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L'industrie du mensonge. Lobbying, communication, publicité et médias
Stauber John ; Rampton Sheldon ; Coleman Yves ; Le
AGONE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782748900125
Duper l'opinion et plier les autorités aux intérêts des grands groupes industriels est un métier qui porte un nom : le lobbying. Ce livre révèle les procédés qu'utilisent les lobbyistes pour nous vendre aussi bien les vertus du tabac ou du nucléaire que celles des OGM ou de la guerre, il dit dans quelles circonstances et sur quelles personnes ils les emploient. La diversité des protagonistes abordés, des stratégies exposées et la précision des faits répondent au souci d'analyser au plus près ce domaine, qui a pris une ampleur nouvelle et que l'on peut définir comme " l'art des pratiques d'influence appliqué à la décision politique ". Un art du secret recourant à des procédés inavouables et qui donne au mensonge une place sans précédent dans nos sociétés. A-t-on pris assez conscience du rôle paradoxal que l'on fait jouer à " l'opinion publique " ? Objet d'un immémorial mépris dissimulé derrière les discours " démocrates " qui servent de masque à la plupart des gouvernants contemporains, formés aux mêmes certitudes qu'un Machiavel convaincu de l'éternelle bêtise du peuple et de la nécessité de le manipuler. L'immense majorité de nos élites est intimement convaincue que les citoyens sont dénués des qualités de jugement qui leur permettraient d'accéder à une bonne intelligence des informations sensibles et de fonder réellement la démocratie, en un mot que nos opinions sont condamnées à se nourrir des produits de " l'industrie du Mensonge ". La seule différence entre la philosophie de Machiavel et le pragmatisme sans portée de nos dirigeants tient précisément à la finalité inaliénable du premier : la défense de l'intérêt général. User de mensonges pour accomplir le bien public, même si ce principe reste moralement et intellectuellement condamnable, reste une attitude philosophique diamétralement opposée à celle qui fait du mensonge l'instrument de fins viles, le moyen d'un mercantilisme passant s'il le faut sur le corps de ses semblables.
Karl de Kagas est à peine marié que, déjà, la paix de son foyer est menacée, comme celle d'ailleurs de l'ensemble de l'archipel où il vit, Ozéria. En effet, un homme veut plonger le monde dans le chaos. Ce criminel s'appelle Jean-Baptiste. On le surnomme souvent "le Roi des Voleurs". A en croire Achille, l'ami de Karl, un tel orgueil dévore ce brigand qu'il ne reculera devant rien pour réaliser ses sombres desseins. Non seulement il a dérobé un artefact divin, le Sceptre de Rahé, mais il prétend aussi lever une armée de monstres contre Ozéria. Karl sait depuis longtemps qu'il est l'Elu, un être choisi par Goz, le maître des dieux, pour maintenir la paix parmi les mortels. Le jeune souverain ne peut donc pas se permettre de laisser Jean-Baptiste générer une guerre sanglante, qui conduirait à la destruction de son univers. Pour mener à bien cette quête, il va devoir se séparer un moment de sa famille. Dans sa chasse à l'homme, il entraîne Claire, Mage et Naine pleine de caractère, mais aussi Achille, qui attend depuis des années de prendre sa revanche sur le Roi des Voleurs.
Destiné au grand public ainsi qu'aux étudiants, cet ouvrage aborde de nombreux thèmes d'actualité en matière d'alimentation. Faut-il cesser de consommer de la viande ? Serons nous tous un jour des mangeurs d'insectes ? Quel rôle la nutrition joue-t-elle dans la prévention de certaines pathologies ? Que signifie d'ailleurs "être bien nourri" ? Pourquoi assiste-t-on encore à des famines au XXIe siècle ? Produit-on trop peu, ou trop mal ? Les nouvelles technologies peuvent-elles répondre à ces questions ? Quelle place pour l'écologie ? Issus d'horizons disciplinaires différents, les auteurs, enseignants à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, invitent le lecteur à un voyage dans le temps et l'espace à la découverte des multiples dimensions de l'alimentation, des pratiques ancestrales aux controverses actuelles et de l'exploration d'un champ cultivé au fonctionnement d'une cellule vivante.
Le présent numéro de Recherches germaniques est consacré aux identités littéraires franco-allemandes, c'est-à-dire à la figure de l'écrivain appartenant, à divers degrés, aux deux systèmes littéraires à la fois. Le présent numéro est consacré aux identités littéraires franco-allemandes, c'est-à-dire à la figure de l'écrivain appartenant, à divers degrés, aux deux systèmes littéraires à la fois. Cette question de l'identité littéraire sera appréciée prioritairement dans sa dimension langagière, en abordant des oeuvres non seulement interculturelles mais situées entre les langues. En proposant un ensemble d'articles couvrant plusieurs époques, il s'agit de jeter les jalons d'une histoire littéraire croisée qui enrichit les cartographies littéraires traditionnelles.
Le présent ouvrage s'attache à appréhender la multiplicité et l'apparente redondance de sens des principales prépositions égyptiennes, en considérant ceux-ci selon les environnements où les prépositions sont employées. Après un survol préalable des divers contextes d'emploi des prépositions égyptiennes, le coeur du travail se concentre sur l'emploi sémantiquement le plus complexe, lorsque le groupe prépositionnel est en dépendance verbale. L'étude est basée sur un corpus constitué des textes de la pratique de l'Ancien et du Moyen Empire et des autobiographies de l'Ancien Empire, et complétée par de nombreuses références aux textes des Sarcophages et aux textes littéraires. Neuf verbes représentatifs sont étudiés systématiquement dans leur combinaison avec les prépositions égyptiennes sémantiquement les plus complexes, m, r, n et Hr. L'étude aboutit à montrer comment le sens de la préposition est spécifié quand elle est combinée avec le verbe, selon des principes réguliers. Le système prépositionnel égyptien apparaît ainsi tout à la fois souple et précis dans les nuances qu'il permet d'exprimer. L'ouvrage s'adresse ainsi non seulement à qui s'intéresse aux prépositions d'un point de vue grammatical, mais fournit également une aide précieuse en ce qui concerne les questions philologiques rencontrées dans la traduction.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).