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Prier 15 jours avec Simone Weil
Steffens Martin
NOUVELLE CITE
14,45 €
Épuisé
EAN :9782853138130
Ce qu'on a retenu de la philosophe française Simone Weil (1909-1943), c'est d'avoir quitté son poste de professeur agrégé de philosophie pour aller travailler à la chaîne, de 1934 à 1935. Soucieuse du sort des hommes humiliés, Simone Weil mettait un point d'honneur à parler de leur cause en connaissance de cause, pour traduire leur souffrance sans jamais la trahir. Cette extrême attention à l'autre et ce profond désir de vérité firent de sa vie non seulement une grande aventure humaine mais aussi un authentique itinéraire spirituel. Car à qui cherche ardemment la vérité, il est donné de rencontrer un jour Celui qui est la Vérité : Si on se détourne [du Christ] pour aller vers la vérité, on ne fera pas un long chemin sans tomber dans ses bras. , écrit-elle au père Perrin. Prier quinze jours avec Simone Weil, c'est donc prendre le parti de préférer la vérité à toute illusion réconfortante. Sans rien se cacher du malheur des hommes, c'est apprendre à voir de quelle façon l'amour de Dieu y est présent. La prière était vécue par Simone Weil comme le moyen de devenir, au milieu des souffrances humaines, un simple instrument de Dieu : l'écho de Son amour. Le 3 février 2009 marque le centenaire de la naissance de Simone Weil.
Apprendre à vivre, c'est apprendre à voir la beauté dans nos vies. Dans la continuité de La vie en bleu, où Martin Steffens nous enseignait comment voir la lumière au bout du tunnel des périodes difficiles, ce livre nous apprend comment voir la beauté dans nos vies ordinaires, en découvrant l'émerveillement qui peut s'y dévoiler à qui accepte d'ouvrir son regard. Non, nos vies ne sont pas grises ! Mieux vivre, c'est donc d'abord savoir accepter la vie, lui faire confiance, telle qu'elle nous arrive et sa beauté. C'est ensuite, en utilisant cette attitude d'ouverture, savoir agir de façon à multiplier ces moments de grâce et de positivité. Cette action juste nous guidera alors sur la voie de l'amour, qui se multipliera autour de nous si nous agissons bien. Et lorsque nous aurons mis l'amour au centre de nos vies, nous serons capables de vivre une vraie vie spirituelle, en prêtant attention à la beauté cachée qui existe dans chaque instant de vie. Un livre compagnon, pour une vie vécue pleinement.
En guise d'invitation à son lecteur, Nietzsche avait composé ce petit poème: "Ils te séduisent mon style et mon langage? Quoi, tu me suivrais pas à pas? Aie souci de n'être fidèle qu'à toi-même - Et tu m'auras suivi tout doux! tout doux!" Mais si Nietzsche exige de n'être fidèle qu'à soi-même, pourquoi donc prendre la peine de le lire? C'est que, chemin faisant, il ne nous sera pas nécessaire de devenir les disciples de Nietzsche, attendant passivement de lui qu'il nous révèle la Vérité: suivre Nietzsche, c'est tout au contraire comprendre que ce qu'on appelle "la Vérité" n'existe pas, que le sens de toute chose, de notre vie même, n'est pas à découvrir mais à conquérir. Selon Nietzsche, le sens que nous donnons aux choses est le fruit d'une création qui, en elle-même, n'a pas de sens. Biographie de l'auteur Martin Steffens est agrégé de philosophie. Il enseigne au lycée Louis Vincent et à l'université Paul Verlaine de Metz.
Résumé : Immaculée, la Vierge ? Sans péché originel ? Différente et séparée de nous ? C'est en philosophe que Martin Steffens déchiffre le plus choquant des dogmes catholiques : ni une extraterrestre, ni une super-héroïne, Marie incarne dès maintenant notre désir qu'au futur amour et toujours se conjuguent. Une redécouverte éblouissante ! Que signifient les dogmes ? Nous parlent-ils d'axiomes abstraits ou de vérités existentielles ? Et comment les comprendre aujourd'hui ? En une brillante démonstration, Martin Steffens s'empare ici du plus méconnu et du plus mal compris d'entre eux pour en restituer toute la prodigieuse vitalité, fécondité et actualité spirituelle. Le 8 décembre 1854, le pape Pie IX proclame l'Immaculée Conception. C'est désormais un article de foi intrinsèque à l'Eglise catholique. Il est distinct de la conception virginale de Jésus avec lequel il est souvent confondu. Il est ancien, attesté d'âge en âge par les mystiques et les théologiens. Il dit que Marie a été conçue " sans tache ", exempte du péché originel. Du coup, faut-il la considérer la jeune fille de Nazareth comme une sorte de superhéroïne ou d'extraterrestre, séparée de notre condition ordinaire ? Non, au contraire ! C'est notre humanité future, libre de toute faute et culpabilité, que Marie préfigure et incarne en ouvrant la voie à toutes et à tous, en nous faisant les enfants du monde réellement nouveau parce que réconcilié avec l'innocence perdue. Une redécouverte éblouissante où le philosophe Martin Steffens, avec un remarquable souffle poétique, se révèle maître de sagesse. Auteur couronné des Prix Humanisme chrétien (2013) et Prix Littérature religieuse (2016)
Résumé : Notre monde est sans repère car il est sans père ! C'est au grand absent de la scène contemporaine que s'attache ici le philosophe de l'existence Martin Steffens, car la critique du patriarcat ne saurait aboutir à la disparition de la transmission. Un livre de libre morale sur nos moeurs faussement libérées. Eblouissant. A l'heure où le patriarcat, en tant que système social d'oppression, commence à se déliter, nous nous trouvons devant une alternative. Ou bien l'on croit qu'on élèvera d'autant plus les femmes qu'on rabaissera les hommes. Ou bien nous ferons, pour les garçons arrivant en ce monde, le voeu qu'ils sont, en tant que tels, une bonne nouvelle. Car chacun porte en soi la promesse de ce que l'autre a de meilleur. Ce n'est pas en détestant les hommes que nous respecterons les femmes. Plus libres d'aller au monde, les femmes seront aussi plus exposées. Elles ont donc besoin d'hommes en qui mettre leur confiance, d'hommes consistants. Annoncer aux jeunes hommes que leur virilité les oblige à ce qu'ils ont de meilleur, c'est cela aussi lutter contre le patriarcat. Un livre critique, généreux, lumineux qui appelle, contre la confusion, à une vraie libération.
Le Christianisme a commencé en Terre Sainte, et on sait qu'il s'est répandu très rapidement. Mais, sait-on qu'il fut très tôt présent dans le monde syro-palestinien qui recouvre les pays qui vont d'Israël et de la Jordanie jusqu'à la Turquie et à l'Iran actuels. Ainsi une Communauté chrétienne existe à Damas dès les années 35-36 : c'est elle qui accueille Paul lors de sa conversion. Il y a aussi Antioche où les croyants reçoivent pour la première fois le nom de chrétiens (Ac 11, 26). Le monde syro-palestinien a donc été très tôt gagné par la foi au Christ. Mais il possède également une autre caractéristique très importante. En effet, dans ces contrées les gens sont en général de langue araméenne. C'est une langue de cette famille que parlaient Jésus et ses disciples. L'araméen est davantage un ensemble de dialectes plutôt qu'une langue unique et uniforme. Toujours est-il que c'est dans cette culture araméenne, et donc sémite, que se fait dès les débuts du christianisme l'évangélisation des contrées du Proche-Orient. Ainsi dès le début il y eut des Eglises de culture araméenne qui parlent cette langue et célèbrent leur foi avec elle. Ephrem est un Père du IVe siècle appartenant à l'une de ces Eglises. C'est par lui que nous avons choisi de vous présenter les Eglises de langue araméenne. Peut-être le connaissez-vous déjà ou avez-vous entendu parler de lui. Ce numéro lui est consacré et commence par une introduction à la culture araméenne, avant de présenter Ephrem et son oeuvre.
Alexandrie, capitale de d'Egypte, est plus qu'une ville , comme Rome elle représente tout un monde, une culture, une histoire. Alexandrie frappe tout d'abord par son caractère cosmopolite , païens, juifs et chrétiens s'y côtoient. Alexandrie est le siège d'une forte communauté juive. L'un de ses membres, Philon, se servit de la pensée hellénistique pour exprimer sa foi. C'est également le lieu d'une communauté chrétienne très brillante où existe dès la fin du deuxième siècle une école de théologie qui est marquée par des noms célèbres : Clément et surtout Origène. Au carrefour de toutes les cultures qui le côtoient, le christianisme bénéficie de leurs influences, notamment juive. Cette rencontre du christianisme avec le judaïsme et l'hellénisme provoque l'émergence d'une réflexion chrétienne originale. Alexandrie est aussi une capitale. Le contraste est grand entre le pays et sa capitale. D'un côté il y a la grande ville, commerçant grâce à son port, de l'autre le pays d'Egypte uniquement agricole. Contraste encore par la langue. D'une part le grec, la langue officielle, celle des commerçants, des fonctionnaires, des lettrés et, d'autre part, la langue du peuple, le copte. Pourtant, malgré ce contraste le pays et sa capitale constituent une réalité profondément une. C'est particulièrement vrai de l'Eglise. Ainsi, par exemple, le peuple chrétien fait corps avec son patriarche, le "pape" d'Alexandrie. Parmi les plus illustres citons Athanase et Cyrille. C'est aussi de cette Eglise et de ce peuple que viennent la plupart de ceux et celles qui vont se retirer au désert pour mener la vie monacale. Et il faut évoquer ici la figure d'Antoine le "Père des moines" . Ce numéro veut vous faire découvrir ou retrouver quelques aspects de ce monde constitué par Alexandrie et le pays d'Egypte au temps des Pères. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.