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Vue cavalière
Stegner Wallace
PHEBUS
19,95 €
Épuisé
EAN :9782859405090
Pour les écrivains américains informellement regroupés sous la bannière de l'école dite du Montana (ou de Missoula), et surtout aux yeux de Jim Harrison et de Thomas McGuane, Wallace Stegner (1904-1993) demeure la figure centrale - une manière de père spirituel - de la nouvelle littérature de l'Ouest. Publié en 1976 ? Vue Cavalière (The Spectator Bird), qui valut au romancier, quelques mois après sa parution, d'être couronné par le prestigieux National Book Award, est une méditation amère sur la difficulté qu'il y a à vivre "dans le temps " - et sans doute la meilleure introduction possible à l'?uvre de Stegner, laquelle est lue aujourd'hui dans le monde entier... Sauf en France. Un homme qui a le plus clair de sa vie derrière lui, et à qui presque tout semble avoir réussi, rouvre les pages d'un journal intime qu'il a tenu bien des années plus tôt à l'occasion d'un voyage en Europe, et y trouve la preuve de ce qu'il ne peut s'empêcher de considérer comme son échec : il se rend compte qu'il a passé à côté de l'essentiel, ses diverses activités ne lui ayant permis, au mieux, que de tuer le temps. Derrière ces notes jetées autrefois sur le papier bouge encore le grand rêve de liberté qu'il a enterré au fond de son c?ur, tandis que lui reviennent en mémoire les mille renoncements à cette même liberté qui ont formé le tissu ordinaire de ses jours. Avec lui, et avec Ruth, sa femme complice de toujours, nous lisons - nous relisons - cette chronique du désenchantement. Le présent regimbe à la mise au jour de ce passé qui le disqualifie. Le vieux couple, ébranlé par cette évocation décidément dure à avaler ? s'interroge et doute. La vie, à l'instant d'en finir s'insurge et proteste, consciente pourtant que les jeux sont faits. Dérisoire sursaut de la liberté captive - mais notre seule grandeur n'est-elle pas taillée à l'aune de cet inutile combat ? L'on voudrait faire ce livre à tous ceux qui pensent que la littérature américaine fait bon marché de la subtilité des sentiments.
Bo Masson, un coriace à la jolie gueule, est persuadé que le monde, visiblement coriace lui aussi, finira par lui céder un jour. Bo épouse Elsa, lui fait des gosses et des promesses. Ce prétendu réaliste est en fait un rêveur : il n'a pas compris qu'il s'est trompé d'époque, que le monde sauvage, source de ses trop grands songes, n'est plus. Les gamins grandissent, s'éloignent. Elsa elle-même s'en va. C'est qu'il n'est pas facile de suivre Bo dans sa quête sans espoir, de ville en ville, de métier en métier, ramassant parfois la mise, le plus souvent plumé par des associés qui, eux, ne se trompent pas de rôle. Une traversée magistrale des terribles années 20 et 30. Traduit de l'anglais (Etat-Unis). Du même Stegner (1904-1993) : Angle d'équilibre ; Vue cavalière ; La Vie obstinée (qui reparaît simultanément en Libretto).
Etrange, vraiment, que Wallace Stegner (1904-1993), écrivain considéré comme un maître par des gens comme Jim Harrison ou Thomas McGuane, couronné par tous les prix possibles et imaginables (Pulitzer et National Book Award compris), ait attendu si longtemps (1998) avant d'être traduit chez nous. Un homme qui croit avoir à peu près réussi sa vie rouvre le journal intime qu'il tenait vingt ans plus tôt et s'aperçoit qu'il n'est pas loin d'avoir tout raté. Humour, auto-dérision, mélancolie. Et une clairvoyance qui n'hésite pas à appuyer là où ça fait mal. Sentiment de la presse unanime, à la sortie du livre en traduction française, résumé par Michel Polac : " Un chef-d'œuvre ! "
Entre souvenirs et réflexions sur la nature, Wallace Stegner, écrivain majeur de l'Ouest américain, livre un témoignage sur le monde aujourd'hui évanoui qui a inspiré l'ensemble de son oeuvre. C'est le monde de son enfance, celui des prairies du Montana et du Dakota, qui lui a appris à tendre l'oreille au bruit de l'eau des montagnes et à respecter la beauté immaculée de ses paysages. Ces lettres engagées transmettent ainsi la mémoire des hommes et des femmes qui ont fait l'Amérique d'aujourd'hui, guidés par des valeurs héroïques comme la grandeur d'âme ou la dignité.
Publié en 1987, soit six ans avant la mort de l'écrivain, c'est le dernier des grands romans de Stegner - son finale... en sourdine. Deux couples d'enseignants à l'âge de la retraite, qui se connaissent depuis les années trente. se retrouvent pour des vacances dans une maison perdue au milieu des forêts. Passé et présent Jouent à cache-cache. cependant que la mort rôde en fond de décor... A la sortie du livre. Stegner s'était expliqué sur ses intentions (1'histoire, on le devine est assez largement autobiographique): « Je voulais faire toucher du doigt une vérité moins fardée encore que d'habitude. Faire entendre une musique qui ne remuerait que de tout petits bruits mais dont les échos iraient loin. »
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).