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Marchés contestés. Quand le marché rencontre la morale
Steiner Philippe ; Trespeuch Marie
PU MIDI
24,00 €
Épuisé
EAN :9782810703326
La mise en marché de produits moralement sensibles, comme ceux touchant à l'intimité des personnes, à leur intégrité, à la santé ou au maintien de l'ordre public, est l'objet de cette réflexion collective qui met en regard neuf cas de "marchés contestés". Certains de ces marchés contestés sont effectifs, comme dans le cas du tabac, de la pornographie, des jeux d'argent ou des défunts. Certains sont potentiels dans le sens où les poissons génétiquement modifiés, les données personnelles ou le cannabis sont à la recherche des moyens de rendre acceptables les transactions marchandes. D'autres, enfin, sont bannis car la marchandisation des enfants adoptés ou des organes humains reste moralement inacceptable. La tension entre les principes marchands et moraux au coeur des marchés contestés est dans chaque contribution éclairée par l'identification des formes de la contestation morale et des dispositifs juridiques, fiscaux, sanitaires, éthiques, rendant possible ou au contraire irréalisable l'édification d'un marché. La prise en compte de "populations fragiles", qu'il s'agit de protéger du marché, mais aussi de protéger par le marché, émerge dans tous les chapitres comme un élément explicatif essentiel des avancées et des reculs des marchés contestés.
Les fêtes populaires renforcent le lien social en réunissant les populations dans une effervescence joyeuse. Cet ouvrage étudie la dynamique culturelle et économique des fêtes de Bayonne, l'un des principaux événements festifs européens. La première partie retrace l'histoire des fêtes en soulignant leur caractère culturel singulier et l'impact des militants basques sur son évolution récente, qui aboutit à la "belle fête" conviviale actuelle. La deuxième partie met en lumière les conditions économiques de l'événement et les raisons sociales qui lui permettent d'échapper à l'emprise de l'industrie culturelle. Enfin, l'ouvrage propose une ethnographie du déroulement des fêtes en suivant les différents mouvements de la foule festive. Il se conclut par une esquisse de la sociologie de la joie, émotion qui scelle et magnifie le plaisir d'être ensemble.
Résumé : A partir de son histoire, d'Auguste Comte à Pierre Bourdieu, en passant par Emile Durkheim et Marcel Mauss, cet essai présente l'altruisme sous ses différentes formes (l'héritage, les différents types de don, les échanges de biens symboliques...). Toutes sont des pratiques sociales solidement inscrites dans les sociétés que l'on qualifie "de marchés", et si l'altruisme s'affirme dans les relations avec les proches, il ne s'y réduit pas, comme l'exemple du don (sang, organes, cellules souches) à l'oeuvre dans la biomédecine de pointe le prouve. Loin d'être des survivances du passé, ces pratiques altruistes nourrissent nombre de transactions dans les sociétés modernes. Finalement, en comparant la manière dont ont été établis les marchés financiers et la médecine de transplantation, cet ouvrage montre que la place respective de l'altruisme et des échanges marchands dépend du type de principe de justice que les sciences sociales inscrivent au sein de ces architectures d'échanges. C'est ce qu'il propose d'appeler la "grande performation".
Plutôt que de prendre comme point de départ les individus ou le système qu'ils forment et qui les dépasse, la sociologie relationnelle prend acte de la dimension relationnelle du social dans nos pratiques et dans celles des administrations. Depuis la fin du XXe siècle, l'analyse de réseau social (Harrison White), la théorie des champs (Pierre Bourdieu) et la théorie de l'acteur-réseau (Bruno Latour) ont développé cette approche en l'adossant à des méthodes de recherche originales, novatrices et déjà durablement inscrites dans la sociologie contemporaine. Ces sociologues proposent une compréhension nouvelle du social, lequel n'est plus fait de classes ou d'individus, mais de relations comprises comme des déformations de l'espace social. Ces relations définissent des positions, des oppositions et des séries de réseaux qui se font, se défont, se croisent et se heurtent.
Résumé : La sociologie économique fait partie des domaines novateurs de la sociologie contemporaine. Puisant dans les acquis des fondateurs de la sociologie au début du XXe siècle, elle bénéficie aussi de résultats plus récents, comme ceux de l'analyse structurale et de la sociologie des dispositifs marchands pour montrer la pertinence et la nécessité d'une approche sociologique des phénomènes économiques. L'enjeu est la description et l'analyse du marché, c'est-à-dire des régularités sociales caractéristiques d'un champ essentiel des sociétés modernes. Le repérage et l'analyse de ces médiations, institutions et représentations sociales apportent une série d'informations sur le marché que le mécanisme de formation des prix n'est pas capable de prendre en compte. Trois questions sont au centre de la recherche : comment les marchés sont-ils construits socialement ? Quelles sont les médiations sociales grâce auxquelles les marchés fonctionnent ? Quelles sont les conséquences morales et politiques de l'extension de la sphère marchande ?
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.