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Visages du temps
Stein Sammy
MATIERE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782916383620
Dans ces dix-sept récits de longueur variable, au gré de mises en scènes qui sont autant de propositions d'installations, de sculptures, d'images et de concepts, Sammy Stein offre de déambuler dans des musées imaginaires ("Le musée de la Tortue" , "Archives du musée de cristal"), de visiter des collections rêvées ("Visages du temps" , "Multimonde"), rend hommage à un artiste obscur dont l'oeuvre a presque entièrement disparu ("Salut Marcel"), convoque les souvenirs d'un lieu fictif et de ses artefacts ("Galerie 128" , "Retour vers le centre"), décrit une oeuvre impossible ("Fireworks"), observe le processus de transformation d'une forme en une autre ("Moving sculpture" , "Camouflage" , "Bye bye Dada"), et évoque même de fantastiques recettes de cuisine ("Le grand restaurant" , épisodes 1 et 2). Avec une fantaisie à nulle autre pareille, Sammy Stein drape d'oripeaux en polyamide et viscose de vastes monuments mélancoliques, suggère sous des titres pleins d'emphase des oeuvres toutes de modestie... Aussi bien, Sammy Stein élabore puis détruit avec pudeur les memento mori d'un temps que personne n'a connu ni ne connaîtra.
Résumé : La Terre est ronde (1939) raconte l'histoire de Rose, neuf ans, et de son cousin Willie, de leurs peurs, de leurs aventures, d'un lion, d'une montagne et d'une chaise. C'est le premier livre pour enfants de Gertrude Stein, qui dans sa maison de la vallée du Rh8ne avait pour amie une petite fille prénommée Rose. Elle s'y joue des ressorts traditionnels du conte et de sa fausse légèreté; les mots s'y répètent, tournent et retournent sans cesse, comme dans une comptine et comme dans notre monde toujours en mouvement. Un livre rare, sombre et merveilleux, à lire et à relire à tout âge.
Un conte philosophique devenu film "Je me suis toujours senti presque humain. J'ai toujours su qu'il y avait quelque chose en moi de différent des autres chiens. Bien sûr, je suis coince dans le corps d'un chien, mais ce n'est que l'enveloppe extérieure. C'est ce qu'il y a a l'intérieur qui compte : l'esprit. Et mon esprit est tout ce qu'il y a de plus humain". Enzo est tout sauf un chien ordinaire. Il est persuadé qu'il sera un jour réincarné en homme. Cette certitude, il l'a acquise en regardant un documentaire sur la Mongolie. Ce qu'il a vu de mieux a la télé - sa passion - après un grand prix de Formule 1 ou un champion brésilien a laissé éclater son génie sur une piste détrempée. Enzo, qui porte sur son maître Denny un regard attendri, en a tiré une philosophie : vivre n'est pas qu'une question de vitesse. Il faut aussi savoir passer entre les gouttes. Et, heureusement pour Denny, Enzo veille au grain. Ce roman - un best-seller international - vient d'être adapte au cinéma avec Kevin Costner (la voix d'Enzo ! ) et Amanda Seyfried.
Retrouvez les aventures de deux héros forts attachants au demeurant, trop longtemps restés dans l'ombre, dans une édition totalement révisée et illustrée de main de maître Krysec. Un director's cut bourré (le livre, pas l'auteur) d'humour et d'aventure avec dans le désordre : des nains, des elfes, des extra-terrestres, Dieu, un ballon, une liche et des haches.
Travaux publics présente une série de chantiers colossaux, énigmatiques, et pour tout dire impossibles. De ceux qui construisent on ne sait rien. De ceux qui commandent ou ordonnent les travaux moins encore. Yûichi Yokoyama ne donne à voir que la massivité des rochers, l'étendue des plaines et du ciel, le fracas des matériaux, le travail. Le dessin de Yokoyama aussi bien que ses personnages, leurs (absences de) motivations, les actions auxquelles ils se livrent restent étrangers aux codes et aux habitudes propres à la bande dessinée -? japonaise aussi bien qu'occidentale. Ici, la narration s'efface pour rendre à la bande dessinée son matériau, le dessin, et sa vocation ? : l'agencement des formes. Ce que Yokoyama met en scène n'est rien moins, et rien d'autre, que la création.
Trois personnages ? hommes ? Robots ? Extraterrestres ? Mutants ? ? en cherchent un quatrième dans un pays de glace et de neige. Leur enquête les conduit à rencontrer d'autres personnages ? hommes ? Robots ? Extraterrestres ? Mutants ? ? aux moeurs étranges et aux goûts violents. Ce nouveau volume très attendu de Yokoyama est présenté par son auteur comme une suite possible de La Salle de la mappemonde. On retrouve en effet de l'un à l'autre quelques protagonistes qui pourraient nous être familiers s'ils n'étaient si taciturnes et la même ambiance sombre, une atmosphère épaisse de violence latente, de crime dissimulé sous la glace. Comme dans La Salle de la mappemonde, le dessin énergique, saturé, presque frénétique de Yokoyama établit une tension inouïe avec l'attitude distanciée et le calme apparent des protagonistes. Il n'est pas indifférent que la figure emblématique, presque totémique, de ce récit soit le requin...
Citéruine est une ville désolée, vidée de ses habitants, usée par le temps et l'abandon - guerre ? catastrophe ? génocide ? effondrement ? ... Elle est le reflet parallèle, le reste ou le cauchemar d'une ville possible, d'une grande ville étale sans centre ni périphérie, une mégalopole postindustrielle et surpeuplée, urbanisée à l'excès qui a ou qui a eu pour nom Citéville. L'une et l'autre cités ont été dessinées par Jérôme Dubois, toutes deux selon le même découpage, les mêmes cadrages, la même fatale temporalité. Mais là où Citéville grouille de stupides turpitudes, s'alimente de ses déchets et assure la reproduction des monstres humains qui l'ont bâtie, Citéruine dresse ses abattis, laisse calmement miroiter son squelette sous les durs néons qui lui restent. S'étant débarrassée de ses occupants ou bien délaissée par eux, qu'importe, ayant en tout cas abandonné tout espoir, Citéruine a quitté son pauvre statut de décor. Elle est désormais paysage, et paysage animé : ses contours et ses lieux reprennent le flambeau de la narration, rejouent la comédie urbaine pour eux seuls, et tournent dans la nuit, dévorés par le feu. Il a été confié aux éditions Cornélius de porter le destin de Citéville, tandis que les Editions Matière accueillent Citéruine. Les deux villes communiquent et se complètent en deux ouvrages distincts dont les lectures simultanées ou différées sont autant de perturbations d'un même espace par le temps et ses affres.
La Révolution culturelle a eu les Citations du président Mao Tsé-toung. En un temps qui fut le nôtre, nous avons cru bon de réunir ces Citations pour le président Sarkozy : une mise en regard de citations d'images et de citations de textes formant dispositif, celui, tout symbolique, d'un miroir tendu et d'un contrepoint offert, afin moins d'organiser l'instruction d'un individu, à charge ou à décharge, que de servir la fonction qu'il occupe, de lui être d'un certain usage, non dans le registre mondain du supplément de lustre et de prestige mais dans l'ordre subjectif, axiomatique et institutionnel, mélancolique et théâtral auquel l'ont convoqué la sentence du suffrage universel et le libre jeu de la démocratie-marché. Son Petit Livre rouge à lui. Les citations d'images, réalisées à l'aquarelle par Juan Pérez Agirregoikoa, présentent, à partir d'images de presse, le président seul, nettoyé de toute compagnie parasite - un art du portrait qui tout à la fois renoue avec un antique réalisme-socialiste et inaugure l'ère très contemporaine d'une peinture nettoyée "au Kärcher" . Les citations de textes, propositions détachées d'oeuvres contemporaines pour la plupart, ont été choisies par Gilles Grelet en fonction d'une exigence : que leur montage, entre elles et avec les images, articule une proposition de théorisme - d'enfance de la théorie, comme on dit d'enfance de l'art - à l'occasion de monsieur Nicolas S. et pour le timonier Sarkozy. Celui qu'on a eu. Celui qu'on méritait, disent les urnes.