie et pour le peuple de Dieu en général ? Telle est la question que le présent ouvrage, faisant à des journées d'études tenues le 10 et 11 mars 2023 à l'université de Fribourg, entend poser. Et si c'est bel et bien une chance, une opportunité, un kaïros, diraient encore certains, il nous faudrait encore préciser de quel ordre. Le premier temps de cette réflexion est consacré à la présentation de retours d'expériences. Dans un deuxième temps alors, nous nous demanderons si une nouvelle traduction, et, si oui, en quelle mesure, véhicule aussi une nouvelle théologie de la messe. Une troisième étape s'intéressera, quant à elle, aux "langues" de la liturgie, dans une acception très large du terme. L'ensemble de ces contributions aborde encore d'autres thématiques, comme autant de chemins de traverse.
L'objet liturgique, quel que soit l'angle ou la modalité avec lequel on l'appréhende, apparaît au coeur de la vie de l'Eglise et ne dément pas l'affirmation conciliaire. Plus encore, il explique à la fois le singulier de l'expression germanophone de Liturgiewissenschaft et son habituel pluriel francophone de sciences liturgiques. Loin de seules considérations techniques, appréhensibles par de seuls universitaires ou chercheurs, loin du seul recours et ô combien nécessaire à l'histoire, la liturgie n'est pas absente des grandes questions qui agitent l'Eglise en ce temps.
Constatant que la question des espaces architecturaux de la liturgie mérite d'être creusée, plusieurs théologiens et architectes de l'aire européenne ont décidé de croiser leurs approches. Leur travail commun a connu une première étape significative à la faveur de journées d'étude organisées par l'Institut de sciences liturgiques de la faculté de théologie de Fribourg (Suisse). Les auteurs se proposent ainsi de parcourir l'espace liturgique, entendu ici au sens large, chacun avec ses propres champs de recherche et d'expertise. Il en ressort une problématique considérablement renouvelée et qui montre sa pertinence dans les temps actuels pour mieux appréhender encore, et inscrire dans la vie des communautés, les intuitons du Mouvement liturgique et les acquis de la réforme conciliaire. La question des espaces architecturaux contribuera sans doute à l'émergence d'une théologie de l'assemblée comme lieu d'une vie théologale.
Ce livre est un traité d'ostéopathie basé sur la théorie de la posture. Dans cette symbiose entre deux disciplines, la posturologie sert de guide pour cheminer dans le labyrinthe de la pathologie et l'ostéopathie est l'instrument qui permet de découvrir la ou les lésions par la palpation, puis de soigner. La démarche proposée dans cet ouvrage permettra à l'ostéopathe de savoir immédiatement comment aborder tout patient se présentant à lui et de diagnostiquer rapidement la ou les zones à traiter et comment les traiter. Pour ceci, outre quelques techniques classiques cet ouvrage présente nombre de techniques originales telles celles du MAC, ou mouvement analytique contralésionnel, mises au point par l'auteur, techniques simples, faciles à utiliser avec un risque minimal. Le docteur Michel Steinmetz est enseignant en Ostéopathie depuis 1990 et Président fondateur de la Société Internationale d'Ostéopathie Posturologique (SIOPOS).
Une présentation simple et accessible de la liturgie en acte, placée dans une perspective historique pour mieux dégager le sens de nos célébrations, interroger nos pratiques et reconduire au Mystère célébré.
Les Cahiers du Rhône contribuèrent au renouveau de l'édition suisse romande, véritable relais de l'édition française pendant la Deuxième guerre mondiale. Créés en 1942, ils furent dirigés par Albert Béguin et édités par Hermann Hauser, le directeur des Editions de la Baconnière. Divisés en trois séries - bleue, blanche, rouge -, résolument tournés vers la France occupée, ils ont accueilli de grands poètes et écrivains : Aragon y publia Les yeux d'Elsa, Eluard, Poésie et Vérité 1942 (avec le célèbre poème "Liberté"), Saint-John Perse, Exil. Parallèlement, des cahiers de doctrine, plus politiques, développèrent une vision personnaliste et humaniste de l'Homme pris dans l'étau des idéologies nazie et pétainiste. A travers la fabrication quotidienne et la diffusion tant légale que clandestine, l'aventure des Cahiers du Rhône fourmille de démêlés avec les censures suisse et française, victimes du jeu savoureux de "berne-censure". Armés du "Glaive de l'esprit", les Cahiers du Rhône participaient à ce qu'on a appelé en 1945 la "Poésie de la Résistance", à savoir "une résistance à l'air libre" qui s'accomodait des conditions légales de parution tout en ayant recours à une écriture codée. A partir des archives de la Baconnière, du fonds Albert Béguin et des documents de la censure fédérale, Olivier Cariguel a reconstitué l'histoire éditoriale et politique de la collection destinée aux jeunes générations dont Bernard Anthonioz, le secrétaire de rédaction, est le symbole. Ce fut un "refuge de la pensée libre" qui permet de découvrir une vigilance méconnue et exemplaire de la Suisse romande chez quelques-uns de ses citoyens, intellectuels opposés à toute compromission en dépit de la sacro-sainte neutralité officielle. "Tout ce que nous avons pu faire pour que la neutralité politique ne dégénérât pas en neutralité morale, il fallait le faire" tranchera Albert Béguin en 1946.
Canton rural, Fribourg, sous la République chrétienne, vit néanmoins sa propre révolution industrielle, entraînant avec elle son inévitable contingent d'ouvriers. Ceux-ci ont-ils conscience de leur appartenance à une classe sociale ? Luttentils pour leur émancipation ? Désireux de répondre à ces questions, Pierre Jenny met en lumière un pan d'une autre histoire fribourgeoise, celle des premiers militants de gauche. Parmi eux, un homme : Joseph Meckler. Issu du prolétariat rural, il arrive à Fribourg en 1855. Après deux ans et demi d'école, il entre comme manoeuvre aux chemins de fer, poste qu'il occupera toute sa vie. Sensible aux idées de la Première Internationale, il décide de réagir à la précarisation du prolétariat et se lance dans le militantisme politique. Anarchiste, socialiste, syndicaliste, correspondant ou conférencier, cet ouvrier sera de tous les combats avec un seul objectif en tête : l'émancipation des travailleurs. En cadeau au jeune parti socialiste de Fribourg, il lègue ses mémoires de militant, si précieuses pour l'historiographie et pourtant longtemps oubliées. Le livre de Pierre Jenny offre une plongée passionnante dans le microcosme ouvrier fribourgeois au tournant du 20e siècle. Par de minutieuses recherches dans les archives ouvrières, la presse de l'époque et grâce au manuscrit de Meckler, il dépeint les balbutiements de ces premiers militants. Surveillés, encadrés, ceux-ci sont souvent malmenés, aussi bien par les conservateurs qui craignent de voir leur ville se teinter de rouge, que par les anciens alliés radicaux, mécontents de constater qu'une partie de leur électorat s'affranchit de la tutelle bourgeoise. Ces militants de la première heure peinent à trouver une cohésion. Ce n'est qu'en 1905 que le parti socialiste émerge de cette nébuleuse de sociétés ouvrières et prend en mains les destinées de la gauche fribourgeoise qu'on peut déjà qualifier de plurielle. Un siècle plus tard, Joseph Meckler et ses mémoires entrent dans l'histoire.
Dans les années qui suivent la mise au point de l'anesthésie (1846), la recherche médicale connaît une période de grande effervescence : les débuts de l'antisepsie (1867) et le développement de l'asepsie, l'identification des microbes par Louis Pasteur (1878) et la naissance de la bactériologie, la découverte des rayons X (1895) ou de la première vitamine (1897) contribuent à donner une image triomphante de la médecine. Mais qu'en est-il dans la réalité du terrain, loin des grands laboratoires où les progrès semblent se succéder à un rythme effréné? Répondant à cette question pour le canton de Fribourg, l'ouvrage d'Alain Bosson invite le lecteur à la découverte de la vie quotidienne des médecins de cette époque, et analyse les difficiles conditions de l'exercice de la médecine dans un canton rural : le manque chronique d'effectifs médicaux, l'inefficacité de certaines thérapies, la méfiance des patients, l'attachement de la population à des croyances et à des savoirs ancestraux, la concurrence des charlatans de grand chemin ou des guérisseurs et rhabilleurs locaux, rendent la tâche du médecin très délicate et contrastent avec l'image d'une médecine conquérante. Dans un style évitant le jargon, fluide et non dénué de pittoresque, l'auteur éclaire un domaine méconnu de l'histoire fribourgeoise, retraçant l'émergence d'une profession en pleine évolution, en lutte à la fois pour la reconnaissance de son statut et pour la cause de la médecine.
Résumé : Frère C. Lebreton faisait partie du groupe de moines trappistes du monastère algérien de Tibhirine enlevés et exécutés en 1996. L'auteure retrace son itinéraire, avant d'analyser les écrits qu'il a consacrés au don tout au long de sa vie.