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Oraison sauvage
Spricigo Jean-François ; Moreau Marcel
BEC EN AIR
39,00 €
Épuisé
EAN :9782367441603
Artiste échappant aux modes, Jean-François Spricigo développe une oeuvre personnelle où la photographie est en lien avec la littérature, le théâtre, la vidéo et la musique. Dans Oraison sauvage, l'artiste met en récit son rapport intense à la nature et aux animaux, fondé non sur une hiérarchie mais sur une interdépendance, et sur un équilibre retrouvé entre instinct et connaissance, honnêteté des émotions et détermination de la pensée. Oraison sauvage rassemble plusieurs séries de photographies, en noir et blanc mais aussi pour la première fois en couleurs, dans une pluralité de formats dont de saisissants panoramiques. Il réunit aussi des textes de plusieurs natures : récit personnel, textes de ses créations théâtrales, entretien avec son ami l'écrivain belge récemment disparu Marcel Moreau.
Résumé : "J'ai tout retrouvé. Les enveloppes n'avaient jamais été ouvertes, faute d'adresse. Elles sont revenues. La poste n'a rien perdu. Sans autre destinataire que ce Monsieur, elles ont eu à attendre que je le devienne. Peut-être savais-je déjà qu'elles m'étaient adressées pour faire ainsi confiance au destin. En relisant ces lettres, je me découvre tel que j'étais. Je relis ces plus tard impatients, et me voici déjà à aujourd'hui. Que de solitude, que de joie folle à courir le vent. Je rêvais d'horizon, et me voilà assez grand pour le savoir hors d'atteinte. Et pourtant, je sens à nouveau l'infini me parler, il me souvient même qu'il m'aimait. Je ne suis plus seul, j'ai retrouvé mon enfance". L'écriture et la photographie chez Jean-François Spricigo l'ont amené à se découvrir plus tranquille qu'il ne croyait l'être. Cet amoureux inconditionnel de la nature et des animaux commence, au travers de cet ouvrage plein de délicatesse, à vivre enfin sereinement l'inconstance de l'espèce à laquelle il appartient.
Olivier Smolders représente un des visages les plus novateurs et les plus cohérents du cinéma belge contemporain. Spécialiste du court-métrage, marqué par l'esprit de dérision comme par le goût du fantastique, Smolders est aussi, dans la grande tradition de Chris Marker, Godard ou Tarkovski, un véritable écrivain. Poursuivant sa réflexion sur les arts et le cinéma, Olivier Smolders rassemble dans cet essai un florilège de fragments et de notes de travail qui ont accompagné la réalisation de Voyage autour de ma chambre, un film qui interroge d'une façon poétique la difficulté de chacun à trouver sa juste place au sein du monde. Le plaisir d'écrire avec des images et des sons s'est donc doublé de celui qui consiste à déplier parallèlement le thème du voyage selon un rythme, une structure et une économie propres à l'espace littéraire. Chemin faisant, ce livre, abondamment illustré, emprunte de nombreux sentiers de traverse qui autorisent autant de lectures diagonales.
Résumé : Jean-François Spricigo élabore depuis 20 ans un langage d'une rare puissance mêlant différentes écritures photographiques en lien avec l'écriture, les sons, la vidéo ou la mise en scène. Au fondement de cette oeuvre radicale, le rapport intense à la nature qui anime l'artiste, réfutant toute hiérarchie entre les formes de vie. Oraison sauvage, paru au Bec en l'air en 2021, a témoigné de l'intégrité de ce parcours. Nous l'horizon resterons seul, récit de voyages à La Réunion, à Mayotte et en Guyane, mène plus loin encore cette quête intime du sensible. Inspiré par la force indomptable des littoraux ultramarins, ce nouveau livre relate, en mots et en images, les souvenirs de rencontres humaines et animales, et se fait l'écho d'émerveillements toujours renouvelés devant l'immensité du vivant. Les photographies sont prolongées par un texte de Thierry Gillyboeuf.
Ces photos Monsieur ? ...C'est du blanc, du gris et du noir. Bien sûr, face à elles, on peut se sentir mal à l'aise, mélancolique, regarder ailleurs... parce que dehors au moins il fait beau. On peut rire jaune parce qu'elles sonnent trop familier... on aime imaginer autre chose. On peut rire vert parce qu'elles rendent malade : pas de complaisance pour se prendre en pitié. Mais ces photos, Monsieur, pourquoi ne pas leur sourire ? Ces images, elles sont intimes comme des vacances en solitaire : il y a de l'eau et des vagues, grises à force d'être bleues. Et ces chiens pas même écrasés, ces chiens avec toutes ces jolies choses dans les yeux... Il y a des enfants, qui courent plutôt que de savoir où aller. Des jeunes femmes, des reflets. La beauté se devine plus qu'elle ne s'expose. Des gens qui attendent et s'ennuient, peut-être parce qu'ils n'ont pas de jeu de cartes, peut-être parce qu'ils sont déjà morts. Des fils électriques dans le ciel. Des ruines. Des drapés. Encore des ruines. Vous avez raison : on pourrait parler du tragique de ces images, de la tension entre la tristesse voilée et l'humour éclatant... Ça crève assez les yeux pour être tu. Allez-y Monsieur, regardez-les bien, regardez-les encore ces photos. C'est plus touchant qu'un album de famille... parce qu'on ne reconnaît personne.
Dans le village d?enfance de Denis Dailleux, en Anjou, vivait une femme de caractère, véritable personnage de roman : Juliette, sa grand-tante, décédée en 2017 à l?âge de 100 ans. Entre le photographe et son modèle, entre la vieille femme et le jeune homme, une complicité unique a instauré pendant plus de 15 ans un jeu grave et drôle, mélange de séduction, d?âpreté et de malice.4e de couverture : Dans le village d?enfance de Denis Dailleux, en Anjou, vivait une femme de caractère, véritable personnage de roman : Juliette, sa grand-tante, décédée en 2017 à l?âge de 100 ans. Entre le photographe et son modèle, entre la vieille femme et le jeune homme, une complicité unique a instauré pendant plus de 15 ans un jeu grave et drôle, mélange de séduction, d?âpreté et de malice.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Anderson Jon Lee ; Gerbehaye Cédric ; Cler Christi
Référence à l'antique royaume égyptien de Koush cité dans la Bible et qui correspondant au Soudan du Sud d'aujourd'hui. Thème que les Sud-Soudanais ont choisi pour créer leur hymne national.
Arnaud Maryvonne ; Bougnoux Daniel ; Chamoiseau Pa
Qu'est-ce que ça veut dire, l'humain ? Comment se représenter cette notion toujours en devenir devant ou entre nous, et toujours à construire ? Comment penser ou délimiter, à l'époque de la mondialisation, notre idée de l'humanité ? N'allons pas nous raccrocher à une idée un peu fausse, ou rance, de l'humain : l'humanité réside entre nous en partage. Cette notion équivoque suggère que celle-ci ne se donne jamais que "partagée" par le don réciproque des langues, des cultures, en même temps qu'elle demeure irréductiblement morcelée. On ne sait pas très bien ce qu'est ou ce que peut l'humanité, dont nous ne possédons qu'une parcelle, dont nous ne connaîtrons jamais qu'un minuscule échantillon. "Les autres" figurent indéfiniment cette part manquante, énorme, qu'il nous reste sans cesse à documenter et à explorer. Part manquante est aussi un terme de physiciens, ce qu'ils désignent comme l'antimatière, que nous ne connaissons pas, n'ayant accès qu'à la matière qui exige toutefois, pour exister, cette part qui nous échappe. Dans nos rues comme dans toute l'étendue du ciel noir, des corps s'élaborent et parfois se frôlent, à des distances incommensurables. Comment jamais mesurer l'homme ?