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Frontières en tous genres. Cloisonnement spatial et constructions identitaires
Staszak Jean-François
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753559035
Ce livre est destiné aux étudiants et étudiantes de premier cycle en sciences sociales et à toute personne intéressée par l'organisation sociale et spatiale du Monde et par ses discontinuités. Il porte sur le rôle des frontières dans les constructions identitaires. Son hypothèse centrale : beaucoup de groupes ne préexistent pas aux frontières qui semblent les séparer. Elles ne viennent pas entériner un ordre antérieur : ce sont les frontières, qui, par leurs inscriptions, leurs représentations, leurs usages, cloisonnent l'espace, différencient et souvent opposent les groupes concernés. L'ouvrage présente l'originalité de montrer ce processus de cloisonnement à l'oeuvre à différentes échelles : de la distinction des genres de part et d'autre de la limite entre l'espace domestique et l'espace public à la distribution des "races" par continents, en passant bien sûr par la détermination des nations par des frontières interétatiques. Autre particularité de ce livre : il est illustré d'images de toutes sortes, de la carte postale au dessin de presse en passant par la peinture de genre. Elles y sont mobilisées pour témoigner des imaginaires géographiques dont elles sont le reflet, mais aussi la matrice. Elles jouent un rôle actif dans la mise en place des frontières et dans les constructions identitaires. Ce livre propose d'analyser la dimension spatiale des sociétés humaines dans une optique résolument constructiviste et transdisciplinaire. Elle enracine l'analyse dans les imaginaires géographiques et les rapports de pouvoir, faisant toute leur place aux enjeux de genre et postcoloniaux et mettant l'accent sur la performativité des dispositifs spatiaux. La déconstruction des catégories spatiales et sociales opérée par ce livre conduit à dénaturaliser et défétichiser les frontières et les collectifs sociaux qui leur sont liés. Il plaide en ce sens pour un décloisonnement et une décrispation identitaire.
Comment chante-t-on les villes ? Innombrables sont les chansons qui évoquent une ville ou un quartier urbain. Cet ouvrage collectif présente un large choix de ces chansons, très connues pour la plupart, et montre comment elles décrivent les villes et les associent à des ambiances musicales. Feuilleter ce livre, c'est voyager de ville en ville mais aussi remonter dans le temps, car chaque chanson est associée à un souvenir et une époque. C'est aussi parcourir, une gamme d'émotions, car ces chansons colorent ces expériences urbaines de nostalgie, de joie, de tristesse, et. Pour le public qui connaît la chanson, la ville qu'elle évoque prend alors une teinte particulière. On peut faire de la géographie en chantant !
Avant l'invention de la carte postale, les touristes qui voyagent de par le monde peuvent se procurer sur les sites qu'ils visitent de vrais tirages photographiques figurant les attractions du lieu. Produits pour eux par des photographes professionnels, ces clichés exotiques connaissent une grande diffusion dans les années 1860-1890. Ils constituent l'objet de ce livre. Ces clichés sont moins le reflet du monde que celui de l'imaginaire géographique des photographes et des touristes dont ils voulaient satisfaire les attentes. Feuilleter aujourd'hui l'album de ces belles images, c'est voyager dans l'espace et dans le temps mais aussi à travers une culture visuelle, très marquée par l'idéologie coloniale et qui se cristallise à la fin du XIXe siècle autour de ces clichés. Cette culture a peu changé, c'est pourquoi les quelques centaines de photographies reproduites dans ce livre font encore rêver. Mais le rêve des touristes n'est pas nécessairement partagé par ceux et celles qui ont dû l'incarner...
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.