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La dialectique réflexive. Lignes fondamentales d'une ontologie du soi
Stanguennec André
PU SEPTENTRION
24,00 €
Épuisé
EAN :9782859399481
La dialectique réflexive est une ontologie de la finitude qui se constitue dans la forme d'un cercle spéculatif. En sa ligne réflexive ascendante, d'abord, cette finitude se pose en explicitant la présupposition de l'infinité qui lui donne son sens. Puis, en un mouvement descendant, la dialectique de l'infini, construite analogiquement dans la forme de la finitude, y pose le contenu de cette finitude comme son existence finie, éternel corrélat de sa propre existence infinie, en une co-existence elle-même éternelle. Dit en termes simples : si l'esprit fini dans le monde pose nécessairement en Dieu son propre sens, réciproquement, il pose nécessairement dans le monde, et dans cet esprit du monde qu'il est, l'existence de Dieu se comprenant finiment en lui. Le fil herméneutique de ces " lignes fondamentales " est une nouvelle ontologie dialectique du soi ou un " séisme réflexif " insérant en lui sans éclectisme les apports de Kant, Fichte, Schelling, Hegel, Marx et Weil, tout en se tenant au plus près des données actuelles du sens en matière d'épistémologie et de philosophie pratique contemporaine.
Tu n'hésites pas sur la frontière, mais dans ton esprit poésie et philosophie sont intimement pénétrées. Ton esprit était au plus près de moi dans ces images de l'incompréhensible vérité. Ce que tu as pensé, je le pense ; ce que j'ai pensé, tu le penseras ou tu l'as déjà pensé. Il y a des malentendus qui ne font que confirmer une suprême entente. Chaque doctrine de l'Orient éternel appartient à tous les artistes.
De ce moment décisif de la modernité philosophique qu'est le passage de Kant à Hegel, le présent ouvrage produit enfin une analyse structurale exhaustive, qui est aussi bien une généalogie vivante. A partir du repérage des structures générales des réfutations, poursuivi successivement sur le terrain de la philosophie théorique, de la philosophie pratique et de la philosophie de l'histoire, devient visible l'ampleur des déplacements conceptuels opérés sur la philosophie kantienne par les critiques de Hegel : glissements de problématiques, substitutions sémantiques, changements de perspectives deviennent lisibles. Cette étude méthodologique de l'ensemble des critiques hégéliennes de Kant a elle-même pour enjeu un retour critique aux interprétations de ce passage, centrées sur l'idée d'une continuité "idéaliste" (Marx-Engels) ou "métaphysique" (Heidegger). La quête d'une synthèse de dialectique et de réflexion se doit, sous peine de tomber dans l'éclectisme, d'être sensible au choix de rationalité : si Hegel installe la dialectique, "logique de l'apparence" chez Kant, au coeur de la réflexion, celle-ci conserve une position indispensable, grâce à la fonction régulatrice et non constitutive de l'Idée qui empêche un enfermement dogmatique de la philosophie et repose la question de l'autonomie dans l'ordre pratique. Cette enquête fournit enfin au lecteur un moyen de s'orienter dans cette alternative majeure d'un point de vue réflexif et d'un point de vue dialectique, qui exprime l'une des tensions les plus fécondes de la philosophie d'aujourd'hui, démontrant l'actualité persistante de cette confrontation majeure.
Cet ouvrage se propose d'analyser les rapports entre peinture et philosophie modernes, depuis la peinture romantique allemande, l'impressionnisme et l'abstraction, jusqu'au ready-made, à l'art conceptuel et aux pratiques photographiques ou vidéo-filmiques contemporaines. À cette fin, il met en oeuvre trois démarches articulées : une philosophie de la culture (Ernst Cassirer, Erwin Panofsky, Nelson Goodman) qui considère l'art comme une forme symbolique ; une pensée dialectique (Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Arthur Danto, Fredric Jameson) qui construit une histoire conceptuelle de la peinture ; une phénoménologie de L'art (Edmund Husserl, Martin Heidegger, Hans-Georg Gadamer, Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty) qui permet de penser la peinture et la philosophie comme ces deux entreprises qui - du côté des formes et des couleurs pour l'une, du côté de la pensée et des concepts pour l'autre - explorent de façon critique et constructive l'ensemble de la réalité. En esquissant une histoire phénoménologique de la peinture moderne, ce livre tente de penser l'émergence de ce qui serait, à l'intérieur de notre monde contemporain et selon l'expression d'Aloïs Riegl et d'Erwin Panofsky, une nouvelle volonté d'art (Kunstwollen).
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.