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Histoire du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. De colonie à pays
Stech Zorian
INDES SAVANTES
33,00 €
Épuisé
EAN :9782846545778
Les Nouvelles-Hébrides représentent un chapitre oublié du colonialisme européen. Pourtant, entre 1906 et 1980, ce petit archipel d'environ quatre-vingts îles a été gouverné conjointement par la France et la Grande-Bretagne. L'ouvrage se concentre sur la période de 1945 à 1980 tout en fournissant un contexte historique replaçant les événements dans la période précédant la Seconde Guerre mondiale. Aux Nouvelles-Hébrides, les Français et les Britanniques ont dû prendre en considération les aspirations et les besoins du peuple néo-hébridais, de plus en plus politiquement actif en raison de la question foncière et de l'aliénation des terres. Le lien entre l'éducation et la participation croissante des Néo-Hébridais dans la vie politique de la colonie est également exploré. Dès le début des années 1970, la vie politique aux Nouvelles-Hébrides a revêtu les caractéristiques d'une démocratie moderne : partis politiques, campagnes électorales et élections. L'ouvrage éclaire le rôle et la place de la France et de la Grande-Bretagne sur la scène politique émergente aux Nouvelles-Hébrides. Plusieurs territoires dans le Pacifique ayant accédé à l'indépendance, les Nouvelles-Hébrides étaient vouées au même sort ; mais les positions divergentes de la France et de la Grande-Bretagne ont fait que l'indépendance n'a pas été obtenue dans la paix, mais plutôt dans le sang. Zorian Stech est né en 1987 à Toronto au Canada. Il a étudié à l'université de Toronto et à l'université Lumière Lyon 2 en France avant de poursuivre ses études aux cycles supérieurs à l'université de Montréal, sous la direction de l'historien Samir Saul. Cet ouvrage est tiré de sa thèse. Il a déjà publié sur divers thèmes portant sur le condominium franco-britannique dans des revues scientifiques et fait souvent des présentations sur les Nouvelles-Hébrides et le Vanuatu lors de colloques scientifiques en Amérique du Nord et en Europe.
Le schwytzertütsch, ou suisse-alémanique, est la langue quotidienne de cinq à six millions de Suisses. A côté de la langue allemande qui sert quasiment d'unique langue écrite, le schwytzertütsch jouit d'une remarquable vitalité, dans tous les milieux et toutes les situations. Une orthographe simple, est accompagnée d'une description phonétique adaptée particulièrement aux francophones. On trouvera également une grammaire, avec un dictionnaire comportant en particulier le vocabulaire utile dans les hôtels et les restaurants, et un certain nombre de phrases usuelles.
Le francoprovencal, langue ô combien méconnue ! Déjà le nom est ambigu : ni français de Provence, ni provençal de France, pas davantage mélange de français et de provençal, c'est une langue à part entière, bien délimitée linguistiquement et géographiquement, mais aussi porteuse de différentes cultures (savoyarde, forézienne, romande, valdôtaine...) et d'une riche littérature dont les noms sont J.P. Python (Fribourg), G. Roquille (Forez), A.Gex (Savoie), J.B. Cerlogne ou E. Martinet (Val d'Aoste) parmi des dizaines d'autres. Mais pour être reconnue comme langue, il lui fallait une orthographe. Car le francoprovençal se heurte à une particularité : c'est une langue entièrement dialectalisée, où l'intercompréhension est difficile, voire impossible au-delà de la région. Les graphies existantes permettent tout à fait une description précise de chaque dialecte, ou plus exactement de chaque patois, mais n'autorisent pas une lecture supradialectale, indispensable approche pour une reconnaissance de la langue dans sa globalité. C'est chose faite dans cet ouvrage, où une première orthographe, dite ORA, est proposée avec les élargissements vers les patois ainsi qu'une grammaire sommaire et surtout un petit florilège de littérature francoprovençale, lequel permettra d'apprécier la richesse d'une langue qui, en train de s'éteindre tout document comme tant de langues minoritaires, ne méritait pas, un siècle après la découverte de sa spécificité, d'être encore si mal connue.
Liturgie de la messe selon le rite occidental dit "gallican" en usage dans la Mission Gallicane d'Alsace. Restauré d'après les travaux des liturges gallicans et des restaurateurs du christianisme celtique qui ont oeuvré au 20e siècle comme Mgr Giraud, Truchemotte, Tugdual, Gall, Iltud, Hillion, etc. Avec des illustrations tirées de l'Hortus Deliciarum d'Herrade de Landsberg. Manuscrit alsacien du XIIIe siècle.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.